Une grande annonce…

Je savais qu’un jour j’écrirais cet article, même si je ne savais pas quand, ni comment, ni pourquoi. Cet article a laissé la place à tant d’autres, attendant patiemment son tour. Il est là, aujourd’hui, et je n’en crois pas mes yeux.

Je pense que c’est l’article que j’ai le plus préparé au cours de ces 7 ans de blog. J’y ai repensé mille fois… Quel ton utiliser ? Neutre, comme un état de fait ? Enjoué, version Miss Texas ? Triste, joyeux, étonné, inquiet, épaté ?

Si j’ai pensé si souvent à cet article, si j’ai imaginé tant de scénarios, c’est parce que je ne savais pas à l’avance quelles émotions me traverseraient à ce moment-là. Mais finalement, l’émotion du moment est celle qui est la plus simple à mettre en mots : l’évidence. Et quand tout est si évident, il suffit juste de l’écrire :

Dans 3 semaines jour pour jour, ma famille et moi quittons définitivement Houston pour aller vivre à Lisbonne.

Voilà. C’est simple, en fait, non ?

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Le syndrome Jean-Claude Van Damme

Un jour, le grand Jean-Claude Van Damme a dit : « Un replicant quand il naît, il est physically formé comme un gars de 40 ans, mais son brain… comment on dit ? son computer brain ? son cerveau, il faut qu’il absorbe tout ce qu’il y a autour, qu’il voit les couleurs, qu’il touche comment sont les choses, il est aware…  »

Vous n’avez rien compris et c’est normal, je ne pense pas que lui non plus se soit vraiment compris en philosophant. Mais allez, avouez, ne nous sommes pas tous légèrement moqués un jour ou l’autre de ce Bruxellois émigré aux États-Unis qui cherchait un mot sur deux dans sa langue maternelle ? Ne le faisait-il pas un peu exprès ? N’était-ce pas pour se faire remarquer ?

Enfin moi, j’avoue, je me suis moquée, et puis un jour, à mon tour, je suis partie comme lui en expatriation.

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Dans ma maison américaine, il y a…

Aujourd’hui, les amis, je vous présente un article hautement culturel ! Je vais vous expliquer à quoi ressemble une maison au Texas, avec un des plus beaux exemples que vous puissiez trouver dans la région (en l’occurrence, ma maison).

Alors… Qu’est-ce qui se cache dans la Maison Blanche (vous l’avez ?…) ?!

 

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Le STAAR Test, ou comment mettre la pression à des millions d’enfants pour rien…

Attention les amis, ça va râler sec ce soir !

A l’heure où vous lirez ces lignes, des millions de petits Texans seront en train de dormir, ou en train d’essayer de dormir, à quelques heures d’un des grands moments de la vie au Texas, le fameux STAAR Test.

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Mes 10 questions existentielles sur la vie au Texas…

Attention, sujet hautement philosophique du soir, bonsoir !

Après 7 ans ici, je n’ai pas encore répondu à toutes mes interrogations concernant les petits détails de la vie quotidienne au Texas. Je sais pas, moi, y’a vraiment des trucs qui m’échappent… Je vous fais donc la liste, pour voir si je suis la seule à ne pas toujours comprendre mon environnement !

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18 mois sans acheter (ou presque !) de vêtements

C’est venu insidieusement, cette envie de ne plus acheter de vêtements.

En fait, plus précisément, je pense que je peux quand même situer le point zéro à un reportage vu par hasard sur le web. On y voyait 3 jeunes blogueurs de mode londoniens partir au Vietnam pour voir comment sont véritablement confectionnés les vêtements qu’ils recommandent. Les 2 premiers jours, ils sont allés visiter les ateliers et ont discuté avec les gens. C’était gentil, et on voyait que ça les faisait un peu réfléchir. Mais le troisième jour, ils ont fait une journée de travail derrière une machine à coudre. Et tu les vois pleurer. Pour de vrai. De vraies larmes de fatigue, de douleur au dos et aux mains, mais aussi de vraies larmes pour les gens qui les entourent dans cet atelier du bout du monde.

Ce reportage m’a écœuré, mais j’ai continué un temps à fermer les yeux et à acheter des vêtements « made in exploitation humaine ». Je n’ai pas vraiment d’explications pour ça. Pas concernée ? Trop loin ? Trop de « besoins » ?

Et puis un jour, ça devait être au début de l’hiver 2015, j’ai reposé un vêtement que je venais de mettre dans mon chariot, dans un magasin. Le vêtement me plaisait, il m’allait, mais je n’ai pas pu. Trop concernée ? Pas assez loin ? Plus de « besoins » ? Et de ce jour, je n’ai plus acheté de vêtements pendant 18 mois, ni du neuf, ni de l’occasion. Enfin, pour être tout à fait honnête, j’ai acheté un pantalon de rando, des sous-vêtements, et un t-shirt Totoro 😉

 

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Autant en emporte le vent : un récit bouleversant, saisissant et terriblement révoltant…

Les amis, vous le savez, sur ce blog on parle à peu près de tout (enfin, JE parle un peu de tout toute seule, en fait, mais personne n’a l’air de faire de réclamation sur le côté décousu du truc donc je suppose que c’est que ça vous convient !) Donc aujourd’hui on ne va pas parler du Texas, des animaux sauvages, de Trump ou de mes coups de gueule, non. Aujourd’hui, on va parler littérature. Ouais. Pour de vrai. A froid, un mardi matin.

 

Si je vous dis « Autant en emporte le vent« , vous me répondez forcément Scarlett O’Hara, histoire d’amour, film des années 30, love. Mais si vous me dites « Autant en emporte le vent« , mes amis, que puis-je vous dire mis à part que c’est selon moi un des plus grands chefs d’œuvres littéraires de tous les temps ?

 

Je viens de reposer, il y a quelques jours, cette œuvre titanesque, qui me hante littéralement depuis que je l’ai refermée, complètement pantelante. Œuvre titanesque de part sa taille, déjà : 1500 pages. Honnêtement, je n’ai rien vu passer, et j’en aurais volontiers lu 1500 autres. Œuvre titanesque, ensuite, de part la richesse historique de son récit, qui nous plonge, haletants, en pleine guerre de Sécession. Œuvre titanesque, finalement, de part la profondeur de ses personnages, qu’on hésite autant à aimer qu’à détester.

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Le poids des mots

S’il y a bien un lieu où on se rend compte du poids que portent les femmes sur leurs épaules, c’est bien à l’école, à travers la bouche de leurs enfants.

Il y a quelques semaines, un de mes élèves n’avait pas de gourde d’eau. Comme c’est plus pratique pour moi qu’ils en aient une, je me suis entendue lui dire : « Ce n’est pas grave, demande à maman ce soir si elle peut t’en mettre une dans ton cartable pour demain ». Mon élève, satisfait, est reparti vaquer à ses occupations, et moi j’ai bloqué.

Pourquoi « maman » ? Pourquoi pas « papa » ? Ou « tes parents » ? Ça m’est sorti tout seul, comme une habitude, comme une évidence. Incroyable.

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