Autant en emporte le vent : un récit bouleversant, saisissant et terriblement révoltant…

Les amis, vous le savez, sur ce blog on parle à peu près de tout (enfin, JE parle un peu de tout toute seule, en fait, mais personne n’a l’air de faire de réclamation sur le côté décousu du truc donc je suppose que c’est que ça vous convient !) Donc aujourd’hui on ne va pas parler du Texas, des animaux sauvages, de Trump ou de mes coups de gueule, non. Aujourd’hui, on va parler littérature. Ouais. Pour de vrai. A froid, un mardi matin.

 

Si je vous dis « Autant en emporte le vent« , vous me répondez forcément Scarlett O’Hara, histoire d’amour, film des années 30, love. Mais si vous me dites « Autant en emporte le vent« , mes amis, que puis-je vous dire mis à part que c’est selon moi un des plus grands chefs d’œuvres littéraires de tous les temps ?

 

Je viens de reposer, il y a quelques jours, cette œuvre titanesque, qui me hante littéralement depuis que je l’ai refermée, complètement pantelante. Œuvre titanesque de part sa taille, déjà : 1500 pages. Honnêtement, je n’ai rien vu passer, et j’en aurais volontiers lu 1500 autres. Œuvre titanesque, ensuite, de part la richesse historique de son récit, qui nous plonge, haletants, en pleine guerre de Sécession. Œuvre titanesque, finalement, de part la profondeur de ses personnages, qu’on hésite autant à aimer qu’à détester.

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Le poids des mots

S’il y a bien un lieu où on se rend compte du poids que portent les femmes sur leurs épaules, c’est bien à l’école, à travers la bouche de leurs enfants.

Il y a quelques semaines, un de mes élèves n’avait pas de gourde d’eau. Comme c’est plus pratique pour moi qu’ils en aient une, je me suis entendue lui dire : « Ce n’est pas grave, demande à maman ce soir si elle peut t’en mettre une dans ton cartable pour demain ». Mon élève, satisfait, est reparti vaquer à ses occupations, et moi j’ai bloqué.

Pourquoi « maman » ? Pourquoi pas « papa » ? Ou « tes parents » ? Ça m’est sorti tout seul, comme une habitude, comme une évidence. Incroyable.

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Conversion, mon amour

Ce soir, faut qu’on parle d’un sujet sérieux (vous me connaissez) : Les unités de mesure. Vous souvenez-vous du truc horriblement chiant quand il fallait convertir des hectolitres en centilitres en 4ème B avec Mme Dufour ? Vous pensiez ce jour-là que vous aviez atteint vos limites question mathématiques (surtout que bon, j’veux pas critiquer, mais ça nous a jamais vraiment servi des masses les hectolitres depuis la 4ème B avec Mme Dufour…).

Pour être tout à fait honnête, quand je remplissais mes tableaux plein de zéros, jamais je n’aurais imaginé qu’ailleurs dans le monde quelqu’un pouvait avoir eu l’idée saugrenue un jour de se dire que ça serait vachement sympa d’utiliser des gallons au lieu des litres, des Fahrenheit au lieu des Celsius, des miles et des pieds au lieu des kilomètres, ou encore des cups au lieu des grammes.

Ce mec-là a eu le nez creux, moi j’vous dis : il avait sûrement flairé le filon de la vente d’antidépresseurs que tout cela allait engendrer. Il aurait mieux fait d’écouter en 4ème B avec Mme Dufour, ça nous aurait peut être permis à tous de vivre un peu plus sereinement.

Pour illustrer ce que je vous dis, laissez-moi vous raconter une anecdote qui date de quelques années maintenant.  Tout a commencé pendant les fêtes de Noël, où j’ai eu l’idée merveilleuse de vouloir offrir une boîte de gâteaux « home made version Frenchy » aux maîtresses de Salomé (genre madeleines, truffes, cannelés, financiers…). C’était sans compter que les maîtresses ont trouvé ça absolument delicious et m’ont supplié de leur donner les recettes. C’est là que sont rentrées en jeu les unités de mesure et que le cauchemar a commencé.

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Je serai une vraie Texane quand…

Bon, j’avoue… Pour ce premier article post-come back, je vais faire un copiage pur et dur. Mais que voulez-vous, quand ma super copine blogueuse Sandra de l’excellentissime blog Bibliblog a publié cette semaine un article Je serai une vraie japonaise quand…, bah mon sang de Miss Texas n’a fait qu’un tour. Il FALLAIT que je fasse pareil (enfin, avec le Texas, parce que bon, le Japon, je maîtrise pas des masses…)

Bref, je suis pas une vraie Texane, ça se voit (ça s’entend surtout…) mais après 7 ans je continue à me perfectionner chaque jour. Enfin, je crois.

Je serai donc une vraie Texane quand :

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Harvey, l’écriture, la reconstruction et moi…

Dis donc, on dirait bien que I’m back ! 5 mois sans (presque) rien écrire, ça peut paraître long, mais ça a été bénéfique pour moi pour faire le point. Il faut dire que ce furent des mois intenses, riches en émotions et en bouleversements en tous genres. J’ai eu besoin de ce break pour réfléchir et voir où la vie allait me mener. Et là où elle me mène actuellement, ça me plaît… beaucoup… Pas de grande annonce ce soir, rassurez-vous, mais restez connectés, car ça bouge chez MissTexas 😉

 

J’étais partie pour vous écrire un article sur le fait que je n’achète plus de vêtements (purée, celui là quand il paraîtra vous pourrez rire car ça doit bien faire 3 ans que je le promets, ah ah !), mais en fait, j’ai un mot qui tourne en boucle dans ma tête depuis que j’ai tapé la première lettre de cet article : Harvey.

 

Harvey, ce cyclone qui nous a touché de plein fouet il y a 5 mois, pourquoi penser à lui, là, maintenant ? Peut être que parce que, justement, c’est Harvey qui est à l’origine de tous ces bouleversements. Et aussi parce que, contrairement à ce que je croyais, une catastrophe naturelle n’est pas juste un passage pénible et éphémère. C’est long, très long, et 5 mois plus tard, nombreux sont encore les personnes en plein dedans…

 

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L’écologie aux Etats-Unis : où en est-on vraiment ?

Mes amis, fermez les yeux (enfin, pas trop pour que vous puissiez lire quand même, hein…). Si je vous dis USA, et plus particulièrement le Texas, qu’est-ce que vous me répondez ?

Bon, comme je sais pas encore faire du direct sur un blog, on va faire semblant et dire que vous m’avez répondu et que je vais lire vos réponses (j’aime bien échanger avec vous).

Donc, vous m’avez dit :

  • Fast-foods
  • Pick-ups
  • Surconsommation
  • Malbouffe
  • Déchets

Et bien, vous aviez raison ! (Vous êtes drôlement perspicaces, dis donc !). Et là, vous sentez pas comme un petit air général autour de vous, lorsque vous pensez à tout ça ? Genre un dénominateur commun, comme lorsqu’on faisait des fractions en 4ème C ?

Oui mes amis, les fast-foods, les pick-ups et tous leurs petits copains américains ont un point commun ! Ça commence par PO et ça finit par LLUTION ! Ouais !

Bon, je vais pas y aller par 4 chemins pour vous l’annoncer : j’ai pris conscience ces dernières années de l’énorme problème de l’écologie et je suis devenue celle qui refuse le commerce traditionnel, qui évite les zoos et qui va même jusqu’à mettre son propre déo fait maison tous les matins sous les aisselles. Ouais. Sauf que, j’habite au Texas. The One. The Big One même. Niveau malbouffe, armes et surconsommation, c’est THE place to be aux US. Et moi j’habite là. Damned.

Donc, comme annoncé dans ma grosse remise en question de l’article précédent, je vais réorienter un peu mon blog sur ces sujets qui me tiennent à cœur, parce que je trouve que c’est un vrai problème, et que dans la vie il ne devrait pas y avoir de problèmes (c’est Baloo qui le dit). Je vais donc vous présenter dans cet article un peu long ce que j’ai pu observer ici aux US.

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Sans armes, et caetera…

Je pourrais vous dire à quel point je souhaite un contrôle des armes aux US. Je pourrais vous dire à quel point mon cœur se serre quand je lis ce genre de news. Je pourrais vous dire que je ne veux plus jamais qu’un tel massacre se reproduise. Mais je ne vais pas vous dire tout ça, car vous le savez déjà. Je le sais, je le sens, j’en suis sûre. J’ai confiance en vous.

Alors je vais vous dire de continuer à tendre la main aux étrangers, aux différents, à ceux qui rient, à ceux qui pleurent, à ceux que vous comprenez, et surtout à ceux que vous ne comprenez pas. Je vais vous dire que, dans ce monde qui évolue à toute vitesse, personne ne devrait rester seul, avec ses peurs, ses doutes, ses vices et son chagrin. Enfin, et surtout, je vais vous dire qu’ouvrir son cœur est certainement ce qu’il y a de plus difficile au monde.

Fermer son cœur, ça on sait tous faire, c’est facile, c’est connu. Ouvrir son cœur, c’est s’exposer à ses propres faiblesses, à ses propres doutes, à ses propres peurs. Ouvrir son cœur, c’est être blessé quand on blesse quelqu’un, c’est se tromper et le réaliser, c’est se museler pour ne pas juger, c’est être parfois maladroit et souvent à contre-courant. Ouvrir son cœur, c’est difficile, car nous avons tous ancré en nous notre culture, nos souvenirs, nos croyances, nos opinions. C’est un long filet fortement emmêlé, qu’il est bien souvent difficile de détricoter.

 

Pourtant, nous devons tous essayer d’être la bouée de secours de quelqu’un. Parce que ce ne sont pas que les armes qui doivent être contrôlées, mais bien l’isolement, le repli sur soi, la peur, la mauvaise tentation. C’est à la racine du mal que nous devons nous attaquer. Une seule arme est possible, celle du respect, de l’amour et de la tolérance. Ce n’est pas facile, mais c’est indispensable pour qu’aucun enfant, nos adultes de demain, n’en arrive un jour à une issue sans fin.

Love, sans armes, et caetera ❤️

Sophie

 

L’envers du chaos…

D’ abord, il y a l’annonce, la préparation et l’attente. Puis, le cyclone arrive, et l’inquiétude laisse place à un rouleau compresseur émotionnel. Et après, on comptabilise tant bien que mal les dégâts.

Dans le cas de Harvey, malheureusement, les pluies torrentielles ont tellement rempli les réservoirs que pour éviter que les barrages ne cèdent, la ville de Houston a décidé d’ouvrir les vannes et de nous inonder, délibérément. Cette décision, certainement indispensable, a eu des conséquences désastreuses sur tous les quartiers environnant le Bayou, notre rivière locale à nous (et aux crocos). Nous pouvons donc dire qu’après avoir compté les dégâts de Harvey, nous avons dû attendre de nouveau dans l’angoisse que l’eau cesse de monter de toutes parts, avant de comptabiliser une nouvelle fois les dégâts.

Pour vous décrire les jours suivant le lâcher de l’eau, je ne vois pas d’autres mots que chaos. Au delà des magasins fermés et de la pénurie en essence, nous avons tous eu à reprendre notre quotidien dans une ville littéralement coupée en deux. Les ponts du Bayou, impraticables, ont obligé tous les automobilistes à emprunter des détours de plusieurs heures pour rejoindre l’école ou le travail. Ces deux semaines ont été éprouvantes pour tout le monde, autant physiquement que moralement.

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