Ces petites choses que je n’aime pas dans la vie au Texas (suite)…

What ?! Vous avez raté mon article de la semaine dernière sur ce que je n’aime pas dans la vie au Texas, article plébiscité dans le monde entier par mes 10 lecteurs quotidiens, et vous revenez l’air de rien lire la suite ?! Alors, petit 1, je vais vous dénoncer à l’équipe de sécurité de Trumpounet pour qu’ils vous renvoient immédiatement à la frontière de ce blog, c’est inadmissible. Petit 2, vous allez tout de suite vous mettre à la page en allant lire mon précédent article, sinon vous n’allez pas réussir à suivre. Petit 3, euh… Oui bon voilà, hein !

Bon, mes lecteurs d’amour, il faut quand même que je vous dise un truc gentil. Déjà d’une, je vais pas vous balancer à Trumpounet, il a assez à faire à apprendre à lacer ses chaussures. De deux, vous m’avez laissé un nombre incalculable de commentaires ici et ailleurs la semaine dernière, et du fond du cœur je vous en remercie car c’est un vrai bonheur d’avoir vos retours d’expérience, c’est très constructif pour moi. De trois, vous êtes désormais plus de 300 à aimer ma page Facebook et ça c’est vraiment chouette (par contre, quand vous vous mettez à liker ma page, évitez de le faire pendant que je dors, siouplait. Ça faisait des mois que je l’attendais ce beau chiffre tout rond, et paf, à peine j’avais le dos endormi que je suis passée de 299 à 301, sans prévenir… J’vous dit pas le choc au réveil ! Pensez à ménager mes nerfs pour le passage à 400 !)

Vous m’avez posé beaucoup de questions sur les supermarchés aux US à la suite de mon article de la semaine dernière. Je me rends compte du coup qu’il y a beaucoup à dire encore, et je pense qu’il faudra que je fasse un nouvel article sur ça. Pour répondre rapidement, on peut trouver ici des produits bios, de qualité, mais hors de prix pour la majorité des américains. En tant qu’expatriés, nous avons un pouvoir d’achat fort ici aux US, donc nous pouvons nous nourrir correctement (surtout qu’Olivier et moi cuisinons tous les deux beaucoup). Mais aller dans un fast-food est nettement moins cher, et les américains y mangent très régulièrement, malheureusement… J’y reviendrai ! En attendant, voici la suite de ce qui ne me plaît pas au Texas, yee-haw !

Aux armes, et cætera…

Sans grande surprise, les armes font partie intégrante de ce que je déteste aux États-Unis, j’ai presque envie de dire que c’est mon Number 1 (en compétition avec Trumpou, c’est dire !)… Cependant, et les lecteurs de mon ancien blog s’en souviennent peut être, j’ai une opinion très personnelle sur ce sujet, que j’essaie souvent de replacer dans un contexte historique. Je ne veux pas trop m’étendre sur le sujet aujourd’hui, car je ne veux pas que mes propos soient mal interprétés. Article à venir, donc… 😉

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La course à la réussite

Voici un des aspects auquel je ne m’étais pas vraiment préparée en arrivant aux US.

Pour vous faire comprendre ce que je veux exprimer, il faut se replacer dans le contexte :

  • Aux US, l’école finit très tôt, entre 14h et 15h selon les écoles. Quand les parents viennent récupérer leurs enfants, ils ont encore une longue après-midi devant eux. Natation, musique, danse, soutien scolaire, cours de langues ou toute autre activité péri-scolaire sont donc le lot quotidien de nombreux petits américains après l’école. Et même si les parents viennent chercher les enfants plus tard, les écoles proposent également des tas de cours divers et variés. Les enfants commencent très jeunes les activités sportives et culturelles, parfois dès 2 ans. Ils ont souvent des activités plusieurs soirs par semaine, ainsi que le week-end, et ils en enchaînent parfois 2 dans le même après-midi.
  • Lorsque ces mêmes petits enfants arrivent à l’université quelques poils au menton plus tard, ils vont devoir payer des frais exorbitants pour pouvoir suivre un enseignement supérieur. Or (et ça, ça me dépasse complètement) les universités ont besoin d’un certain quota de sportifs de haut niveau, notamment pour leurs équipes de football américain, et les étudiants les plus performants dans un sport peuvent obtenir des bourses pour payer l’intégralité de leurs études (au moins jusqu’à la licence), même s’ils ne sont pas les plus performants scolairement. D’autre part, toutes les universités ne se valent pas, loin de là (Harvard, ça vous dit quelque chose ?). Plus les résultats scolaires sont élevés, si possible en sortant d’un lycée réputé, plus l’élève pourra intégrer une université prestigieuse. Le compte en banque de papa et maman compte aussi dans la balance, hein, ne nous leurrons pas.

Vous voyez où je veux en venir ? Si je relie ces deux points, on se retrouve avec des enfants qui sont poussés dès leur plus jeune âge à s’accomplir, soit dans un sport, soit scolairement, afin d’intégrer éventuellement les meilleurs universités du pays, dans le but de… bah je sais pas trop en fait… devenir quelqu’un qu’ils ne sont pas ?

Alors évidemment, cette pression pour le sport ne représente qu’une petite part des parents américains, mais elle existe, je l’ai vu de mes propres yeux. En revanche, même si les parents n’ont pas l’objectif d’obtenir une bourse grâce au sport (même si je parie que ça trotte dans un coin de leur tête), il faut bien admettre qu’ici la pression scolaire est forte sur les frêles épaules des enfants, notamment dans les familles qui ont les moyens de payer toutes ces activités en dehors de l’école.

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Voici une anecdote qui va vous faire frémir : ici, il est parfois difficile d’intégrer des bonnes écoles privées, mais il est encore plus difficile d’intégrer des bonnes écoles publiques (les places sont chères, puisque c’est gratuit !). Une de mes amies me racontait que son fils allait essayer d’intégrer l’équivalent du CE2 dans la meilleure école publique de Houston. Plus de 100 postulants, 1 place disponible… Et accrochez-vous bien… 5 heures de test !!! Euh… pauvres enfants ?

Ici, les écoles se vantent d’apprendre à lire aux enfants le plus tôt possible. L’apprentissage de la lecture se fait à l’équivalent de notre GS, mais des écoles commencent même plus tôt. Tout est fait pour pousser l’enfant dans une voie qui, à mon avis, n’est pas naturelle pour lui à ce jeune âge, même s’il y a bien sûr des exceptions. De plus, le rythme scolaire est très soutenu, puisque les enfants ont école 5 jours par semaine, avec une courte pause à midi, et très peu de vacances dans l’année (quelques jours fin novembre, 2 semaines à Noël et 1 semaine en mars, avant d’enchaîner avec presque 3 mois de vacances d’été).

D’un point de vue personnel, j’ai fait le choix de ne pas inscrire mes enfants (6 et 3 ans) à des activités après l’école ou le week-end, à part la natation 30 minutes par semaine pour ma grande car ici il est primordial de savoir nager jeune, comme nous passons 5 mois de l’année dans l’eau afin de pouvoir survivre à la chaleur écrasante de la région l’été. Après l’école, ils sont fatigués (notez que je mets cette phrase en gras), alors on va au square, on cuisine, on lit des livres, on prend le bain tranquille, on dîne sans se presser autour d’une table. Le week-end on traîne, on voit des amis, on joue, on jardine, on profite. Cool Raoul, quoi. Et sans culpabiliser en plus (même que je regarde Facebook pendant que mes enfants font du toboggan – Bad mom, je sais). Et je crois que mes enfants ne sont pas malheureux.

Cette pression sur les enfants ne me plaît pas car elle est à la base d’une conception erronée de la réussite. Avoir une vie épanouie n’a rien à voir avec le fait de multiplier les activités extrascolaires, d’être dans une école trilingue ou de savoir jouer un air de Mozart à 5 ans. Ce sont des petits plus, mais n’oublions pas que nous avons toute la vie pour apprendre. On peut rêver grand dans la vie, même quand on est tout petit… du moment qu’on l’a choisi 😉 Let them bbbrrreeeaaattthhheee….

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Le système de santé

Il y a quelques années, alors que j’attendais à un feu, j’ai vu un monsieur avec un panneau « Dying of cancer. Need help » J’ai levé les yeux vers son visage, et j’y ai vu une personne avec les traits tirés, visiblement épuisé. Il s’aidait d’une canne pour tenir debout. J’ai vu ce monsieur régulièrement, jusqu’au jour où je ne l’ai plus jamais revu. Est-il mort ? Sûrement. Avait-il eu la chance d’être soigné ? Ça c’est moins sûr.

Lorsqu’on est français, on a l’habitude d’être soigné depuis notre plus jeune âge pour un prix vraiment dérisoire. Certes, on est plus ou moins couvert selon la mutuelle que nous avons, et parfois les délais d’attente sont un peu longs, mais nous finirons toujours par voir un médecin et obtenir un traitement.

A Houston, pour ma part, je n’ai pas à me plaindre. Quand j’ai besoin d’un rdv chez l’olphtalmo, je passe un simple coup de fil et j’ai rdv dans la semaine. Pareil chez le dentiste ou chez n’importe quel spécialiste. Il y a des maisons médicales de garde à tous les coins de rues, et des « Urgences » privées ouvertes 24/7. Quand je vais chez le médecin, tout le monde est au petit soin pour moi, il y a plusieurs infirmières et secrétaires, j’attends rarement plus de 5 mns. Le bonheur médical, quoi. Mais ce bonheur médical a un coup. Nous payons environ 300 dollars de notre poche par mois, mais l’entreprise paye 800 dollars. Notre assurance nous revient donc à 1100 dollars par mois, 13200 dollars par an. Eh oui.

Aux États-Unis, la grosse différence avec la France est qu’il n’y a pas d’équivalent de la sécurité sociale. Avant ObamaCare, les gens pauvres qui n’avaient pas d’assurance… n’avaient pas accès aux soins, faute de pouvoir payer le prix plein pot. Point. Je vous en parle des gens qui n’ont plus de dents, n’ayant pu aller chez le dentiste que trop rarement ? Vous imaginez-vous une seule seconde ne pas avoir la possibilité d’aller voir un médecin en cas de besoin ? Cette partie de la population sans aucune couverture maladie représentait 15 % de la population. D’après mon ami Wiki, « la volonté de changer le système de santé avait notamment pour but d’éviter environ 45 000 décès par an, attribués à une couverture santé inadéquate ».

Je ne vais pas rentrer dans les détails de la loi Obamacare, je n’en maîtrise pas assez les tenants et les aboutissants. Mais depuis sa mise en place, le nombre de personnes non assurées a considérablement chuté aux États-Unis (en moyenne, baisse de 7 points de pourcentage), et l’accès au soin est donc possible pour des gens qui n’avaient jamais pu se payer une visite chez le médecin.

Ce système de santé qui a mis pendant trop longtemps des gens sur la touche a évolué récemment, mais l’arrivée à la présidence de Trumpounet risque de nouveau de changer la donne. J’apprécie tous les jours l’excellence et la disponibilité des soins ici, mais je regrette amèrement que tout le monde ne puisse pas en bénéficier.

Depuis quelques semaines, je vois tous les matins à un feu près de mon travail une dame qui porte un panneau « Recovering from cancer ». J’espère que cette dame, qui elle a eu la chance d’être sauvé, est l’exemple de l’espoir que la loi Obamacare a su insuffler aux malades les plus nécessiteux de ce pays. Espérons que ce grand pays continue de s’ouvrir pour tous ses habitants au lieu de se fermer.

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Bon, y’a encore d’autres trucs que je n’aime pas ici, mais là vous allez commencer à vous demander pourquoi je ne pars pas en courant ! Faut quand même juste que je vous dise, et après j’arrête parce que je pourrais encore écrire pendant des heures, si y’a bien un truc qui craint GRAVE ici, c’est la mode ! Qui se souvient de ma photo du pantalon de l’espace avec des chats volants ?! Si vous ne l’avez pas vu passer à la grande époque où je prenais 50 photos par magasin à chaque fois que j’allais faire mes courses, pas de panique, je l’ai encore en stock ! Elle ressortira bientôt, avec toutes ses copines de la mode douteuse du coin (comme celle avec le pyjama adulte 1 pièce léopard ^^).

Allez, la semaine prochaine, on parle de ce que j’aime d’amour ici et qui me fait rester ! Je me prépare à déclarer ma flamme à une ville, c’est grave ou pas ? D’ici là, portez-vous bien les amis !

PS : Il me semble que Trumpounet est revenu un certain nombre de fois dans cet article de ce que je n’aime pas dans ce pays…Cherchez pas, il parait que son investiture est cette semaine, alors je suis un peu à cran ! C’est un peu comme quand c’est la mauvaise période du mois, sauf que ça va durer 4 ans, pppfff…

44 commentaires sur « Ces petites choses que je n’aime pas dans la vie au Texas (suite)… »

  1. Ne rien faire et s ennuyer développe l imagination. Ici aussi j ai allégé le programme des enfants et on est tous ravis de pouvoir profiter sans toujours courir. Bonne nuit…

  2. Je plussoie en ce qui concerne l’école et l’instruction/l’éducation. En France, on y vient depuis quelques années avec la réforme des rythmes scolaires. Tous les enseignants sont contre mais c’est une cabale ! Les enseignants (les premiers concernés sur le terrain) ne comprennent rien !
    Les Français fantasment complètement sur la vie aux États-Unis même s’ils détestent les Américains (ah ! Les contradictions à la française !). En ce qui me concerne, aller aux USA pour faire du tourisme, pas de problèmes. Pour y vivre… Pas trop !

    1. Et pourtant, il y a plein de choses à y apprendre, même si j’imagine aisément comme les US font peu envie 😉 Je vais essayer d’expliquer tout ça dans mon prochain article !

  3. L’école finit à 14 ou 15h mais comment font les familles où les deux parents travaillent ? Et c’est 5 jours par semaine … Punaise, quand je pense comme certains râlent après le retour de la semaine de 4 jours 1/2 … Et comme nous râlons tous après le fait que désormais certains doivent se taper 12 semaines entre les vacances de printemps et d’été ! On n’est vraiment pas à plaindre !!! Et en plus, les parents leur en rajoutent ! Je sur le c** pour le coup ! C’est de la folie …

    Allez, j’attends avec impatience ce qui te plait au Texas parce que là, tu ne me donnes pas envie du tout d’y vivre 😉

    1. Mais si tu vas voir, il y a plein de points positifs ! Concernant le rythme, moi aussi j’ai revu mon jugement concernant la France ! Quand ma fille est rentrée en PS, elle a commencé le 20 août et a enchaîné 5 jours par semaine jusqu’à Noël, avec un week end de 5 jours fin novembre… Crois-moi, c’est un autre rythme…

  4. je ne pensais pas que la course à la réussite était à ce point
    c est vrai que j avais entendu des parents se vantant de leur enfant sachant lire à 2 ans
    un peu comme des singes savants multipliants les activités

    ce n est pas ça qui explique en partie le fort taux de hyperactivité des enfants américains

    1. Je ne sais pas si les américains sont plus hyperactifs que les français, sachant que la vraie hyperactivité est une maladie. Tu crois que c’est le cas ? Il faudrait que je me renseigne, tiens… Les enfants ici ne savent pas s’ennuyer par contre, c’est triste…

  5. Très intéressant comme article qui montre la mentalité sur certaines choses.
    J’avais lu un article d’une américaine en France qui avait inscrit sa fille au bébé nageur et qui ne comprenait pas que ce n’était pas pour apprendre à nager des 2 ans… Avec ton article aujourd’hui je comprends mieux.

    1. En effet, ce que tu dis ne m’étonne pas, car ici les enfants apprennent à nager vers 3 ans… Nous n’avons pas du tout les mêmes objectifs en France, et on sait laisser les enfants s’ennuyer !

  6. Ton article est super intéressant, en ce qui concerne les armes j’en ai une peur bleu. Je suis pourtant petite fille de passionné de chasse. Le système scolaire US est assez particulier, et tout est commander par le dieu Dollar. Pour ce qui est du système de santé, il m’a toujours choqué, comment un pays si développé, si « riche », pouvait laisser mourir ces citoyen sous prétexte qu’ils n’ont pas d’argent pour ce payer leur soins.

  7. Ha oui ! Dis-nous pourquoi tu aimes le Texas parce que pour l’instant on ne voit pas bien ce qui te pousse à rester^^.
    J’aimerais bien connaître ton point de vue sur les armes. Peut-être que le port du pyjama léopard rend agressif ? Je dis ça comme ça, j’essaye juste de comprendre.
    Sinon concernant Trumpounet avec un peu de chance, il va se faire destituer. Tu vas nous faire une série d’articles de dingue là-dessus 😉

    1. Ha ha ha, merci pour le fou rire ! En effet, il doit y avoir un lien de cause à effet de dingue ! 😀 Concernant mon Trumpou, hônnetement j’espère, ça me fait tellement peur…

  8. Pour revenir sur les enfants, c’est vrai que les activités extra scolaires sont légions. Après pour les langues, moi c’est ce qui me permet de travailler, du coup je vais pas dire que c’est nul :D. Mais il reste vrai qu’ils ne savent pas s’ennuyer étant occupé toute la journée avec des choses dont, le plus souvent, ils n’ont pas décidé. Ce qui donne des raction assez étonnantes, genre, le classe qui te demande le déroulé du cours complet de l’heure « euh c’est à dire … tu verras ! » et des « what’s next ! » qui me donne envie de hurler. J’ai tendance dans mes classes à attendre tout le monde et maintenant à prévoir des exos supplémentaires pour les loulous qui finissent plus vite. En revanche, ces enfants sont tous de grands joueurs. J’ai eu des élèves de 3 à 17 ans, et …. dès que tu proposes un jeu c’est la fête ! C’est toujours assez étrange !

    En tout cas chouette article j’avais lu le premier et j’ai hâte de voir l’article + (et celui sur la mode, j’en avais fait un y’a de ça quelques années, j’aimerais bien voir les photos)

  9. Super article ( comme d’hab’) . J’aime beaucoup ton blog , je partage à fond tes points de vue!Petit témoignage: Arrivés depuis 6 mois aux US le système scolaire a été le gros choc pour nous (3 enfants: 6eme, CE2 et CP). Ils sont dans des écoles publiques internationales bien notées donc la pression est importante. Beaucoup de devoirs, rythme soutenu. Mon fils en CE2 commence à 8.30 et termine à 16h , sauf mercredi 15h). Il a une pause de 35 min pour manger et … une récré par mois!! Youhou !!🤓Alors quand je repense à la réforme des rythmes scolaires en France, je rigole… Quand à ma fille qui débarque de grande section, pour elle c était comme… se retrouver dans une classe de CE1 en anglais sans avoir fait le CP😱… voilà voilà…

    1. Une recré par mois ???!!! Alors celle là je l’avais jamais entendu ! Ce pays nous tuera 😀 Moi aussi je rigole avec la réforme française, quand on voit le rythme ici 😉 Bienvenue aux US en tout cas et merci pour ton commentaire ! 🙂

  10. Ayé j’ai enfin pris le temps de lire tes 2 (4 en comptant les partages sur Facebook 😉 articles. Merci à mon dentiste d’avoir été en retard…
    On a forcément tendance à comparer avec ce qu’on connaît, et je peux dire qu’en Allemagne nous sommes sacrément gâtés entre l’alimentation saine (bon évidemment tu peux t’empifrer de saucisse all day long si ça te chante mais les produits biologiques sont accessibles de partout et peu cher), l’école (de 8h à 13h avant le collège) et la sécurité.
    Points communs les activités extra-scolaires (faut bien les occuper) et la pression pour intégrer des écoles très sélectives à l’équivalent de la 6ème…
    On parle de la météo du nord de l’Allemagne ou… ?
    Enfin bref c’est pas folichon jusqu’ici la vie au Texas mais je note que tu nous dois -en plus de ton article sur le positif- une photo en tenue de léopard (enfin à peu près ça quoi)….
    Heureuse que ton syndrome JCVD ne t’ai pas empêché de retrouver le mot square…. 😉

    1. L’Allemagne est un pays qui me tente bien, j’ai l’impression qu’ils sont en avance sur plein de choses ! Si seulement il ne faisait pas aussi froid… et qu’ils ne parlaient pas allemand ! Pour la photo en tenue de léopard, pas de bol, ce sont des pyjamas pour hommes… c’est dommmaaagggeee, hein !

  11. Je sais que Obama ne fait pas l’unanimité et qu’est ce que j’ai pu voir vert quand certaines personnes disaient « il fait payer des mutuelles à des gens qui n’ont pas de sous » Oui mais allo au moins il les sauve ! Personne ne l’a fait avant alors que soit disant ils tenaient à leurs concitoyens ! C’est une véritable chance mais voila c’est fou ce qu’il faut débourser pour être soigner !
    Tu devrais venir en Chine pour la mode tu verrais, ta petite famille et toi vous serez mieux fringué que plastic bertrand !

  12. Cette course à la réussite me fait halluciner! Quand j’ai visité des crèches pour mon fils, on me présentait systématiquement un programme d’apprentissage avec des objectifs par jour/semaine/mois, on me vantait les cours de violon et de yoga… Euh c’est-à-dire il a même pas 18 mois, moi je vous demande juste de lui donner de quoi s’amuser, manger, et de me le rendre entier et propre (dans la limite du possible pour la propreté, je connais mon fils alors je suis pas trop exigeante). Et les parents sont pas mieux : j’en ai entendu dire qu’ils emmenaient leurs enfants au square pour qu’ils s’entraînent à monter et descendre les marches du toboggan alors que les gamins commencent juste à marcher! Du coup on me dit toujours « oh lala le vôtre il a une telle joie de vivre ». Ben oui, moi je viens au square pour qu’il s’amuse, et c’est ce qu’il fait.
    Et ce système de santé! Pour l’instant le seul médecin qu’on ait vu c’est la pédiatre, mais alors un coup tu payes pas parce que c’est vaccin, un coup tu payes mais pas beaucoup parce qu’il est malade, et si il a rien tu payes plus… c’est incomprehensible en plus d’être cher!
    J’ai hâte de savoir ce qui te plaît, pour l’instant sur ce qui ne te plaît pas, je suis d’accord à 100%!

    1. Tu as tout à fait raison pour le programme détaillé des crèches, avec objectifs à atteindre, c’est fou ! Ca fait peur ! Ca m’avait fait pareil avec ma fille quand on est arrivé…

  13. Tranquille, iPad sur les genoux je farfouille sur le net, sujet : Expatriation Houston! Mon mari est en déplacement à Houston et il vient de m apprendre genre il y a 2h que probablement, éventuellement, très rapidement on ne sait pas quand il serait basé à Houston! Chouette après 3 pays d Afrique je suis ravie! Sauf qu’après avoir vadrouillé sur le site du consulat je retiens : tempête, ouragan, tempête, ouragan, avoir une radio et des piles! Ok déjà je me sens moyen; ensuite je tente de comprendre où est l école française où vont aller les enfants (6 et 3 aussi) et je retiens que ça va être compliqué très compliqué; et la je me dis tiens allons voir s’il y a pas un petit blog sympa qui pourrait me rassurer et je tombe ici, chez toi, je lis les 2 derniers articles et, comment dire, j ai sincèrement pensé à divorcer et pis on se remarie quand il aura fini!!! mais c est pas cool pour les enfants (bad mum mais pas trop qd même!) Donc merci pour toutes ces infos utiles que je vais vite digérer et je suis impatiente de découvrir la suite!!! (Je croise les doigts pour un paragraphe sur les bons produits sains et frais que tu trouves! )

    1. Bienvenue sur ce blog Carole ! J’ai adoré ton message pétillant, je me suis revue il y a 6 ans ! Et tu vois, finalement, ça peut aussi bien se passer 🙂 N’hésite pas à m’envoyer un message à partir de la rubrique « Me contacter » si vous vous venez ici, je pourrai te donner des infos 🙂

  14. Encore un article très inspirant! C’est vrai qu’on manque parfois de recul sur l’éducation des enfants aux Etats-Unis, et l’on ne voit que le côté « c’est bien ils s’investissent » « c’est bien ils ont de l’ambition ».
    Et puis je partage ton avis sur Trumpounet 😉

    Bonne continuation!

    1. Merci à toi pour ton message qui m’a fait découvrir ton blog, tout neuf il me semble, mais vraiment intéressant avec des articles détaillés sur des sujets pointus ! Bravo à toi, je vais te suivre ! Bonne continuation 🙂

  15. Je retrouve dans tes 2 articles tout ce qui m’interpellait quand nous vivions dans le Michigan ! Je me souviens aussi m’etre dit en arrivant aux US que le fait que la famille américaine ne mange pas ensemble autour d’une table devait etre un cliché… Eh bien en fait non ! Car avec toutes ces activités, parents comme enfants vont et viennent sans cesse et nul n’a le temps de préparer a manger et de s’asseoir a une table…
    Les habits, oh ouiiiiiiiiiiiiiii, c’était quelque chose !!!! Mais, de ce que j’ai pu en voir, les Anglais et les Chinois ne sont pas beaucoup mieux ! Disons qu’avoir grandi en France nous donne peut etre un regard (trop) critique sur la mode vestimentaire… Je dirais que les Américains recherchent avant tout le confort ! Apres tout, ce sont eux qui ont inventé les Crocs fourrés pour pouvoir les mettre en allant faire leurs courses par -20…

  16. Parfaitement d’accord avec toi concernant la course à la réussite. Cette compétition à la performance c’est juste hallucinant. Les enfants n’ont plus le temps de se poser, jouer tranquillement, réfléchir. Avec mon fils de 5 ans et demi, on adore discuter. C’est un moment privilégié qu’on ne raterait pour rien au monde. Alors plutot que de courir a droite a gauche, on préfère se taper une partie de chatouilles, une discussion sur tout et rien et une hugs party ! Je l’ai inscrit a une activité sportive extra scolaire qui lui convient, mais même ici, quand je vois ses petits copains qui cumulent 3 activités dans la semaine et des parents qui passent leur vie a courir, je me demande quand ils peuvent passer du temps ensemble a ne rien faire …

  17. Pour la sante, un truc a mediter.
    Ici, je paye pour la famille a peu pres la meme chose que toi(soit $ 1000 par mois) CE QUI EST VACHEMENT MOINS CHER QU’EN FRANCE (ou je laissais a peu pret 3000 euro/mois a la securite social : oui, il faut ajouter la part salarie ET la part patronal)
    Ceci dit, ici ce qui fait flipper, c’est les franchises et les plafonds : ainsi, pour le dentaire,j’ai une franchise de $500 par ans : les 500 premiers sont donc a ma charge (la premiere annee, mes trois filles ont eu des caries : $400 !On n’auraient pas pu les trouver en France avant le depart ???)
    Apres,c’est le plafond. En France tu es soigne au mieux de ce qui existe. Ici, tu es soigne jusqu’a $100 000 ou $300 000. Alors oui, il ne fait pas bon d’avoir un cancer ! Mais c’est comme ca que la sante ici est a l’equilibre (facile : elle est grandement prive)

    Et que l’esperance de vie est de 5 a 8 ans plus courte.

    Donc, quand on sera vieux, back to France.

    1. Je ne savais pas pour l’espérance de vie plus courte, 5 à 8 ans c’est énorme ! En tout cas c’est sûr, je ne vais pas faire de vieux os au Texas 😉 Comme tu dis, back to France !

  18. Hello,
    Je rebondis juste sur ton chiffre de $13000 / an pour la santé. Si tu regardes ta feuille de paye francaise, et que tu ajoutes les lignes « securité social » que tu paye et que ton patron paye, tu n’es pas loin de ce chiffre.
    Ainsi, moi j’économise de l’argent sur la santé aux USA… Ce qui est triste à dire.

    D’une part parcequ’en France on est sur un systeme de répartition : je paye pour les autres qui ont moins de moyen et j’aime ca personnellement (je fais parti des gens qui sont content de payer des impots, on doit pas être nombreux).
    Ensuite en France, il n’y a pas de limite aux soins. Ainsi, ici, en Californie, j’ai pris pour ma famille le top des assurances santé. malgré cela, je (ou ma famille) sera soigné pour un cancer a hauteur de $300 000 dollars (je crois, je suis pas sur). mais ce qui est sur, c’est que j’ai un plafond.

    Donc, a la retraite, back to France.

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