L’écologie aux Etats-Unis : où en est-on vraiment ?

Mes amis, fermez les yeux (enfin, pas trop pour que vous puissiez lire quand même, hein…). Si je vous dis USA, et plus particulièrement le Texas, qu’est-ce que vous me répondez ?

Bon, comme je sais pas encore faire du direct sur un blog, on va faire semblant et dire que vous m’avez répondu et que je vais lire vos réponses (j’aime bien échanger avec vous).

Donc, vous m’avez dit :

  • Fast-foods
  • Pick-ups
  • Surconsommation
  • Malbouffe
  • Déchets

Et bien, vous aviez raison ! (Vous êtes drôlement perspicaces, dis donc !). Et là, vous sentez pas comme un petit air général autour de vous, lorsque vous pensez à tout ça ? Genre un dénominateur commun, comme lorsqu’on faisait des fractions en 4ème C ?

Oui mes amis, les fast-foods, les pick-ups et tous leurs petits copains américains ont un point commun ! Ça commence par PO et ça finit par LLUTION ! Ouais !

Bon, je vais pas y aller par 4 chemins pour vous l’annoncer : j’ai pris conscience ces dernières années de l’énorme problème de l’écologie et je suis devenue celle qui refuse le commerce traditionnel, qui évite les zoos et qui va même jusqu’à mettre son propre déo fait maison tous les matins sous les aisselles. Ouais. Sauf que, j’habite au Texas. The One. The Big One même. Niveau malbouffe, armes et surconsommation, c’est THE place to be aux US. Et moi j’habite là. Damned.

Donc, comme annoncé dans ma grosse remise en question de l’article précédent, je vais réorienter un peu mon blog sur ces sujets qui me tiennent à cœur, parce que je trouve que c’est un vrai problème, et que dans la vie il ne devrait pas y avoir de problèmes (c’est Baloo qui le dit). Je vais donc vous présenter dans cet article un peu long ce que j’ai pu observer ici aux US.

La surconsommation

La surconsommation est un vrai problème aux US. Il suffit de se rendre dans un « mall » (genre de très gros centre commercial avec différents magasins, notamment des vêtements) un samedi après-midi pluvieux pour se rendre compte du désastre.

Je pense que le loisir Number One des américains est le shopping. Acheter, acheter, acheter… Le pire que j’ai vu, c’est le soir de Black Friday l’année dernière. J’y suis allée pour voir (je n’achète pas de vêtements du commerce traditionnel), et ben j’ai vu, et je suis pas prête d’y retourner, croyez-moi ! Il y avait une famille de 5 personnes chez Gap avec des sacs contenant, sans mentir, des centaines de vêtements. Ça représentait plus de 10 énormes sacs pleins à craquer. J’avoue que j’ai eu du mal à comprendre la raison. En tout cas, ça m’a vacciné !

De plus, tous les produits achetés par les américains ont un énorme « turn-over ». Je ne sais pas trop comment traduire cette expression, mais en gros c’est qu’il y a un énorme roulement. Aussitôt acheté, aussitôt remplacé. Une voiture est souvent revendue au bout d’à peine 2 ans. Je pense qu’au delà de l’habitude culturelle, il y a aussi une histoire de crédit. Ici, il faut te construire un « Credit History » qui montre que tu es un gentil acheteur qui rembourse ses achats à crédit dans les temps. Je sais pas trop à quoi ça sert (quelqu’un peut m’expliquer?), mais je suppose que ça te permet de faire reconnaître aux sociétés que tu n’es pas dans le rouge tous les mois, et qu’ils peuvent donc te faire confiance pour mettre le gaz chez toi ou te prêter de l’argent. Bref, il faut obligatoirement un « Credit History », donc il faut acheter. CQFD.

Ce qui me dérange le plus de vivre dans une société de surconsommation, c’est qu’il faut se faire violence pour ne pas être tenté. Enfin moi ça va, mais je suis une vieille licorne aguerrie maintenant (même si j’avoue que j’ai BEAUCOUP acheté à mes débuts ici). Chaque magasin est une véritable caverne d’Ali Baba à merdouilles. Que des gadgets de mauvaise qualité qui ne servent pas à grand chose et dont nous n’avons, à 99 % du temps, absolument pas besoin.

A partir de toutes ces merdouilles, les américains ont inventé un concept qui me rend complètement dingue : les goodies. Alors ça…

Les goodies, c’est toutes les merdes qu’on te refile à chaque occasion, pour tout et surtout pour rien.

Tu viens à un anniversaire ? Tu repars avec un sac de conneries.

Tu passes à la caisse ? Tu repars avec des stickers pour tes enfants.

Tu vas à un évènement sportif ? Tu repars avec des stylos, fanions et autres trucs inutiles et qui agacent fortement.

Moi je suis finalement pas trop embêtée avec ça parce que je mords à chaque fois qu’on veut me refiler un truc qui va encombrer mon esprit et ma maison. Mais qui d’autre refuse ? Que je déteste cette horrible habitude !

Bref, cette société qui ne vit qu’au travers de la dépense d’argent me questionne beaucoup, m’agace souvent, et surtout me fait peur pour l’avenir de notre petite planète. Combien de temps pourra t’elle supporter d’être à ce point dévalisée ?

Les transports aux US

Aux US, tout est très très étendu et à part dans quelques villes, tout se fait en voiture. La moindre course, le moindre déplacement, le trajet pour l’école, le travail, les activités, TOUT, absolument TOUT, se fait en voiture !

*** Petit aparté : quand je suis arrivée aux US, en bonne française piétonne que j’étais, j’ai voulu marcher pour traverser une route pour aller d’un parking à un autre. J’ai attendu presque 5 minutes que le feu piéton passe au vert, dégoulinante de sueur en plein mois d’août (ceux qui connaissent Houston l’été comprendront) et, alors que j’allais traverser, une vive douleur m’a irradiée le pied… je venais d’être piquée l’air de rien par une fire-ant, ces fourmis de feu horribles qui te brûlent à chaque morsure ! Ce jour là, j’ai compris que la voiture allait devenir ma seconde maison…)***

D’autre part, outre la voiture, les avions sont LE moyen de transport pour aller d’une ville à une autre dans ce pays qui est si grand.

J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas trop de solutions alternatives à ces deux modes de transports très polluants à l’heure actuelle aux US.

On pourrait toutefois faire des efforts face à ce problème des moyens de transports :

  • ne pas acheter de gros pick-ups polluants. Les pick-ups, c’est méga pratique pour déménager, c’est-à-dire une fois tous les 10 ans. Le reste du temps, c’est une aberration.
  • marcher pour aller d’un magasin à l’autre sur un même parking. Je sais, ça parait un peu foufou, mais le pire c’est que c’est bon pour la santé il paraît !
  • ne pas changer de voiture tous les 2 ans. Dingo là encore, mais une voiture a une durée de vie plus longue que ça, et si on l’entretient un minimum, on peut même l’amener à un âge de grande dame. Et même que c’est pas la honte d’avoir une vieille voiture.
  • obliger les conducteurs américains à faire tester leurs voitures. Quand je vois certaines voitures lâcher une énorme fumée noire à chaque démarrage, moi ça m’exaspère tout rouge !
  • favoriser les voitures hybrides. C’est vrai que c’est plus cher, mais ne me dites pas que ceux qui achètent un pick-ups n ont pas les moyens d’acheter une hydride à la place…

 

J’anticipe votre question sur le covoiturage. A de rares exceptions près, je pense qu’il est très dur à mettre en place, les distances étant très grandes et les gens vivant et travaillant très loin les uns des autres. Il y a toutefois une ligne spéciale sur l’autoroute, la HOV (High Occupancy Vehicle)  qui permet de rouler sur une voie non encombrée gratuitement à partir de deux personnes dans la voiture. Il y a donc une volonté de favoriser le covoiturage… mais le nombre de personnes seules dans leur voiture est tout simplement effrayant.

 

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La climatisation

Aaahhh, la clim… Mais que ferait-on sans la clim à Houston, dites-moi donc ?! Bah on fondrait 4 mois par an, ni plus ni moins. Même moi, dans ma crise des 34 ans et demi, je mets la clim chez moi, dans ma voiture et au travail. Je la mets le minimum de temps et le plus chaud supportable possible, mais je la mets quand même, parce que je ne vois pas comment supporter la vie ici sans.

Le problème à Houston, ce n’est pas seulement que les gens mettent la clim, c’est qu’ils la mettent à 17, 6 mois par an. C’est sympa de se balader dans un magasin frigorifié, au moins ça ne pousse pas à la consommation… C’est sympa aussi de mettre une veste dans un resto en plein été, ça ne pèse pas sur la digestion. Ou encore mieux, c’est sympa de mettre un mini-chauffage au travail en plein été à cause de la clim (oui, oui, vous avez bien lu), ça permet de… de… de se dire que y’a quand même un truc qui tourne pas très rond.

Bref, la clim excessive est un vrai problème ici au Texas, et malheureusement ce n’est pas près de s’arranger…

 

La malbouffe

Je ne vais rien vous apprendre là je crois, mais aux US, si on ne fait pas un minimum d’effort, on mange mal. On peut aussi manger très bien, je vous en parlerai dans un prochain article. M’enfin, dans l’ensemble, on peut pas dire qu’on soit dans un pays 3 étoiles au guide Michelin.

Le problème de la malbouffe, outre le désastre dans notre propre corps, c’est la pollution que ça engendre. Je ne vais pas vous parler des grands élevages bovins, ça me déprime rien que d’y penser. Mais sachez juste que la quantité d’eau pour faire boire un bœuf et arroser ce qu’il va manger pendant les 3 ans de sa brève et insignifiante vie représente une quantité de 15 000 l  pour 1 kg de viande (source : ici). Vu la quantité de steaks ingérés chaque jour aux US, c’est… pppfff…

D’autre part, quand on habite au Texas, mis à part pour quelques exceptions, on consomme des fruits et légumes qui viennent de climats un peu moins extrêmes qu’ici, c’est-à-dire en grande majorité de la Californie ou du Mexique. Représentez-vous la taille des US, sachant que le Texas fait déjà la taille de la France… vous voyez-le problème ? Je ne suis pas une spécialiste des autres États, mais je suppose qu’ils doivent être également inondés de produits venant de Californie ou de Floride. C’est bête car il y a un bon marché de produits bios, mais à quoi bon s’ils ont dû faire 3 000 kms pour arriver jusqu’à nous..

L’autre point concernant le problème de la pollution due à la malbouffe, c’est le nombre d’emballages utilisés. La semaine dernière, j’avais râlé sur ma page FB à propos des fruits et légumes bios étiquetés individuellement. Mais ceci n’est que l’arbre qui cache la forêt qui se meurt… En revenant un peu à la rache avec des amis d’un week-end camping pluvieux, nous nous sommes retrouvés au fin fond du Texas avec pour toute option l’éternel combo MacDo / Pizza Hut / Subway / Wendy’s / Whataburger. Peu convaincus mais affamés, nous avons choisi ce dernier, et AU SECOURS le repas ! La nourriture (enfin, nourriture…) était servie dans des assiettes en espèce de polystyrène (le truc qui couine horrible !), et les boissons dans des gobelets en polystyrène également. A cela se sont ajoutées des sauces dans le même genre de contenants, des couverts en plastique et des serviettes à profusion. J’en étais malade ! Sauf que le restaurant était plein à craquer, et que ça n’avait l’air de choquer personnes à part nous. Quand on multiplie ce type de comportement au nombre de fast-foods dans le pays, il y a de quoi ne pas voir la goutte d’eau dans l’océan, moi je vous dis ! Et encore plus quand tout ce plastique inutile est balancé sans aucun état d’âme par la fenêtre de la voiture…

 

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Les produits chimiques

A Houston, on a un problème, pour de vrai, et ça s’appelle les moustiques. Tu sais, ces petites bêtes relous qui en temps normal s’amusent à te piquer mais qui, de temps en temps, dans des climats comme le mien, en profitent pour te refiler une bonne petite dengue de derrière les fagots.

Sales bêtes.

Houston est une ville construite sur un marécage. Je vous laisse imaginer le potentiel que ça représente pour nos amis suceurs de sang. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On traite, et pas avec de la citronnelle. Et on nous empoisonne au passage.

Levez-vous de temps en temps la nuit vers 2-3h du matin, vous entendrez une petite voiturette passer lentement dans votre rue. Que fait-elle ? Elle asperge les jardins. Et moi je fais pousser mes légumes bios. Faut rester zen, je vous jure…

 

Le tri des déchets

Je vais vous raconter une petite anecdote : quand nous sommes arrivés, dès le premier jour, je me suis retrouvée confrontée au problème du recyclage. Moi qui triais tout depuis une éternité, j’ai eu un mal fou à jeter ma bouteille en plastique dans une poubelle classique. Avec Olivier, on a donc commencé à stocker des montagnes d’emballages qu’on allait jeter régulièrement à la déchetterie. Chiant, je vous assure. Au bout de 2 ans, on a découvert qu’on pouvait demander à une société de passer une fois par semaine pour relever notre poubelle verte. Pour pouvoir recycler, nous avons dû… payer ! Chiant bis, je vous assure. A cette époque là, dans notre quartier, nous devions être 3-4 maisons à avoir choisi ce système, et je ne pense pas que le reste de la population s’embêtait à aller à la déchetterie, si vous voyez ce que je veux dire…

Et puis un soir, en rentrant du travail, j’ai découvert des bacs en plastique bleu devant toutes les maisons… Sans prévenir, du jour au lendemain, le recyclage gratuit était né ! Et depuis, vous savez quoi ? Tous les lundis matin, devant toutes les maisons de notre rue, on retrouve ces fameux bacs bleus plein à craquer d’emballages… C’était donc aussi simple que ça ! Il suffisait que la ville se bouge un peu les fesses pour fournir à ses habitants un système de prélèvement des déchets, et tout le monde s’y est mis !

Malheureusement, cela est loin d’être général. Les américains s’y mettent doucement à la maison, mais au travail c’est encore une catastrophe. Un déchet est un déchet, peu importe s’il se recycle ou non…

 

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Conclusion

En conclusion de ce long article, j’ai l’impression qu’au Texas nous en sommes au même stade qu’en France il y a 20 ans, quand les consciences ont commencé à se dire qu’il y avait un problème avec la pollution mais sans savoir vraiment quoi faire au quotidien pour changer cela. Ne plus utiliser des sacs plastiques jetables dans les magasins est devenu un réflexe en France, nous n’en sommes pas encore là ici. Les bons réflexes n’ont pas encore pris le pas sur les mauvais. Les gens vivent dans des maisons climatisées comme dans un frigo et ne pensent pas encore à essayer de diminuer la clim de quelques degrés pour sauver autant la planète que leur porte-monnaie.

 

Vous savez quoi ? Je n’en veux absolument pas aux américains de polluer autant car je pense que ce ne sont pas les plus grands responsables, loin de là. Comme le montre mon exemple du recyclage, les mentalités évoluent lentement, mais sûrement. Comme en France il y a quelques années, il faut leur laisser le temps d’avancer dans cette réflexion. C’est pénible car nous n’en avons justement pas, du temps, mais je suis sûre que ça va évoluer dans le bon sens. J’ai déjà vu des changements en 6 ans. En revanche, j’en veux A MORT aux magasins qui n’imposent pas les sacs recyclables, aux usines qui ne prennent pas les mesures nécessaires pour réduire leur impact écologique, à tous ces groupes qui privilégient l’économie à l’écologie. Espérons que d’ici quelques années, les autorités américaines imposeront un système plus strict à tous les magasins et aux firmes agro-alimentaires qui polluent autant la nature que nos propres corps.

 

J’espère que cet article vous a plu ! N’hésitez pas à engager le débat en commentaire 🙂

 

Et n’oubliez pas : Keep up the good fight !!!

 

 

16 commentaires sur « L’écologie aux Etats-Unis : où en est-on vraiment ? »

  1. Tu sais, à quelques mots près, j’aurais pu écrire le même article !!! Et pourtant, je ne suis pas au Texas … il n’y a peut-être que sur la malbouffe que je ne peux pas transposer. Et les moustiques car le conseil général ne traite pas avec un truc trop polluant.
    Mais les pick-ups polluants, certes on ne les change pas tous les 2 ans, on préfère les user jusqu’à l’os qui servent parfois pour faire 10 m (vu de mes propres yeux). La clim poussée à fond l’été, dans des bureaux qui l’hiver sont chauffés à 30. Les maisons qui sont de vraies passoires thermiques. Les recyclables ramassés au mieux une fois par mois. Et j’en passe et des meilleures.
    Je pense qu’il y a beaucoup à faire mais malheureusement aussi un gros problème de volonté : individuelle, certes, mais aussi politique (je pense aux déchets et transports notamment parce-que,non, désolée, des fois, malgré toute la bonne volonté du monde si derrière il n’y a pas les moyens, on ne peut pas faire).

    1. Merci Catwoman pour ton retour et désolée pour le délai de réponse ! Et bien, le bilan n’est pas très bon vers chez toi apparemment… Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi il existe une telle différence avec la France continentale, notamment pour le ramassage des déchets ? Est-ce politique ? Si oui, pourquoi ? Enfin, comme tu dis, s’il n’y a pas les moyens derrière, c’est dur de mettre en place des choses mis à part ce qu’on peut faire à une toute petite échelle…!

  2. Très juste ton article! Depuis que je vis aux Etats-Unis, mon empreinte écologique a énormément augmentée (voiture, maison, vols transatlantiques…) et c’est une des choses qui me pèsent le plus 😦

    1. Merci pour ton retour Lily et désolée pour le retard de réponse ! Comme toi, mon empreinte écologique me fait peur ici, ne serait-ce qu’avec la voiture que je suis obligée de prendre tous les jours… Même en faisant très attention, il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas lutter, comme le sur-emballage ou le fait que les fruits et légumes soient importés de loin… 😦

  3. Bonsoir MissTexas, quel état des lieux désastreux et réaliste. Ce que je trouve dommage c’est que l’américan ne se remet pas vraiment en question, les habitudes ont la vies dures, et malheureusement cela se répercutent sur les générations à venir. Regardons les armes à feu, il ne faut surtout pas toucher à ce droit fondamental malgré tous les accidents et les tueries répétées. Quand on voyage aux US, ce pouvoir d’achat est présent partout, l’américain doit pouvoir manger quand il a faim, dépenser quand il le souhaite, aller à l’épicerie à 3h du matin bref tout est normal. Même si certains états américains ont pris conscience de l’urgence écologique contrairement à d’autres qui en sont très loin.
    Il faut croire aux changements et à l’évolution des mentalités. Chacun doit prendre ses responsabilités et arrêter de se dérober.
    En tout cas, super article.
    Bonne soirée
    Amandine

    1. Merci Amandine pour ton retour et désolée pour le délai pour répondre ! Ton analyse est très juste, nous sommes aux US dans le « ici et maintenant ». Ceci n’est qu’une (très) mauvaise habitude, dont nous pourrions tous nous défaire avec un peu de volonté. C’est sur que c’est pratique, mais à quel prix… J’espère que les choses vont évoluer, et vite, dans le bon sens !

  4. Ton billet me parle enormement! Je retrouve un peu les memes problematiques en Thailande, sauf que comme c’est un pays en developpement, j’ai l’impression qu’on pardonne plus aisement…
    Quelle galere de ne pas etre en mesure de « faire mieux », parce qu’on ne trouve tout simplement pas les structures adaptees… Des circuits aleatoires de tri, des aliments tres emballes meme quand on refuse, des pesticides dont on ne veut meme pas connaitre l’origine… Et pourtant, comme tu le soulignes bien, en commencant par de petits trucs, on pourrait tellement avancer…

    1. Merci pour ton retour Maman-Tout-Terrain et désolée pour le délai pour la réponse ! En effet, c’est le sentiment que j’avais eu en Asie (et partout ailleurs dans le monde d’ailleurs, dans les pays en voie de développement…) : ça va venir, il leur faut du temps… Oui mais du temps, on n’en a plus 😦 Et comme tu dis, difficile à vivre quand on a la volonté mais pas les infrastructures ! J’espère que tout cela bougera vite…

  5. Ah ouais quand même… Il y a beaucoup à faire :/
    Beaucoup chez toi mais aussi partout ailleurs et encore en France.
    J’approuve à 100% ta mentalité. J’espère que beaucoup de personnes se rendront compte assez vite de ce qui nous entoure…

  6. Article très intéressant, comme d’habitude! Ce qui m’intrigue le plus, c’est le fameux climat-scepticisme. Comment peut-on ne pas croire aux méfaits de la pollution? C’est fou non? C’est vrai que le surconsommation est culturelle et que c’est difficile de changer les mentalités!

    1. Tu as raison, c’est complètement fou ! C’est tellement flagrant… Les mentalités vont changer difficilement car la surconsommation a été mise en place après la seconde guerre mondiale, c’est donc assez ancien et bien implanté…

  7. Encore un excellent article ! Les pick-up en ville, je n’ai jamais compris à quoi ça pouvait bien servir à part à polluer. Quand tu habites en rase-campagne et que les chemins sont défoncés, passe encore, mais en ville ?!? Avec un pare-buffle tant qu’on y est ! Je ne savais pas que les villes « démoustiquaient » toute une zone la nuit et encore moins que certaines personnes mettaient du chauffage à cause de la clim trop forte ! C’est dingue ! Au Japon, on ne pollue pas pareil : la très grande majorité des gens n’ont pas de voiture et circulent à vélo ou avec les transports en commun, et on trie ses déchets, ça c’est le côté positif. Mais on distribue à tout bout de champ des sacs en plastique, pour mettre dedans ses courses mais aussi son parapluie mouillé etc. Les sacs en papier kraft, ça doit quand même moins polluer, non ? Alors qu’attendons-nous ? Idem pour la vaisselle en plastique, pourquoi ne pas utiliser de la vaisselle en carton ?Et les lumières !!! Il y en a partout et tout le temps à Tokyo : pour les enseignes, les distributeurs automatiques et tout un tas d’autres raisons parfaitement inutiles. J’enrage comme toi et fais ce que je peux (je trie, n’utilise que les transports en communs ou mes pieds, j’éteins les lumières, ne passe pas 3h sous ma douche etc) mais je reconnais que je pollue quand je prends l’avion… 😦 Cela dit, je suis d’accord avec toi, je pense que les mentalités évoluent, les gens prennent conscience qu’il faut réagir ; le problème c’est l’urgence et la mauvaise volonté de certains… Pardon pour le pavé, ma Sophie, je t’embrasse fort !

    1. Merci pour ton retour ma Sandra et désolée pour le délai pour la réponse ! C’est très intéressant ce que tu dis, car en effet la pollution est différente mais existe bien quand même au Japon. J’avais été choquée par tous les emballages en Aise, mais c’est vrai qu’ils en font des très jolis, très soignés, et que ça finit bien l’achat… Les mentalités vont donc mettre du temps à faire évoluer cet aspect culturel ! Pareil pour Tokyo, la ville-néon et ses lumières au quotidien… On verra bien comment ça évolue ! Bises à toi ma Sandra !

  8. Ou là Sophie tu ne nous vantes pas trop notre destination US ! Allez on verra bien par nous même il y a aussi des abus chez nous mais les progrès continuent dans certains domaines, on en reparlera à Noël mais ça ne sera pas des cadeaux forcément bio qu’on amènera avec plaisir! BISES Helene

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