Être parent

Hier, j’étais dans le bus avec mes deux enfants lorsque j’ai vu une jeune maman monter à son tour, une poussette d’un côté et un petit loulou de 4 ans de l’autre.

Tandis qu’elle luttait pour caler sa poussette, sortir ses tickets et s’assurer que son enfant tenait bien debout, une autre maman lui est venue en aide. Elles ont alors commencé à discuter. Le bébé de 6 mois qui se réveille toutes les heures la nuit, le mal de dos de devoir toujours le porter, la fatigue, la lassitude, la course effrénée de la vie avec de jeunes enfants… Et tandis qu’elles parlaient, la jeune maman tentait d’empêcher son petit qui était dans la poussette d’appuyer sur le bouton d’arrêt pour les personnes en fauteuil roulant, pile à sa hauteur. Ces deux mamans paraissaient lasses mais gardaient le sourire pour montrer que malgré tout, tout allait bien.

Elles sont ensuite descendues au même arrêt, chacune repartant vers cette fameuse période si intense du 17-20h, ce moment si fatiguant après une journée de travail. Je n’ai pas suivi le reste de leurs journées, mais tandis que je m’occupais du bain et du repas de mes enfants, entre répétitions, explications, patience et une pointe d’agacement, j’ai repensé à elles qui devaient vivre la même chose.

Devenir parent est un événement unique dans une vie. Que de joies, que de douceur, que de sourires, de bonheur, de cœurs qui gonflent et de papillons dans le ventre. Que de merveilleux souvenirs, de moments forts, d’amour et de baisers échangés. Mais… quel poids également ! Que de doutes, de fatigue, de stress, de peur, d’essais, de ratés. Comme la vie d’un parent peut être difficile !

Ces deux mamans ne me liront pas, mais je voudrais leur dire, ainsi qu’à tous les parents qui me lisent, à quel point nous faisons un travail formidable. J’ai trouvé émouvant de voir ces deux mamans qui se regardaient et se comprenaient à demi-mots. J’aimerais leur dire que l’éducation d’un enfant demande une patience et un amour que nous devons sortir du plus profond de notre âme pour tenir face à la tempête qui nous assaille dans les petits gestes de la vie quotidienne. J’aimerais leur dire que la charge mentale est une réalité et qu’il est difficile d’en sortir indemne. Il le faut pourtant, parce que nos enfants ont besoin de nous, et pour ça il faut aussi apprendre à se protéger, à lever le pied, à accepter d’en faire moins. Il faut trouver un équilibre entre le parent et la personne que nous sommes. Et je suis convaincue que dire que c’est difficile ne fait pas de nous un mauvais parent.

A tous les parents qui me lisent, que vous soyez fatigués, stressés, inquiets, que vous ayez envie de partir vivre à l’autre bout du monde ou que vous soyez sur le point de craquer, sachez que vous n’êtes pas seuls et que vous faites de votre mieux face à un des plus grands challenges de la vie. Puisez de la force dans le sourire de vos enfants et rappelez-vous, you’re amazing, just the way you are.

With love,

Sophie

PS : Je profite de ce post pour vous souhaiter une très bonne année, qu’elle soit pleine de douceur et d’équilibre pour vous tous ❤

15 commentaires sur « Être parent »

  1. Salut Sophie,
    je te souhaite une excellente année 2019 ainsi qu’à toute ta petite famille. Il est vrai que c’est difficile d’être parent mais cela rend tellement heureux et joyeux. Je pense qu’il y a différentes périodes dans l’éducation de ses enfants en fonction naturellement de l’âge de ces derniers. « Petit enfant, petits problèmes, grand enfant, grands problèmes ». je ne pourrai confirmer cette citation que dans quelques années. Mais je souhaiterais rajouter quelque chose que tu n’as pas évoquée : la moralisation dans l’éducation de nos enfants par des lois, par des experts soi-disant pédo-psychiatre ou autre. L’autre jour, je lisais un article pour une loi contre la fessée. Je sais que le sujet du chatiment corporel est très sensible donc je ne vais pas aller plus loin pour éviter une polémique inutile. Chaque famille est unique et on ne peut pas appliquer la même règle pour tous. On peut bien entendu donner des règles primaires (donner à manger, soigner son enfant lorsqu’il est malade, etc.) mais cela m’irrite beaucoup lorsqu’un soi-disant expert donne son avis sur tel ou tel point d’éducation. De temps en temps, ils n’ont même pas d’enfant. Je ne suis pas parfait dans l’éducation de mes enfants mais je fais de mon mieux avec ce que j’ai appris de mes propres parents (réussites et échecs) et avec la femme de ma vie pour échanger. Ce que je peux dire est que je suis comblé lorsque mes enfants nous disent qu’ils sont heureux avec nous.

    Bonne année à tous. Take care 😉
    Bises.

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    1. Merci Alex pour ton message plein de vérité ! Je partage ton sentiment, j’ai horreur de lire tous ces conseils pour élever correctement son enfant… après tout, qui connaît mieux les besoins d’un enfant que ses propres parents ? 😉
      Bisous à vous 4 !

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  2. Merveilleuse année à toi aussi Sophie!
    Très juste ton article. Merci pour ces mots, nous avons toujours besoin de les lire à un moment ou à un autre.
    C’est vrai qu’être parent est presque un défi de chaque instant. Cela nous demande patience, lâcher prise tout en étant éducateur. Un équilibre difficile à trouver au quotidien.
    Quand je croise le regard d’une maman, dans une situation délicate avec ses enfants, il y a quelque chose qui passe, il y a ce langage non verbal dans lequel tient un « je comprends, je vous soutiens ». C’est peu et beaucoup en même temps.
    Belle journée!

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  3. Quelle jolie déclaration grâce à laquelle, je découvre en début d’année, ton blog 🙂
    j’espère continuer à te lire et merci pour ces mots qui réchaufferont le coeur de nombreux parents

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  4. Merci pour ce joli billet. Je trouve que l’isolement des mères n’a jamais été aussi grand (en tout cas en région parisienne), et le fait de juste parler avec quelqu’un peut déjà aider à alléger sa charge psychologique. Bonne année !

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  5. très beau texte…et c’est bien pour ça que j’ai envie d’un deuxième enfant. même quand mon premier me fait vivre des heures un peu difficiles, je me rappelle que ce sont les meilleures « heures difficiles » que je vivrai jamais.

    Aimé par 1 personne

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