Douceur : mon mot clé pour 2021

Bonjour à tous !

Cela fait longtemps que je ne suis pas venue sur le blog ou les réseaux sociaux, et je pourrais vous donner tout un tas de fausses bonnes raisons pour cela, la première étant que je n’en ai pas eu le temps. Ce n’est pas complètement faux : depuis début décembre, mes moments seule se sont comptés sur les doigts d’une main, puisque j’ai d’abord été confinée avec les enfants pendant 2 semaines (nous étions cas contacts), puis l’école a repris en ligne pour deux semaines depuis début janvier, me remettant dans le cas de maman maîtresse, ce qui a été toutefois bien plus facile que l’an dernier puisque je n’avais que mes deux enfants à gérer, sans une classe en double-niveaux en plus à côté. Mais la vraie raison est en fait toute autre : j’ai tout simplement été bloquée.

Voici un mois et demi que mon esprit, et mon corps avec lui, ont eu besoin d’une VRAIE pause pour couper avec le flot incessant de questions et de doutes qui m’arrivaient par vagues depuis l’été dernier. Tout s’est bloqué, et pour encore mieux accentuer la situation, une violente sciatique a fini par me clouer sur place juste avant Noël. Avec le confinement en plus, et un temps catastrophique à Lisbonne, mon moral et mes projets en ont pris un sacré coup. Mais je sais maintenant que quand ce genre de situations arrive, il suffit d’observer, d’attendre que l’orage passe et d’accepter. J’ai donc tout mis en pause, et j’ai profité autrement. Comme je ne pouvais plus aller marcher en forêt ou aller à la plage, j’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais pensé faire : je me suis abonnée à Netflix. J’ai donc regardé des séries et lu tous les jolis livres apportés par le Père-Noël, j’ai beaucoup cuisiné, j’ai joué à des jeux de société avec mes enfants, et surtout j’ai oublié tout ce qui touchait de près ou de loin à mes projets de cette fin d’année 2020.

Après cette longue pause fort bénéfique, j’ai eu l’occasion de faire un petit bilan de tout ça, et c’est ce que j’ai envie de vous partager aujourd’hui. Article long en perspective, que j’écris surtout pour en garder une trace, mais que je partage car peut-être que cela résonnera en vous et vous permettra à votre tour de tracer votre propre bilan.





Coucher de soleil sur les bords du Tage pendant que je faisais une petite balade du soir ❤








Mon bilan 2020

Chaque fin décembre, je fais le bilan de l’année écoulée, et je projette ce que je souhaite pour l’année suivante. Je n’appelle pas ça des bonnes résolutions, parce que je n’aime pas me dire que je me « résous » à faire quelque chose. Je trouve ce terme un peu trop injonctif, or ce que je souhaite c’est simplement déployer ce que j’ai entamé l’année précédente.

Mon bilan 2020 est globalement très positif. Fin 2019, j’avais posé des intentions très fortes sur le fait d’arrêter ma carrière d’enseignante, et je m’y suis tenue. Cela n’a pas été tous les jours facile, et j’ai beaucoup douté, mais je savais malgré tout que c’était le plus beau cadeau que je pouvais m’offrir. Je suis fière de moi d’avoir osé franchir le pas.

Dans mes autres intentions pour 2020, je souhaitais prendre le temps de me reconnecter à la nature, ce que j’ai réussi à faire en apprenant le bodyboard, et en allant marcher avec des amies régulièrement en forêt. J’avais aussi posé très fortement l’intention de trouver un appartement à acheter, et dès début janvier 2020 nous avons trouvé notre perle rare. Je voulais un appartement petit, original et fonctionnel, et c’est ce que nous avons trouvé, qui plus est à 300m de l’école, dans un quartier très pratique et hyper vivant.

J’ai aussi poursuivi mon chemin sur la voie du développement personnel, chemin que j’avais beaucoup délaissé depuis la naissance de mes enfants. J’ai entamé le yoga avec une de mes amies professeur, et je me suis faite accompagnée tout au long de l’année par une autre amie, fantastique thérapeute en Rebalancing. J’ai beaucoup appris sur moi en échangeant avec ces deux personnes.

Juste avant le confinement, j’ai aussi proposé à plusieurs reprises un atelier qui me tenait vraiment à cœur. J’ai travaillé d’arrache-pied pour créer une formation sur l’écologie, où j’ai enseigné comment fabriquer soi-même ses produits ménagers et cosmétiques, uniquement à partir de produits naturels. Une dizaine de personnes a pu suivre cet atelier avant le confinement, et je suis très heureuse quand j’entends qu’elles ont continué à créer leurs propres produits depuis. Cette expérience m’a aussi confirmé que, même si c’est un domaine où je me sens très impliquée d’un point de vue personnel, je ne souhaite pas m’y investir d’un point de vue professionnel.





Petite balade à 5 minutes de chez moi avec Salomé…




Le seul point en demi-teinte finalement de cette année 2020 concerne ma reconversion. Cela peut paraître étrange car ça a pourtant incroyablement bien marché pour moi, avec des projets qui sont arrivés les uns après les autres. Pour resituer, voici ce que j’ai fait ces quatre derniers mois :

– J’ai lancé le blog Plume de vies, dans lequel j’écris pour les autres les histoires qu’ils souhaitent partager. Il m’a fallu travailler dur pour créer ce blog à partir de rien, et j’ai eu la chance de recevoir de nombreux témoignages qui m’ont permis de l’alimenter régulièrement. Je suis touchée par la confiance qui m’a été accordée, et j’ai fait de mon mieux pour transmettre les histoires et les enseignements de chacun. Ça n’a pas été tous les jours facile d’être juste, mais j’ai fait de mon mieux.

– J’ai commencé à écrire une biographie familiale, dans laquelle j’interviewe 4 grands-parents qui souhaitent transmettre leurs histoires à leurs enfants et petit-enfants. Projet de longue haleine absolument passionnant, je suis honorée de savoir que mes écrits permettront de garder le souvenir de ces vies incroyables !

– J’ai écrit pour une amie médecin la préface qu’elle devait écrire pour un livre sur l’allaitement. Comme je n’aime pas les mots nègre ou ghost-writer, je préfère dire que j’ai été sa plume, et j’ai trouvé cet exercice passionnant, puisqu’il faut se mettre dans les pas d’un autre pour écrire ce qu’il souhaite, avec son regard. J’ai adoré l’expérience !

– J’ai commencé à aider un ami dans la relecture et la correction de son roman initiatique sur son chemin de Compostelle. J’aime beaucoup son histoire et sa façon d’écrire, et ce projet devrait prendre forme dans les prochain(e)s semaines/mois.

A part le blog Plume de vies, tous les autres projets sont rémunérés. J’ai eu un mal fou à le demander, moi qui aime aider assez spontanément, d’autant plus que ce sont tous des amis qui m’ont fait confiance. Mais ce (grand) pas pour moi fait aussi partie de mon développement personnel et professionnel, et je suis contente de l’avoir fait. Entre ces projets et des remplacements ponctuels à l’école, ainsi que les cours de français que j’ai donnés, je suis heureuse d’avoir pu continuer à gagner un salaire raisonnable tout en me libérant du temps pour mes autres activités.

Malgré cela, ce côté professionnel, sans que j’arrive vraiment à saisir le fond du problème, me laisse un goût amer en demi-teinte. Si j’ai eu besoin de cette longue pause en décembre/janvier, c’est que je n’arrive pas à trouver ma place au milieu de tous ces projets. Pourtant, tous me plaisent, et j’aime cette diversité qui me permet en plus de gérer mon emploi du temps comme je le souhaite. Blocage donc, d’où grosse sciatique, du coup. Mais je ne baisse pas les bras, parce que je sais que la motivation est cyclique, et que grâce au suivi dont je m’entoure, je vais trouver l’explication à ce problème 😉





L’église de mon quartier avec Robin et son skate adoré !




Mes intentions pour 2021

Pour cette nouvelle année, en réfléchissant à ce que je souhaite mettre en place, un mot clé est apparu pour faire le lien entre tous mes projets : douceur. Ce que j’englobe sous ce terme est très vague, mais c’est le terme générique qui me parle le plus et qui représente bien tout ce vers quoi je veux tendre en 2021.

La douceur, selon moi, c’est d’abord la douceur avec soi même. Pour ceux qui me connaissent depuis longtemps, notamment avant que j’aie des enfants, j’ai toujours été plutôt hyper adaptable. J’ai voyagé longtemps avec un simple sac à dos, dormant à droite à gauche là où j’avais une petite place, parfois pendant plusieurs mois d’affilés. Même encore maintenant, avec des enfants, je suis celle qui n’a pas peur d’avaler des milliers de kms, en partant loin de chez moi pendant 6-7 semaines. Je continuerai à le faire, car cela ne me dérange absolument pas, mais maintenant cela sera avec mes conditions. Être doux avec soi même, c’est faire passer ses envies avant ceux des autres. Je souhaite d’ailleurs étendre ce besoin de douceur dans tous les domaines où il faut savoir dire non pour pouvoir laisser sa place au oui. Comme c’est une notion que je ressens profondément en moi, ça ne me parait pas trop difficile pour cette année 2021. C’est sûrement la crise de la quarantaine me dit-on, et bien tant mieux ! Elle arrive drôlement au bon moment celle-là 😉

La douceur, c’est aussi prendre soin de son corps de manière respectueuse. Cela passe par une activité physique suffisante et une alimentation équilibrée, mais aussi par le confort dont on s’entoure tous les jours pour que le corps se sente détendu et protégé. Afin de répondre à ce besoin de confort, qui jusqu’alors a été un élément que j’ai complètement ignoré, Olivier et moi avons décidé de faire des travaux dans notre appartement. Ce n’est pas qu’une question d’esthétique, mais plutôt un souhait de faire entrer plus de lumière, d’avoir des matériaux plus chaleureux, d’avoir plus chaud en hiver et une terrasse agréable en été. J’ai aussi investi dans des vêtements plus chauds, plus doux (et fabriqués au Portugal!) et dans un bon matelas. On a aussi pris deux chatons, question douceur il n’y a pas mieux ! Cette recherche du confort peut paraître un peu bizarre quand elle apparaît soudainement à 38 ans, mais c’est réellement un élément qui m’est passé complètement au dessus de la tête pendant toutes ces années. D’ailleurs, je pense que c’est pour cela que j’ai pu voyager aussi facilement dans n’importe quelles conditions, jusqu’à présent. Mais c’est fini tout ça, en 2021 je veux vivre confortablement !

Enfin, la douceur c’est aussi envers le monde qui nous entoure. Envers notre planète, bien sûr, et là je pense que je ne m’en sors pas trop mal, mais aussi envers les gens que nous côtoyons, connus ou inconnus. Cela fait écho à mes projets d’écriture. Ces derniers mois, dans tout le trouble que je ressentais pour trouver ma place, j’ai quand même senti que j’aimais passionnément suivre l’évolution spirituelle des personnes avec qui j’échangeais. Je trouve que l’être humain est une source inépuisable de réflexions, et que bien souvent de belles avancées ressortent des périodes plus difficiles. J’aime observer le chemin de chacun, parce que dans son individualité il y a tout de même un écho avec le reste de l’humanité, et je trouve ces connections absolument fascinantes. En 2021, je vais continuer d’écrire pour les autres, parce que je crois que je peux faire une différence. Même si le format va changer, je tiens à offrir ma part au monde. J’espère que celle-ci sera douce, à l’image de mon année 2021.

Voilà, j’arrive au bout de ce long bilan. Poser les mots me permet, comme toujours, d’éclaircir la situation. J’espère que vous aussi vous avez pu faire un bilan de votre année 2020 et poser des intentions pour la suite. Avez-vous choisi un fil directeur ou un mot clé ? Je vous souhaite en tout cas une excellente année 2021 qui vous permettra d’avancer sur votre propre chemin. ❤

Sophie

*****

PS : Cet article bien long a totalement éclipsé la nouvelle que je voulais vous partager, comme annoncé dans mon précédent article (Ma rencontre décisive avec Hervé Le Tellier, prix Goncourt 2020). Afin de tenir mon engagement, je viens de programmer cette nouvelle, en même temps que je publie l’article d’aujourd’hui. Je vous retrouve donc très bientôt pour vous raconter l’histoire de Hanz, mon personnage préféré !

PS 2 : Toutes les photos ont été prises près de chez moi pendant ces vacances de Noël avec mes enfants ❤

4 commentaires sur « Douceur : mon mot clé pour 2021 »

  1. « J’aime observer le chemin de chacun, parce que dans son individualité il y a tout de même un écho avec le reste de l’humanité, et je trouve ces connections absolument fascinantes. »

    ❤ ❤

    C'est la raison pour laquelle j'aime autant te lire 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Contente de tes nouvelles..nous aussi aurions aimé partager ce beau coucher de soleil avec vous! En ces temps de rien à prévoir il faut bien meubler un peu. Heureusement moi aussi j’aime bien cuisiner et tout ça nous reste à portée de main je dirais et les résultats ce sont des bons petits plaisirs..en espérant que ton dos aille mieux..bienvenue au club! Et aussi vous revoir cet été à Belmont. Bises Hélène

    Aimé par 1 personne

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