Back to the nature : le grounding

Dans mon article précédent, je vous ai raconté comment j’ai réussi à remonter la pente après ma hernie discale, survenue il y a un peu plus de 5 mois. J’ai eu de la chance, quelque part, car même si c’est très douloureux ce n’est au final pas bien grave, et j’ai en plus eu la chance d’être très bien entourée et conseillée.

Alors que j’étais mal en point, j’ai rencontré un peu par hasard une maman de l’école qui m’a parlé du grounding pour la toute première fois. J’ai beaucoup aimé sa façon de me le présenter, sans forcer ni essayer de convaincre, juste en donnant une information sur ce qui lui a apporté un grand bénéfice dans la vie. A mon tour aujourd’hui de vous en parler, car pour moi ça a été une magnifique évidence, et j’ai envie de vous partager mon expérience, si jamais ça peut à votre tour vous aider !

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Pourquoi je me suis (enfin) écoutée

Voilà bien longtemps que je n’ai pas écrit sur ce blog, presque 8 mois pour être précise. Huit mois sans donner de nouvelles, c’est bien long ! Mais il y a eu plusieurs raisons, que je vais vous expliquer dans cet article 😉

Mais avant de commencer, qu’est-ce qui m’a poussée à écrire un article aujourd’hui ? Et bien c’est parce que je n’ai presque pas le choix, car une date se profile face à moi et que je sais depuis des années qu’elle va être importante à marquer : le 22 août 2021, cela fera très exactement dix ans que nous avons quitté la France pour les États-Unis, mais également trois ans que nous avons déménagé au Portugal ! Pour ceux qui me suivent depuis le début sur ce blog, cela fait donc bien dix ans que j’ai ouvert timidement cet espace d’écriture pour partager nos débuts hasardeux au bout du monde. Ça valait bien un petit coucou de ma part par ici, non ?! 🙂

Qu’est-ce que je retire de ces dix années loin de la France ? Beaucoup de fierté, beaucoup d’apprentissages, beaucoup de belles rencontres, parfois quelques ratés et quelques incompréhensions, mais dans l’ensemble une expérience hors du commun que je conseillerais à tous ceux qui cherchent à aller voir plus loin pour mieux se comprendre eux-mêmes. Je suis reconnaissante de tout ce que j’ai découvert et construit pendant ces dix années, et je nous en souhaite dix autres de plus tout aussi enrichissantes !

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Douceur : mon mot clé pour 2021

Bonjour à tous !

Cela fait longtemps que je ne suis pas venue sur le blog ou les réseaux sociaux, et je pourrais vous donner tout un tas de fausses bonnes raisons pour cela, la première étant que je n’en ai pas eu le temps. Ce n’est pas complètement faux : depuis début décembre, mes moments seule se sont comptés sur les doigts d’une main, puisque j’ai d’abord été confinée avec les enfants pendant 2 semaines (nous étions cas contacts), puis l’école a repris en ligne pour deux semaines depuis début janvier, me remettant dans le cas de maman maîtresse, ce qui a été toutefois bien plus facile que l’an dernier puisque je n’avais que mes deux enfants à gérer, sans une classe en double-niveaux en plus à côté. Mais la vraie raison est en fait toute autre : j’ai tout simplement été bloquée.

Voici un mois et demi que mon esprit, et mon corps avec lui, ont eu besoin d’une VRAIE pause pour couper avec le flot incessant de questions et de doutes qui m’arrivaient par vagues depuis l’été dernier. Tout s’est bloqué, et pour encore mieux accentuer la situation, une violente sciatique a fini par me clouer sur place juste avant Noël. Avec le confinement en plus, et un temps catastrophique à Lisbonne, mon moral et mes projets en ont pris un sacré coup. Mais je sais maintenant que quand ce genre de situations arrive, il suffit d’observer, d’attendre que l’orage passe et d’accepter. J’ai donc tout mis en pause, et j’ai profité autrement. Comme je ne pouvais plus aller marcher en forêt ou aller à la plage, j’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais pensé faire : je me suis abonnée à Netflix. J’ai donc regardé des séries et lu tous les jolis livres apportés par le Père-Noël, j’ai beaucoup cuisiné, j’ai joué à des jeux de société avec mes enfants, et surtout j’ai oublié tout ce qui touchait de près ou de loin à mes projets de cette fin d’année 2020.

Après cette longue pause fort bénéfique, j’ai eu l’occasion de faire un petit bilan de tout ça, et c’est ce que j’ai envie de vous partager aujourd’hui. Article long en perspective, que j’écris surtout pour en garder une trace, mais que je partage car peut-être que cela résonnera en vous et vous permettra à votre tour de tracer votre propre bilan.





Coucher de soleil sur les bords du Tage pendant que je faisais une petite balade du soir ❤




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Ma rencontre décisive avec Hervé Le Tellier, prix Goncourt 2020

Pas plus tard qu’hier, une de mes amies me demandait si je continuais l’écriture créative en ce moment. En y réfléchissant bien, il est vrai que j’ai complètement arrêté de créer des histoires fictives, tout mon temps étant dédié aux témoignages de vies et aux biographies. Pourtant, coucher sur le papier toutes les histoires que j’ai en tête est une véritable passion ! J’aime donner vie aux personnages qui se bousculent en moi. J’aime rire et pleurer avec mes écrits. J’aime voir le processus créatif se mettre en place, idée après idée. En revanche, j’ai beaucoup plus de mal à faire lire mes histoires, notamment aux gens que je connais. Je n’ai pas encore mis complètement le doigt sur ce blocage, qui pourtant me pourrit bien la vie dans mon quotidien d’aspirant écrivain. Bref, il y a 1 an et demi, je me suis prise par la main et j’ai tout de même participé à un concours d’écriture, où il se trouve que j’ai été très bien classée. Cela m’a permis de rencontrer Hervé Le Tellier, qui vient tout juste de remporter le prix Goncourt avec son livre L’anomalie, et changer de manière décisive la vision que j’avais de moi en tant qu’auteur.

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Pensées du moment

En ce moment, je pense beaucoup au fait de vieillir. Peut-être que c’est parce que c’est (très!) bientôt mon anniversaire. Je vais avoir 38 ans, et ce chiffre me fait un drôle d’effet. Je ne sais pas si je l’aime ou s’il me fait peur, si je me sens un peu vieille, ou encore un peu jeune. J’ai définitivement quitté le club des 20 ans, celui où la vie parait longue devant soi. J’atteins doucement la fin du club des 30 ans, celui où la vie paraît encore longue, mais un peu moins.

Je racontais hier à une amie qu’en avançant dans l’âge, je me découvre chaque jour de nouveaux petits trucs. Avant, j’avais le vertige pour moi, maintenant je l’ai pour moi ET pour les autres. Avant je pouvais manger mal, travailler trop et dormir peu. Maintenant, mon corps ne suit plus et me réclame de la douceur et du repos. J’ai mal au pied en ce moment, comme une fracture de fatigue. Qui a une fracture de fatigue, dans la plénitude des 20 ans ? Personne. Qui a une fracture de fatigue, au crépuscule des 30 ans ? De nombreuses personnes je pense. Le soir, je tombe de sommeil, et le matin je me lève aux aurores. Je ne suis plus capable de faire des manèges, j’encaisse moins bien le décalage horaire et j’ai de plus en plus souvent froid. Non, vraiment, je crois qu’on peut dire que doucement, mais inexorablement, mon corps vieillit.

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Petite annonce pour travailler avec moi…

Hello, les lecteurs de Miss Texas !

Il faut que je vous avoue quelque chose : je déteste les réseaux sociaux, et plus le temps passe, pire c’est…

Il y a plusieurs raisons à cela : il y a trop de pubs, l’algorithme m’empêche de voir les publications que j’aime et m’empêche d’être vue, et surtout, surtout, je gère très mal la relation affective avec la présence ou l’absence de likes. Je n’ai pas de honte à l’avouer : je suis l’archétype parfait de la personne qui se base sur les fameux pouces bleus pour savoir si ce qu’elle écrit plaît ou pas.

On y met ce qu’on veut derrière : manque de confiance en soi, besoin de la reconnaissance des autres, besoin d’être soutenue pour avancer… C’est clairement ma problématique du moment par rapport à l’écriture, ce qui est d’ailleurs très intéressant puisque pour ce qui est du reste de ma vie, j’enchaîne les idées et les projets avec confiance et sans trop d’appréhension. Mais j’ai beau trouver toutes les raisons du monde pour ne pas être affectée (le premier argument étant ce fameux algorithme qui décide à notre place), je suis affectée.

Cela fait longtemps que je lutte avec ça, et j’avance quand même plutôt positivement sur ce chemin, mais en fait, au plus profond de moi, j’ai envie de me libérer complètement des réseaux sociaux. J’ai envie d’écrire pour moi et pour les lecteurs que ça intéresse, sans vivre des montagnes russes affectives à chaque publication. J’ai envie de partager avec plaisir, et plus avec des contraintes. J’ai envie de cultiver ma bulle personnelle, ici à Lisbonne, et de transmettre mes textes sans attendre de recevoir.

Toute perdue dans mes réflexions ce matin, j’ai eu une révélation : puisque ça me déplaît tant, mais puisque c’est tout de même utile pour les personnes qui souhaitent me suivre via les réseaux sociaux, peut-être qu’il existe quelque part dans le monde mon partner in crime, celui ou celle qui souhaiterait m’aider à le faire ?

Je suis convaincue que quand on souhaite quelque chose, il faut le demander. Alors je demande.

Photo de Snapwire sur Pexels.com

Je suis à la recherche de quelqu’un qui m’aiderait dans mon projet Plume de vies. Quelqu’un qui aime la façon dont j’écris, quelqu’un qui a envie de soutenir le partage d’expériences, quelqu’un qui a un peu de temps libre, aime gérer les blogs et les réseaux sociaux, quelqu’un qui m’aiderait bénévolement puisque je travaille moi même sur ce projet bénévolement. Je peux connaître cette perle rare ou non, cela n’a pas d’importance. Je cherche une personne qui se sent connectée à mon projet, à mon style, à mes réflexions, une personne qui a envie de donner de son temps et de son énergie aux autres, une personne qui peut m’apporter ce que je n’arrive pas à offrir correctement. Bien connaître les blogs, les réseaux sociaux et leurs règles me semble un petit plus utile, mais pas complètement indispensable. Tout s’apprend.

Pour l’instant, c’est surtout pour développer Plume de vies que j’ai besoin d’aide. Mais j’ai aussi des projets pour Miss Texas, qui aurait également bien besoin d’un second souffle. J’ai la matière, j’ai les textes, j’ai les idées, et j’ai envie de transmettre bien plus que ce que je fais actuellement, mais j’ai besoin d’aide, car je n’y arrive pas toute seule.

Pour vous donner un exemple très concret, je suis en train de communiquer avec une très belle personne que je ne connaissais pas il y a une semaine, une toute jeune femme qui a accepté de témoigner sur le thème de l’anorexie. Je suis touchée par son histoire, car elle vient balayer tout ce que je croyais savoir sur cette maladie. Son témoignage est précieux, très précieux. En ce moment, des amis assez proches sont touchés eux aussi de plein fouet par l’anorexie avec leur fille de 13 ans, qui vient d’être hospitalisée. Je suis sûre que l’histoire de E. pourrait leur être d’un grand soutien. Dans ce cas-là, je peux être le transmetteur, mais combien d’autres jeunes filles, et d’autres parents, pourraient bénéficier d’un tel témoignage ? C’est cette connexion-là que je voudrais mettre en place, ou plutôt que quelqu’un m’aide à mettre en place.

Ces quelques mots vous parlent ? Vous sentez que vous avez envie d’apporter une petite bulle d’humanité autour de vous ? Vous souhaitez faire de belles rencontres avec les personnes qui témoignent ? Vous avez des idées pour développer avec moi le projet Plume de vies ? Alors je vous laisse m’envoyer un petit commentaire sous cet article, ou bien me contacter directement à : temoignages.plumedevies@gmail.com

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout ! ❤

Sophie

This is me

Dans mon salon, il n’y a pas de télévision. Je regarde un film une fois par an, souvent par le plus grand des hasards. Je n’ai jamais eu Netflix. Je ne connais aucune série, et je suis toujours perdue lors des dîners entre amis lorsqu’ils commencent à se faire des recommandations.

Je ne bois pas d’alcool, ni de café, jamais. Un thé blanc le matin, parce que ça me réveille. Je ne fume pas, je n’ai même jamais vraiment essayé.

Je ne connais pas les auteurs actuels ni les sorties littéraires récentes. Je lis surtout les auteurs classiques, et Zola, encore et toujours, parce j’entends la musique de ses livres, le rythme, les émotions, la douceur, la noirceur, et que ce sont ces écrits-là que je veux garder au fond de moi.

J’entends souvent parler de chanteurs, d’acteurs ou de réalisateurs, et la majorité du temps je ne les connais pas. Je ne vais jamais dans des expos, ni au théâtre, encore moins au cinéma. Je n’écoute pas de musique, ni de podcasts, ni la radio. J’aime simplement le silence, celui qui a une profondeur, celui qui se pose doucement sur les épaules pour envelopper nos âmes, celui qui détend.

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Et alors le portugais, ça avance ?

Figurez-vous que j’ai un passe-temps secret auquel je m’adonne de temps à autre, c’est de relire de vieux articles de blog que j’avais écrits il y a longtemps. D’une part, ça me permet de retrouver différentes étapes de ma vie et les émotions qui allaient avec à ce moment-là, et d’autre part cela me fait beaucoup rire avec certains articles plus légers, car oui, je fais partie de cette caste de gens qui se font rire tous seuls ^^. En farfouillant dans les tréfonds de mon blog, j’ai donc retrouvé un article qui m’a autant fait rire en le relisant que j’avais rigolé en l’écrivant : Apprendre le portugais pour les nuls.

Cet article ayant été écrit il y a deux ans lors de mon arrivée à Lisbonne, il me semble qu’il est plus que temps de faire un petit bilan sur mon évolution linguistique. Je sais que ça vous intéresse. Si, si. Enfin tout du moins je sais que vous êtes polis et que vous lirez cet article jusqu’au bout. Enfin je crois.

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