Mon nouveau projet

Voilà, je crois que tout est prêt et que je peux vous présenter (enfin!) mon nouveau projet. 🙂

Comme vous le savez certainement si vous suivez ce blog depuis quelques temps, j’ai démissionné cet été de mon métier d’enseignante. Je n’avais pas vraiment de projet en tête lorsque j’ai pris cette décision il y a un an, et la fin d’année 2019 et le début de 2020 ont été une grande période de flou. Malgré tout, j’avais confiance et je savais que c’était la bonne décision.

Lorsque j’ai fait cette annonce sur le blog, j’ai écrit deux articles qui ont beaucoup touché les lecteurs : Au revoir l’enseignement et La gazelle et le papillon. Dans ces articles, j’ai raconté deux situations qui me sont arrivées quand j’étais jeune prof, des situations difficiles qui m’ont beaucoup marquée. Suite à ces publications, une de mes amies, également enseignante, m’a contacté. « Sophie, j’ai deux histoires que j’aimerais bien partager moi aussi… Tu ne voudrais pas les écrire pour moi ? »

Écrire pour les autres, mais quelle drôle d’idée ! A ce moment-là, je croyais avoir déjà testé beaucoup de choses en écriture et ça me paraissait suffisant pour mon épanouissement. J’avais déjà écrit des nouvelles légères et humoristiques, de la science-fiction, de l’humour noir, des textes pour enfants, sans compter la centaine d’articles qui se trouve déjà sur ce blog… Mais, tout de même, le challenge me plaisait, et c’est finalement plutôt enthousiaste que j’ai répondu à mon amie que j’allais essayer.

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Comprendre les élections américaines 2020

Il y a 4 ans, nous étions à l’aube d’une très grosse claque mondiale avec l’élection de Donald Trump. A cette époque, je vivais aux US depuis 5 ans, et la soirée de l’élection restera un des souvenirs les plus terribles de mon expatriation. Je pense que tous ceux qui l’ont vécue pourront témoigner…

Comme c’est un système très compliqué, je me suis dit que je pourrais faire un petit point avec vous pour vous expliquer comment cela fonctionne réellement. Un deuxième article suivra bientôt avec mon ressenti sur ces élections.

Attachez vos ceintures, je vous emmène au cœur d‘un des plus gros débats présidentiels de l’histoire américaine et que tout le monde attend impatiemment depuis près de 4 ans !

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Fermer nos anciennes portes

Drôle de titre, n’est-ce pas ? Mais j’ai beau essayer de le retourner dans tous les sens, je n’en vois pas d’autres. Je trouve pourtant que ça sonne bizarre, « Fermer nos anciennes portes », peut-être parce que c’est quelque chose qui est un peu difficile à faire dans nos vies. Mais j’ai pris ces jours-ci conscience de ce petit détail, qui est finalement peut-être le plus important, et j’ai envie de vous partager ma réflexion.

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Devenir écrivain…

Je ne me souviens pas exactement comment j’ai appris à lire, ni quand, mais une fois que la lecture a été acquise, elle ne m’a plus jamais quittée.

Quand j’étais enfant, je lisais tout le temps, dans mon lit, dehors ou même la tête en bas, je lisais des romans, des bandes dessinées ou des documentaires, je lisais tout ce que je trouvais, autant que je voulais, dès que je pouvais. Je lisais surtout beaucoup le dictionnaire, passionnée par tous ces mots qui défilaient devant moi, et dont les définitions me faisaient voyager.

Quand j’étais enfant, en revanche, je n’écrivais pas. Malgré ma passion pour la lecture, j’étais convaincue d’être une scientifique dans l’âme. Écrire était une torture, et mes textes étaient toujours vides de sens. L’orthographe était assez naturelle pour moi, mais la grammaire me résistait irrévocablement. Je ne comprenais pas les règles et ne voyais pas du tout l’intérêt de les appliquer.

Pendant mon adolescence, j’ai également lu énormément. Je lisais des histoires qui faisaient peur, je lisais des histoires tristes, je lisais des histoires de médecins légistes, d’enquêtes policières, d’enfants abandonnés, je lisais pour mieux comprendre le monde et appréhender un peu plus sa profondeur et sa réalité. J’étais à la recherche de sens, et c’est dans les livres que je l’ai trouvé.

En revanche, je n’écrivais toujours pas. Je me souviens avoir essayé très fort sur un sujet qui m’avait inspiré, cherchant avec soin mes mots pour décrire mes émotions. J’avais eu malgré tout, et une fois de plus, une note catastrophique et mes professeurs ne comprenaient pas comment moi, pourtant plutôt bonne élève, je pouvais écrire aussi mal.

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Ma nouvelle vie d’ex-prof

On me demande tous les jours comment se passe ma nouvelle vie sans classe, et la réponse fuse toujours avec un grand sourire : « C’est extraordinaire, j’ai tellement bien fait de faire ce choix ! »

Mais la réalité derrière est bien plus complexe que ça, et ne se résume pas à cette simple phrase qui est finalement un peu trop banale. J’ai donc envie de développer un peu plus aujourd’hui dans cet article, parce que si vous êtes vous-même dans un changement de vie, cette réflexion fera peut-être écho à votre propre cheminement.

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Le jour où j’ai failli aller vivre dans les Asturies…

Lisbonne, vous avez failli me perdre.

Il y a de ça quelques années, c’est Houston qui avait failli me perdre, le jour où je suis presque partie pour aller vivre dans le Maine. Vraiment, ça s’était joué à peu de choses à l’époque, et cet été encore, il s’en est fallu de peu pour que je prenne sous le bras mari, enfants, cochons et couvées, et que j’abandonne mon appart fraîchement acheté et ma nouvelle vie de non-prof qui venait pourtant tout juste de commencer.

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Qu’est-ce qu’on attend ?

Nous sommes mercredi 26 août, il est 7h48, et allez savoir pourquoi, ce matin, j’en ai marre.

Nous sommes en France depuis presque 6 semaines maintenant, et nous avons passé un été le plus sérieux possible, en faisant attention à ce que nous faisions et qui nous voyions. Ce fut malgré tout un bon moment et je mesure notre chance par rapport à tous les expatriés qui n’ont pas pu rentrer voir leurs proches cet été.

Alors, pourquoi est-ce que j’en ai marre si tout va plutôt bien ?

J’en ai marre de lire que la planète va mal, que la forêt brûle, que des animaux s’éteignent. J’en ai marre de devoir faire attention à tout ce que je mange, en me demandant si je ne suis pas en train de m’empoisonner. J’en ai marre d’être le jouet des grandes entreprises, qui ne visent que le profit et l’argent. J’en ai marre de porter un masque, parce que je ne vois plus le sourire des gens, mais je le porte quand même, parce qu’il le faut. J’en ai marre de cette société malade, de ces gens qui se parlent mal sur les réseaux sociaux, de cette vie qui est parfois si injuste pour certaines personnes, j’en ai marre de tout, parce que ce tout devient un grand n’importe quoi.

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La gazelle & le papillon

Il est toujours délicat de parler de soi sur la toile, même si c’est sur son propre blog. Partager mes pensées ici me permet de combler le besoin constant que j’ai d’écrire tout en me servant de thérapie pour avancer, mais il faut savoir trouver un juste équilibre entre trop en dire et n’en dire pas assez. Vos retours sur mon précédent article m’ont beaucoup touchée, d’autant plus que j’avais fait le choix d’être assez vague sur mon nouveau projet. Je sais que vous vous posez des questions, mais je vous promets que je vous tiendrai au courant dès que je sentirai que c’est le bon moment 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous raconter l’histoire de Faustine et de Maeva. Ces deux petites filles font partie de mes souvenirs délicats d’enseignante et jamais je n’ai raconté cette histoire qui m’a beaucoup touchée. Je ressens le besoin de lui laisser un petit espace ici aujourd’hui, parce que je ne les ai pas oubliées, malgré toutes les années qui se sont depuis écoulées. Cette histoire est différente de celle de Hamane, mais elle n’est malheureusement pas très gaie non plus. Je ne cherche pas à présenter ce métier comme une succession d’histoires toutes plus dures les unes que les autres, mais je voudrais juste vous montrer que lorsqu’on travaille dans une classe, chaque année auprès d’une vingtaine d’enfants, on est confronté à tout, et surtout à ce à quoi on ne s’attend pas, et qu’on n’a jamais appris à gérer.

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