Comprendre les élections américaines 2020

Il y a 4 ans, nous étions à l’aube d’une très grosse claque mondiale avec l’élection de Donald Trump. A cette époque, je vivais aux US depuis 5 ans, et la soirée de l’élection restera un des souvenirs les plus terribles de mon expatriation. Je pense que tous ceux qui l’ont vécue pourront témoigner…

Comme c’est un système très compliqué, je me suis dit que je pourrais faire un petit point avec vous pour vous expliquer comment cela fonctionne réellement. Un deuxième article suivra bientôt avec mon ressenti sur ces élections.

Attachez vos ceintures, je vous emmène au cœur d‘un des plus gros débats présidentiels de l’histoire américaine et que tout le monde attend impatiemment depuis près de 4 ans !

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Fermer nos anciennes portes

Drôle de titre, n’est-ce pas ? Mais j’ai beau essayer de le retourner dans tous les sens, je n’en vois pas d’autres. Je trouve pourtant que ça sonne bizarre, « Fermer nos anciennes portes », peut-être parce que c’est quelque chose qui est un peu difficile à faire dans nos vies. Mais j’ai pris ces jours-ci conscience de ce petit détail, qui est finalement peut-être le plus important, et j’ai envie de vous partager ma réflexion.

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Devenir écrivain

Je ne me souviens pas exactement comment j’ai appris à lire, ni quand, mais une fois que la lecture a été acquise, elle ne m’a plus jamais quittée.

Quand j’étais enfant, je lisais tout le temps, dans mon lit, dehors ou même la tête à l’envers, je lisais des romans, des bandes dessinées ou des documentaires, je lisais tout ce que je trouvais, autant que je pouvais, autant que je voulais. Je lisais surtout beaucoup le dictionnaire, passionnée par tous ces mots qui défilaient devant moi, et dont les définitions s’inscrivaient pour toujours dans mon cœur.

Quand j’étais enfant, en revanche, je n’écrivais pas. L’orthographe était assez naturelle pour moi, mais la grammaire me résistait irrévocablement. Je ne comprenais pas les règles et je ne voyais pas du tout l’intérêt de les appliquer. Malgré ma passion pour la lecture, j’étais convaincue d’être une scientifique dans l’âme. Écrire était une torture, et mes textes étaient toujours vides de sens.

Pendant mon adolescence, je lisais toujours autant. Je lisais des histoires qui faisaient peur, je lisais des histoires tristes, je lisais des histoires de médecins légistes, d’enquêtes policières, d’enfants abandonnés, je lisais pour mieux comprendre le monde et appréhender un peu mieux sa profondeur et sa réalité. J’étais à la recherche de sens, et c’est dans les livres que je l’ai trouvé.

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Ma nouvelle vie d’ex-prof

On me demande tous les jours comment se passe ma nouvelle vie sans classe, et la réponse fuse toujours avec un grand sourire : « C’est extraordinaire, j’ai tellement bien fait de faire ce choix ! »

Mais la réalité derrière est bien plus complexe que ça, et ne se résume pas à cette simple phrase qui est finalement un peu trop banale. J’ai donc envie de développer un peu plus aujourd’hui dans cet article, parce que si vous êtes vous-même dans un changement de vie, cette réflexion fera peut-être écho à votre propre cheminement.

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Le jour où j’ai failli aller vivre dans les Asturies…

Lisbonne, vous avez failli me perdre.

Il y a de ça quelques années, c’est Houston qui avait failli me perdre, le jour où je suis presque partie pour aller vivre dans le Maine. Vraiment, ça s’était joué à peu de choses à l’époque, et cet été encore, il s’en est fallu de peu pour que je prenne sous le bras mari, enfants, cochons et couvées, et que j’abandonne mon appart fraîchement acheté et ma nouvelle vie de non-prof qui venait pourtant tout juste de commencer.

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Qu’est-ce qu’on attend ?

Nous sommes mercredi 26 août, il est 7h48, et allez savoir pourquoi, ce matin, j’en ai marre.

Nous sommes en France depuis presque 6 semaines maintenant, et nous avons passé un été le plus sérieux possible, en faisant attention à ce que nous faisions et qui nous voyions. Ce fut malgré tout un bon moment et je mesure notre chance par rapport à tous les expatriés qui n’ont pas pu rentrer voir leurs proches cet été.

Alors, pourquoi est-ce que j’en ai marre si tout va plutôt bien ?

J’en ai marre de lire que la planète va mal, que la forêt brûle, que des animaux s’éteignent. J’en ai marre de devoir faire attention à tout ce que je mange, en me demandant si je ne suis pas en train de m’empoisonner. J’en ai marre d’être le jouet des grandes entreprises, qui ne visent que le profit et l’argent. J’en ai marre de porter un masque, parce que je ne vois plus le sourire des gens, mais je le porte quand même, parce qu’il le faut. J’en ai marre de cette société malade, de ces gens qui se parlent mal sur les réseaux sociaux, de cette vie qui est parfois si injuste pour certaines personnes, j’en ai marre de tout, parce que ce tout devient un grand n’importe quoi.

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La gazelle & le papillon

Il est toujours délicat de parler de soi sur la toile, même si c’est sur son propre blog. Partager mes pensées ici me permet de combler le besoin constant que j’ai d’écrire tout en me servant de thérapie pour avancer, mais il faut savoir trouver un juste équilibre entre trop en dire et n’en dire pas assez. Vos retours sur mon précédent article m’ont beaucoup touchée, d’autant plus que j’avais fait le choix d’être assez vague sur mon nouveau projet. Je sais que vous vous posez des questions, mais je vous promets que je vous tiendrai au courant dès que je sentirai que c’est le bon moment 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous raconter l’histoire de Faustine et de Maeva. Ces deux petites filles font partie de mes souvenirs délicats d’enseignante et jamais je n’ai raconté cette histoire qui m’a beaucoup touchée. Je ressens le besoin de lui laisser un petit espace ici aujourd’hui, parce que je ne les ai pas oubliées, malgré toutes les années qui se sont depuis écoulées. Cette histoire est différente de celle de Hamane, mais elle n’est malheureusement pas très gaie non plus. Je ne cherche pas à présenter ce métier comme une succession d’histoires toutes plus dures les unes que les autres, mais je voudrais juste vous montrer que lorsqu’on travaille dans une classe, chaque année auprès d’une vingtaine d’enfants, on est confronté à tout, et surtout à ce à quoi on ne s’attend pas, et qu’on n’a jamais appris à gérer.

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Au revoir, l’enseignement…

Il m’aura fallu du temps, beaucoup de temps, pour enfin franchir le pas, mais cette fois-ci je peux l’écrire pour de bon : je viens de terminer officiellement ma carrière d’enseignante, puisque j’ai décidé de ne pas reprendre à la rentrée prochaine. 15 ans de ma vie auront été consacrés aux enfants. 15 ans !

C’est beaucoup 15 ans, et en même temps c’est peu. Fidèle à moi-même, j’ai papillonné de projets en projets pendant tout ce temps, des écoles privées très huppées à la ZEP la plus modeste, j’ai été coordinatrice pédagogique, j’ai été au cœur de l’action lors de deux ouvertures d’écoles et une création d’association, j’ai partagé ma classe avec 5 américaines différentes 5 ans de suite dans 3 écoles différentes, j’ai enseigné à tous les âges, à tous les niveaux et surtout, surtout, à des enfants à besoins très particuliers qui m’ont appris à la fin de ma carrière le vrai sens du mot acceptation.

Comment j’étais en tant qu’enseignante ? Sûrement du genre à donner un cadre très strict avec de doux moments d’humour et d’amour à l’intérieur. J’ai raté, parfois, j’ai réussi, souvent, j’ai pleuré, beaucoup, j’ai pesté, bien trop et j’ai finalement fait ce que j’ai pu. Je suis fière de mon parcours atypique d’enseignante, parce que celui-ci m’a fait grandir. J’ai appris à lâcher, j’ai appris à cadrer, j’ai appris à accepter.

Pourquoi est-ce que je pars ? La réponse est simple et complexe à la fois. Je garderai les détails pour moi, mais je peux vous donner la version allégée : parce qu’il est temps. Il est temps de fermer la porte à la fatigue, aux lourdes responsabilités, aux tempêtes émotionnelles, et à ce temps qui passe, élèves après élèves, année après année, et que j’ai décidé de ne plus laisser filer.

Qu’est-ce que je vais faire ? C’est encore un peu prématuré pour en parler, mais je sais d’ores et déjà que je veux être mon propre chef et créer mon propre projet. Je ne veux plus dépendre d’aucune structure ni d’aucun horaire imposé, je veux vibrer pour mon projet, et plus pour celui des autres. J’ai les ressources en moi pour ça, et me lancer dans l’inconnu me fait peur mais ne me retient pas. Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés par ce choix !

J’ai énormément hésité à poster la suite de cet article, et je ne suis pas encore complètement convaincue que je vais y arriver. Le métier d’enseignant est très connu, tout en l’étant très peu. Les clichés sont nombreux, la communication parfois bien difficile. Alors pour mieux vous faire ressentir ce que vit un enseignant et afin de clore ce chapitre de ma vie, j’ai envie de partager avec vous mon tout premier souvenir, tel que je l’ai vécu. J’ai d’autres histoires à vous raconter, que je partagerai peut-être par la suite, selon ce que vous en pensez. La pudeur me fera peut être en retenir certaines, votre curiosité me fera peut-être en rajouter d’autres. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous souhaitez que j’approfondisse un peu ce thème, car j’avoue que je ne sais pas trop comment me positionner.

Je me lance aujourd’hui avec l’histoire de Hamane*, la pauvre petite Hamane. Je vous laisse découvrir ce que j’ai vécu, ce qui n’est jamais raconté, ce qui est toujours tu. Écoutez les enseignants qui sont autour de vous, ils ont sûrement tous de telles histoires à vous raconter…

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