Des mots pour soi

Je ne crois pas vous avoir raconté comment ce blog, commencé il y a plus de dix ans pour donner simplement des nouvelles à ma famille, a hérité de son nom Miss Texas.

Ce 22 août 2011, jour tellement spécial pour moi, je venais de sortir de l’ascenseur dans l’immeuble de mes beaux-parents quand j’ai rencontré leur femme de ménage, d’origine philippine, que je connaissais un petit peu. J’avais dans une main ma valise, dans l’autre ma fille de 13 mois, et je m’apprêtais à aller à l’aéroport pour décoller vers ma nouvelle vie au Texas. Lorsque cette personne m’a vue, heureuse mais perdue, inquiète et excitée, elle nous a souhaité une belle nouvelle vie, puis, tout en serrant la petite main potelée de Salomé, elle a conclu en la désignant par un « Bye-bye Miss Texas ! ». En une simple rencontre à l’un des moments les plus importants de ma vie, le nom de ce blog était né.

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Les cinq livres qui m’ont le plus marquée

Voilà bien longtemps que j’ai envie d’écrire cet article, afin de vous partager mes plus gros coups de cœur littéraires. J’aime lire infiniment, passionnément, profondément. Je ne peux pas m’endormir sans avoir lu, je ne peux pas ne pas avoir un livre en cours. Et certains livres ont été un tournant dans ma vie, comme les cinq que je vais vous présenter aujourd’hui. J’ai décidé de vous les montrer dans l’ordre dans lequel je les ai lus, mais tous sont sur un pied d’égalité dans mon cœur. Ce sont des œuvres fortes, puissantes, sur des thèmes parfois difficiles, et toujours avec une plume qui a su saisir la réalité de l’âme humaine. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous les connaissez, ou bien quels sont vos livres préférés également !

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Douceur : mon mot clé pour 2021

Cela fait longtemps que je ne suis pas venue sur le blog ou les réseaux sociaux, et je pourrais vous donner tout un tas de fausses bonnes raisons pour cela, la première étant que je n’en ai pas eu le temps. Ce n’est pas complètement faux : depuis début décembre, mes moments seule se sont comptés sur les doigts d’une main, puisque j’ai d’abord été confinée avec les enfants pendant 2 semaines (nous étions cas contacts), puis l’école a repris en ligne pour deux semaines depuis début janvier, me remettant dans le cas de maman maîtresse, ce qui a été toutefois bien plus facile que l’an dernier puisque je n’avais que mes deux enfants à gérer, sans une classe en double-niveaux en plus à côté. Mais la vraie raison est en fait toute autre : j’ai tout simplement été bloquée.

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Ma rencontre avec Hervé Le Tellier, prix Goncourt 2020

Pas plus tard qu’hier, une de mes amies me demandait si je continuais l’écriture créative en ce moment. En y réfléchissant bien, il est vrai que j’ai complètement arrêté de créer des histoires fictives, tout mon temps étant dédié aux témoignages de vies et aux biographies. Pourtant, coucher sur le papier toutes les histoires que j’ai en tête est une véritable passion ! J’aime donner vie aux personnages qui se bousculent en moi. J’aime rire et pleurer avec mes écrits. J’aime voir le processus créatif se mettre en place, idée après idée. En revanche, j’ai beaucoup plus de mal à faire lire mes histoires, notamment aux gens que je connais. Je n’ai pas encore mis complètement le doigt sur ce blocage, qui pourtant me pourrit bien la vie dans mon quotidien d’aspirant écrivain. Bref, il y a 1 an et demi, je me suis prise par la main et j’ai tout de même participé à un concours d’écriture, où il se trouve que j’ai été très bien classée. Cela m’a permis de rencontrer Hervé Le Tellier, qui vient tout juste de remporter le prix Goncourt avec son livre L’anomalie, et changer de manière décisive la vision que j’avais de moi en tant qu’auteur.

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Devenir écrivain

Je ne me souviens pas exactement comment j’ai appris à lire, ni quand, mais une fois que la lecture a été acquise, elle ne m’a plus jamais quittée.

Quand j’étais enfant, je lisais tout le temps, dans mon lit, dehors ou même la tête à l’envers, je lisais des romans, des bandes dessinées ou des documentaires, je lisais tout ce que je trouvais, autant que je pouvais, autant que je voulais. Je lisais surtout beaucoup le dictionnaire, passionnée par tous ces mots qui défilaient devant moi, et dont les définitions s’inscrivaient pour toujours dans mon cœur.

Quand j’étais enfant, en revanche, je n’écrivais pas. L’orthographe était assez naturelle pour moi, mais la grammaire me résistait irrévocablement. Je ne comprenais pas les règles et je ne voyais pas du tout l’intérêt de les appliquer. Malgré ma passion pour la lecture, j’étais convaincue d’être une scientifique dans l’âme. Écrire était une torture, et mes textes étaient toujours vides de sens.

Pendant mon adolescence, je lisais toujours autant. Je lisais des histoires qui faisaient peur, je lisais des histoires tristes, je lisais des histoires de médecins légistes, d’enquêtes policières, d’enfants abandonnés, je lisais pour mieux comprendre le monde et appréhender un peu mieux sa profondeur et sa réalité. J’étais à la recherche de sens, et c’est dans les livres que je l’ai trouvé.

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Ma nouvelle vie d’ex-prof

On me demande tous les jours comment se passe ma nouvelle vie sans classe, et la réponse fuse toujours avec un grand sourire : « C’est extraordinaire, j’ai tellement bien fait de faire ce choix ! »

Mais la réalité derrière est bien plus complexe que ça, et ne se résume pas à cette simple phrase qui est finalement un peu trop banale. J’ai donc envie de développer un peu plus aujourd’hui dans cet article, parce que si vous êtes vous-même dans un changement de vie, cette réflexion fera peut-être écho à votre propre cheminement.

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Qu’est-ce qu’on attend ?

Nous sommes mercredi 26 août, il est 7h48, et allez savoir pourquoi, ce matin, j’en ai marre.

Nous sommes en France depuis presque 6 semaines maintenant, et nous avons passé un été le plus sérieux possible, en faisant attention à ce que nous faisions et qui nous voyions. Ce fut malgré tout un bon moment et je mesure notre chance par rapport à tous les expatriés qui n’ont pas pu rentrer voir leurs proches cet été.

Alors, pourquoi est-ce que j’en ai marre si tout va plutôt bien ?

J’en ai marre de lire que la planète va mal, que la forêt brûle, que des animaux s’éteignent. J’en ai marre de devoir faire attention à tout ce que je mange, en me demandant si je ne suis pas en train de m’empoisonner. J’en ai marre d’être le jouet des grandes entreprises, qui ne visent que le profit et l’argent. J’en ai marre de porter un masque, parce que je ne vois plus le sourire des gens, mais je le porte quand même, parce qu’il le faut. J’en ai marre de cette société malade, de ces gens qui se parlent mal sur les réseaux sociaux, de cette vie qui est parfois si injuste pour certaines personnes, j’en ai marre de tout, parce que ce tout devient un grand n’importe quoi.

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La gazelle & le papillon

Il est toujours délicat de parler de soi sur la toile, même si c’est sur son propre blog. Partager mes pensées ici me permet de combler le besoin constant que j’ai d’écrire tout en me servant de thérapie pour avancer, mais il faut savoir trouver un juste équilibre entre trop en dire et n’en dire pas assez. Vos retours sur mon précédent article m’ont beaucoup touchée, d’autant plus que j’avais fait le choix d’être assez vague sur mon nouveau projet. Je sais que vous vous posez des questions, mais je vous promets que je vous tiendrai au courant dès que je sentirai que c’est le bon moment 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous raconter l’histoire de Faustine et de Maeva. Ces deux petites filles font partie de mes souvenirs délicats d’enseignante et jamais je n’ai raconté cette histoire qui m’a beaucoup touchée. Je ressens le besoin de lui laisser un petit espace ici aujourd’hui, parce que je ne les ai pas oubliées, malgré toutes les années qui se sont depuis écoulées. Cette histoire est différente de celle de Hamane, mais elle n’est malheureusement pas très gaie non plus. Je ne cherche pas à présenter ce métier comme une succession d’histoires toutes plus dures les unes que les autres, mais je voudrais juste vous montrer que lorsqu’on travaille dans une classe, chaque année auprès d’une vingtaine d’enfants, on est confronté à tout, et surtout à ce à quoi on ne s’attend pas, et qu’on n’a jamais appris à gérer.

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