Coup de Calgon en buvant mon thé…

Les amis, faut que je vous raconte mon coup de Calgon que je me suis faite toute seule ce matin en préparant mon thé !

Petit retour en arrière : avec le passage de Harvey et nos deux semaines hors de la maison, c’était un peu la débandade dans mon frigo et mes placards, faut bien l’avouer. Samedi, à court de thé, je suis donc allée faire quelques courses, parce que moi, sans thé, le matin, je vais pas vraiment bien loin.

Arrivée au supermarché, impossible de trouver du thé en vrac et je me suis donc rabattue sur des sachets. Dimanche matin, j’ouvre la boîte et là, stupeur et tremblements, je me retrouve face à 20 petits sachets, chacun emballé individuellement dans un petite pochette en plastique qui, je présume, est là pour conserver le goût, tout en faisant un peu classe. Vous auriez dû me voir toute seule dans ma cuisine, j’ai râlé tout le temps d’installer le petit-déjeuner ! 😠

Alors voilà, la vie moderne, c’est ça ? Pour des raisons commerciales, Homo Pollutionnus emballe des feuilles de thé (produit au bout du monde) dans des petits sachets, eux-mêmes mis dans des pochettes en plastique, le tout dans une boîte ? Sainte déculpabilisation heureusement n’est jamais bien loin, et nous susurre à l’oreille que tout va bien, puisque c’est recyclable et que le thé est bio.

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Harvey, Jour 5 : UPDATE

Tout d’abord, un GRAND merci pour tous vos messages de soutien, vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien ! Ce que nous vivons tous est vraiment pénible, entre l’enfermement qui se prolonge, la peur pour nos maisons et surtout le stress de savoir nos amis évacués les uns après les autres.

La pluie a plus ou moins cessé, et contrairement à ce qu’annoncent certains médias, Harvey n’est pas en train de se reformer. Encore une fois, je vous conseille d’aller voir le site de spacecityweather, qui donne de vraies infos sans le drama Ce qui est plus inquiétant, ce sont les barrages. L’eau est relâchée petit à petit dans les bayous (nos rivières made in Texas – tu sais, le truc marronâtre avec plein de crocos) afin de les désengorger. Ceci inonde inévitablement les quartiers alentours. Pour l’instant, les barrages sont sous contrôle, et la pluie qui s’est arrêtée est une immense chance afin de drainer le plus vite possible.

 

Flood

La rue derrière chez moi ce midi…

Harvey : récit d’ une semaine hors du temps

Lundi dernier, mon mari, surfeur et donc toujours au point sur les prévisions météo, remarque quelque chose d’anormal dans le golfe du Mexique. Il en parle à ses collègues qui en rigolent. Le soir, plutôt inquiet, il me dit qu’un cyclone est peut être en train de se former et qu’il faut faire attention. C’est la première fois que j’entends parler de Harvey.

Mardi soir, je rentre de l’école avec mes enfants. Je suis fatiguée mais, voyant qu’il me reste un quart d’essence, je décide quand même d’aller faire le plein, au cas où. Une collègue nous envoie un message le soir, nous disant de commencer à nous préparer.

Mercredi matin, je vois en effet sur l’autoroute des panneaux lumineux qui indiquent qu’un cyclone se forme dans le golfe et qu’il faut tout de suite aller s’approvisionner en eau, en vivres et en essence. 6 ans à Houston, première fois que je vois cet affichage. Nous avons déjà de grosses réserves d’eau à la maison, mais aussi des lampes, des piles et des vivres. On va faire des courses le soir même, pour le frais.

Jeudi, le cyclone est dans toutes les discussions à l’école. On se demande si on va pouvoir venir travailler le lendemain. Le soir, la décision tombe : l’école sera fermée vendredi et lundi, au moins. Les magasins commencent à saturer et il est très difficile de trouver de l’eau désormais.

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Quand un cyclone arrive sur nous !

Cher cyclone Harvey,

Alors ça, si on me l’avait dit, je ne l’aurais jamais cru ! Figurez-vous, chers lecteurs, qu’un cyclone, c’est hyper susceptible !

Oui, Harvey, que ça te plaise ou non, tu es susceptible, c’est comme ça. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire qu’une éclipse te vole la vedette la semaine de la rentrée ?! Est-ce une raison suffisante pour foncer droit sur nous ?!

En plus, j’ai l’air fine, moi, maintenant. Ça fait 5 jours que je me larmoie sur ce blog et sur ma page FB avec mon anniversaire des 6 ans passés à Houston, et ceux qui connaissent Houston me disent tous : « Quoi, 6 ans au Texas et tu n’as jamais vécu de cyclone ?! ». Bah non, et je trouvais ça très bien, d’ailleurs.

Donc voilà. On fait quoi maintenant ? L’essence est remplie au maximum, on a des dizaines de gallons d’eau, de la nourriture, des piles à profusion, des lampes torches pour rivaliser Versailles, et on est même exempté d’aller travailler demain.

Alors quoi ? On fait quoi ? Ah bah ouais, on t’attend.

Ok. Et bien attendons, alors !

Et puis p’t’être bien… prions ?

A demain cyclone Harvey ! Et n’hésite pas à faire retomber un peu la pression !

Sophie

PS : Stay tuned, chers lecteurs, je vous tiendrai au courant de l’évolution de la situation  sur ma page FB !

La fin de Miss Texas… ou pas ?

Hi there !

Je sais, je ne suis plus ici, ni là d’ailleurs. J’ai fait un break dans ma vie virtuelle, et notamment sur le blog comme vous avez pu le voir ces derniers temps. Déjà, ça m’a laissé un peu de temps pour remettre ma vie à jour, et m’apercevoir par exemple que j’avais pas rangé mes papiers administratifs depuis un an, date à l’appui. Damned.

La raison en vrai (non parce que les papiers qui s’entassent je m’en fous, en fait), c’est que pendant tout ce temps des tas d’articles se sont empilés dans ma tête, sans que je parvienne à les écrire. J’ai commencé 10 000 brouillons, mais je n’ai pas réussi à en mener un seul au bout (comme au tarot).

La raison de ce bouillonnement intérieur que je n’ai pas réussi à exprimer ici, c’est que je viens de découvrir un truc : entre l’adolescence et la crise de la quarantaine, il y a une autre crise dans la vie à l’âge de 34 ans et demi. Ouais. J’ai cherché un peu sur internet et j’avoue que j’ai pas trouvé grand chose. Pourtant cette crise majeure existe bel et bien, la preuve, je suis en PLEIN dedans. J’ai donc décidé de nommer moi même cette crise (puisque personne n’a pensé à le faire avant moi j’ai l’impression), et elle s’appellera désormais « la crise de la prise de conscience que y’a quand même un truc qui tourne pas rond ».

Ma fameuse « crise de la prise de conscience que y’a quand même un truc qui tourne pas rond » me fait mettre le doigt sur plein de situations qui me posent problème dans la vie de tous les jours et qui, si vraiment Maurice pousse le bouchon un peu plus loin,  doivent vous aussi vous poser quelques problèmes dans vos vies de tous les jours.

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Et si notre vie avait été différente ?

J’aurais pu fuir un pays en guerre, mais j’ai juste voulu découvrir le monde.

J’aurais pu douter de revoir un jour ma famille, mais je peux les contacter dès que j’en ai envie.

J’aurais pu voir mourir tous mes amis, mais ils sont toujours là pour moi.

J’aurais pu trembler pour la vie de mes enfants, mais je n’ai qu’à trembler pour leurs petits tracas.

J’aurais pu ne plus me souvenir de l’odeur de mon pays, mais je peux rentrer me réconforter dans ses bras tous les ans.

J’aurais pu être blessée, j’aurais pu souffrir, j’aurais pu me noyer, mais je suis en parfaite santé.

Je suis expatriée, j’aurais pu être réfugiée. Un mot peut-il tout changer ? Oui, un mot peut tout changer.

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Récit d’une gueule de bois

C’était un mercredi matin, en plein mois de Novembre.

Je me lève, la bouche pâteuse, le regard vitreux, l’air hagard. Une énorme envie de vomir me tord le ventre. J’ai mal au cœur.

Une vraie gueule de bois.

Pas de bol pour quelqu’un qui ne boit pas d’alcool.

La nuit a été courte, il faut pourtant se lever. Mon corps a du mal à suivre, pour mon cerveau c’est encore pire.

Je me repasse la soirée en boucle dans la tête. A quel moment ça a vraiment commencé à merder ?

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Cette drogue dure dont je ne peux pas me passer…

Ah bah voilà, je parle de drogue dans le titre et vous avez déjà tous cliqué pour venir lire ce qui me rend complètement accro ! Bravo, tiens !

Alors tout d’abord, faut que je vous dise que je vais pas parler du Texas aujourd’hui, ni des expatriés. C’est con, je viens juste de me faire tout plein de nouveaux lecteurs avides de savoir comment on vit au pays des cow-boys, et je vais parler de drogue. Ça s’appelle saborder son propre blog, ça, ou je m’appelle pas Miss Texas. Mais bon, tant pis, j’assume, et j’en profite pour faire des bisous à mes nouveaux lecteurs ! Partez pas déjà les amis !

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