Au revoir, l’enseignement…

Il m’aura fallu du temps, beaucoup de temps, pour enfin franchir le pas, mais cette fois-ci je peux l’écrire pour de bon : je viens de terminer officiellement ma carrière d’enseignante, puisque j’ai décidé de ne pas reprendre à la rentrée prochaine. 15 ans de ma vie auront été consacrés aux enfants. 15 ans !

C’est beaucoup 15 ans, et en même temps c’est peu. Fidèle à moi-même, j’ai papillonné de projets en projets pendant tout ce temps, des écoles privées très huppées à la ZEP la plus modeste, j’ai été coordinatrice pédagogique, j’ai été au cœur de l’action lors de deux ouvertures d’écoles et une création d’association, j’ai partagé ma classe avec 5 américaines différentes 5 ans de suite dans 3 écoles différentes, j’ai enseigné à tous les âges, à tous les niveaux et surtout, surtout, à des enfants à besoins très particuliers qui m’ont appris à la fin de ma carrière le vrai sens du mot acceptation.

Comment j’étais en tant qu’enseignante ? Sûrement du genre à donner un cadre très strict avec de doux moments d’humour et d’amour à l’intérieur. J’ai raté, parfois, j’ai réussi, souvent, j’ai pleuré, beaucoup, j’ai pesté, bien trop et j’ai finalement fait ce que j’ai pu. Je suis fière de mon parcours atypique d’enseignante, parce que celui-ci m’a fait grandir. J’ai appris à lâcher, j’ai appris à cadrer, j’ai appris à accepter.

Pourquoi est-ce que je pars ? La réponse est simple et complexe à la fois. Je garderai les détails pour moi, mais je peux vous donner la version allégée : parce qu’il est temps. Il est temps de fermer la porte à la fatigue, aux lourdes responsabilités, aux tempêtes émotionnelles, et à ce temps qui passe, élèves après élèves, année après année, et que j’ai décidé de ne plus laisser filer.

Qu’est-ce que je vais faire ? C’est encore un peu prématuré pour en parler, mais je sais d’ores et déjà que je veux être mon propre chef et créer mon propre projet. Je ne veux plus dépendre d’aucune structure ni d’aucun horaire imposé, je veux vibrer pour mon projet, et plus pour celui des autres. J’ai les ressources en moi pour ça, et me lancer dans l’inconnu me fait peur mais ne me retient pas. Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés par ce choix !

J’ai énormément hésité à poster la suite de cet article, et je ne suis pas encore complètement convaincue que je vais y arriver. Le métier d’enseignant est très connu, tout en l’étant très peu. Les clichés sont nombreux, la communication parfois bien difficile. Alors pour mieux vous faire ressentir ce que vit un enseignant et afin de clore ce chapitre de ma vie, j’ai envie de partager avec vous mon tout premier souvenir, tel que je l’ai vécu. J’ai d’autres histoires à vous raconter, que je partagerai peut-être par la suite, selon ce que vous en pensez. La pudeur me fera peut être en retenir certaines, votre curiosité me fera peut-être en rajouter d’autres. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous souhaitez que j’approfondisse un peu ce thème, car j’avoue que je ne sais pas trop comment me positionner.

Je me lance aujourd’hui avec l’histoire de Hamane*, la pauvre petite Hamane. Je vous laisse découvrir ce que j’ai vécu, ce qui n’est jamais raconté, ce qui est toujours tu. Écoutez les enseignants qui sont autour de vous, ils ont sûrement tous de telles histoires à vous raconter…

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Vivre ses rêves les plus fous

En cette période étrange de fin de confinement, nous pourrions être tentés de regarder dans le rétroviseur de nos vies afin de faire un bilan sur la façon dont elles évoluent quotidiennement. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie d’aller de l’avant en parlant plutôt de ce qui nous attend, de cet avenir plein de projets, qui parfois existent presque déjà tandis que d’autres peinent à se réaliser. J’ai envie de vous parler un peu de mon expérience, puisque j’ai eu la chance d’avoir plusieurs fois le courage de faire de très grands pas, en recommençant presque toute ma vie de zéro. Plus précisément, on ne recommence jamais sa vie de zéro, on poursuit juste le chemin qui nous attend, et ce détail qui semble infime a en fait toute son importance.

En ce moment, deux projets vivent en moi, l’un franchement osé, et l’autre terriblement enivrant. Je suis très fière de pouvoir dire que le premier est, malgré sa douce folie, sur le point d’aboutir. J’ai du prendre des décisions difficiles pour pouvoir y arriver, et j’ai vraiment hâte de vous en parler ! En revanche, mon second projet, qui découlera directement de la réussite du premier, est toujours au point mort, et pourtant je me dois de tout donner pour réussir celui-ci. Pour l’instant, je n’y arrive pas et je ressens une terrible frustration de ne pas mettre tout en œuvre pour y arriver.

Quand je pense à mes projets, je ne peux m’empêcher de penser à ma meilleure amie. Si je devais avoir un seul modèle pour saisir en un instant les ficelles de la vie, ce serait elle, qui vit ses rêves à fond, sans contraintes, sans limites, avec sa fougue et sa joie de vivre si caractéristiques. Nous en parlons souvent pendant des heures au téléphone. Quels sont les nouveaux projets que nous sentons au fond de nos tripes ? Qu’est-ce qui nous retient de les accomplir ? Que pouvons nous mettre en œuvre pour y arriver ?

Ce soir, j’ai envie de m’attarder un peu sur ces trois questions afin de partager avec vous mes réflexions sur ce sujet qui me tient tellement à cœur. Je vous embarque donc avec moi dans une longue réflexion qui, je l’espère, permettra de vous aider à accomplir à votre tour vos projets les plus fous !

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