Devenir écrivain…

Je ne me souviens pas exactement comment j’ai appris à lire, ni quand, mais une fois que la lecture a été acquise, elle ne m’a plus jamais quittée.

Quand j’étais enfant, je lisais tout le temps, dans mon lit, dehors ou même la tête en bas, je lisais des romans, des bandes dessinées ou des documentaires, je lisais tout ce que je trouvais, autant que je voulais, dès que je pouvais. Je lisais surtout beaucoup le dictionnaire, passionnée par tous ces mots qui défilaient devant moi, et dont les définitions me faisaient voyager.

Quand j’étais enfant, en revanche, je n’écrivais pas. Malgré ma passion pour la lecture, j’étais convaincue d’être une scientifique dans l’âme. Écrire était une torture, et mes textes étaient toujours vides de sens. L’orthographe était assez naturelle pour moi, mais la grammaire me résistait irrévocablement. Je ne comprenais pas les règles et ne voyais pas du tout l’intérêt de les appliquer.

Pendant mon adolescence, j’ai également lu énormément. Je lisais des histoires qui faisaient peur, je lisais des histoires tristes, je lisais des histoires de médecins légistes, d’enquêtes policières, d’enfants abandonnés, je lisais pour mieux comprendre le monde et appréhender un peu plus sa profondeur et sa réalité. J’étais à la recherche de sens, et c’est dans les livres que je l’ai trouvé.

En revanche, je n’écrivais toujours pas. Je me souviens avoir essayé très fort sur un sujet qui m’avait inspiré, cherchant avec soin mes mots pour décrire mes émotions. J’avais eu malgré tout, et une fois de plus, une note catastrophique et mes professeurs ne comprenaient pas comment moi, pourtant plutôt bonne élève, je pouvais écrire aussi mal.

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Ma nouvelle vie d’ex-prof

On me demande tous les jours comment se passe ma nouvelle vie sans classe, et la réponse fuse toujours avec un grand sourire : « C’est extraordinaire, j’ai tellement bien fait de faire ce choix ! »

Mais la réalité derrière est bien plus complexe que ça, et ne se résume pas à cette simple phrase qui est finalement un peu trop banale. J’ai donc envie de développer un peu plus aujourd’hui dans cet article, parce que si vous êtes vous-même dans un changement de vie, cette réflexion fera peut-être écho à votre propre cheminement.

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La gazelle & le papillon

Il est toujours délicat de parler de soi sur la toile, même si c’est sur son propre blog. Partager mes pensées ici me permet de combler le besoin constant que j’ai d’écrire tout en me servant de thérapie pour avancer, mais il faut savoir trouver un juste équilibre entre trop en dire et n’en dire pas assez. Vos retours sur mon précédent article m’ont beaucoup touchée, d’autant plus que j’avais fait le choix d’être assez vague sur mon nouveau projet. Je sais que vous vous posez des questions, mais je vous promets que je vous tiendrai au courant dès que je sentirai que c’est le bon moment 😉

Aujourd’hui j’ai envie de vous raconter l’histoire de Faustine et de Maeva. Ces deux petites filles font partie de mes souvenirs délicats d’enseignante et jamais je n’ai raconté cette histoire qui m’a beaucoup touchée. Je ressens le besoin de lui laisser un petit espace ici aujourd’hui, parce que je ne les ai pas oubliées, malgré toutes les années qui se sont depuis écoulées. Cette histoire est différente de celle de Hamane, mais elle n’est malheureusement pas très gaie non plus. Je ne cherche pas à présenter ce métier comme une succession d’histoires toutes plus dures les unes que les autres, mais je voudrais juste vous montrer que lorsqu’on travaille dans une classe, chaque année auprès d’une vingtaine d’enfants, on est confronté à tout, et surtout à ce à quoi on ne s’attend pas, et qu’on n’a jamais appris à gérer.

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Au revoir, l’enseignement…

Il m’aura fallu du temps, beaucoup de temps, pour enfin franchir le pas, mais cette fois-ci je peux l’écrire pour de bon : je viens de terminer officiellement ma carrière d’enseignante, puisque j’ai décidé de ne pas reprendre à la rentrée prochaine. 15 ans de ma vie auront été consacrés aux enfants. 15 ans !

C’est beaucoup 15 ans, et en même temps c’est peu. Fidèle à moi-même, j’ai papillonné de projets en projets pendant tout ce temps, des écoles privées très huppées à la ZEP la plus modeste, j’ai été coordinatrice pédagogique, j’ai été au cœur de l’action lors de deux ouvertures d’écoles et une création d’association, j’ai partagé ma classe avec 5 américaines différentes 5 ans de suite dans 3 écoles différentes, j’ai enseigné à tous les âges, à tous les niveaux et surtout, surtout, à des enfants à besoins très particuliers qui m’ont appris à la fin de ma carrière le vrai sens du mot acceptation.

Comment j’étais en tant qu’enseignante ? Sûrement du genre à donner un cadre très strict avec de doux moments d’humour et d’amour à l’intérieur. J’ai raté, parfois, j’ai réussi, souvent, j’ai pleuré, beaucoup, j’ai pesté, bien trop et j’ai finalement fait ce que j’ai pu. Je suis fière de mon parcours atypique d’enseignante, parce que celui-ci m’a fait grandir. J’ai appris à lâcher, j’ai appris à cadrer, j’ai appris à accepter.

Pourquoi est-ce que je pars ? La réponse est simple et complexe à la fois. Je garderai les détails pour moi, mais je peux vous donner la version allégée : parce qu’il est temps. Il est temps de fermer la porte à la fatigue, aux lourdes responsabilités, aux tempêtes émotionnelles, et à ce temps qui passe, élèves après élèves, année après année, et que j’ai décidé de ne plus laisser filer.

Qu’est-ce que je vais faire ? C’est encore un peu prématuré pour en parler, mais je sais d’ores et déjà que je veux être mon propre chef et créer mon propre projet. Je ne veux plus dépendre d’aucune structure ni d’aucun horaire imposé, je veux vibrer pour mon projet, et plus pour celui des autres. J’ai les ressources en moi pour ça, et me lancer dans l’inconnu me fait peur mais ne me retient pas. Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés par ce choix !

J’ai énormément hésité à poster la suite de cet article, et je ne suis pas encore complètement convaincue que je vais y arriver. Le métier d’enseignant est très connu, tout en l’étant très peu. Les clichés sont nombreux, la communication parfois bien difficile. Alors pour mieux vous faire ressentir ce que vit un enseignant et afin de clore ce chapitre de ma vie, j’ai envie de partager avec vous mon tout premier souvenir, tel que je l’ai vécu. J’ai d’autres histoires à vous raconter, que je partagerai peut-être par la suite, selon ce que vous en pensez. La pudeur me fera peut être en retenir certaines, votre curiosité me fera peut-être en rajouter d’autres. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous souhaitez que j’approfondisse un peu ce thème, car j’avoue que je ne sais pas trop comment me positionner.

Je me lance aujourd’hui avec l’histoire de Hamane*, la pauvre petite Hamane. Je vous laisse découvrir ce que j’ai vécu, ce qui n’est jamais raconté, ce qui est toujours tu. Écoutez les enseignants qui sont autour de vous, ils ont sûrement tous de telles histoires à vous raconter…

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Vivre ses rêves les plus fous

En cette période étrange de fin de confinement, nous pourrions être tentés de regarder dans le rétroviseur de nos vies afin de faire un bilan sur la façon dont elles évoluent quotidiennement. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie d’aller de l’avant en parlant plutôt de ce qui nous attend, de cet avenir plein de projets, qui parfois existent presque déjà tandis que d’autres peinent à se réaliser. J’ai envie de vous parler un peu de mon expérience, puisque j’ai eu la chance d’avoir plusieurs fois le courage de faire de très grands pas, en recommençant presque toute ma vie de zéro. Plus précisément, on ne recommence jamais sa vie de zéro, on poursuit juste le chemin qui nous attend, et ce détail qui semble infime a en fait toute son importance.

En ce moment, deux projets vivent en moi, l’un franchement osé, et l’autre terriblement enivrant. Je suis très fière de pouvoir dire que le premier est, malgré sa douce folie, sur le point d’aboutir. J’ai du prendre des décisions difficiles pour pouvoir y arriver, et j’ai vraiment hâte de vous en parler ! En revanche, mon second projet, qui découlera directement de la réussite du premier, est toujours au point mort, et pourtant je me dois de tout donner pour réussir celui-ci. Pour l’instant, je n’y arrive pas et je ressens une terrible frustration de ne pas mettre tout en œuvre pour y arriver.

Quand je pense à mes projets, je ne peux m’empêcher de penser à ma meilleure amie. Si je devais avoir un seul modèle pour saisir en un instant les ficelles de la vie, ce serait elle, qui vit ses rêves à fond, sans contraintes, sans limites, avec sa fougue et sa joie de vivre si caractéristiques. Nous en parlons souvent pendant des heures au téléphone. Quels sont les nouveaux projets que nous sentons au fond de nos tripes ? Qu’est-ce qui nous retient de les accomplir ? Que pouvons nous mettre en œuvre pour y arriver ?

Ce soir, j’ai envie de m’attarder un peu sur ces trois questions afin de partager avec vous mes réflexions sur ce sujet qui me tient tellement à cœur. Je vous embarque donc avec moi dans une longue réflexion qui, je l’espère, permettra de vous aider à accomplir à votre tour vos projets les plus fous !

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