Les cinq livres qui m’ont le plus marquée

Voilà bien longtemps que j’ai envie d’écrire cet article, afin de vous partager mes plus gros coups de cœur littéraires. J’aime lire infiniment, passionnément, profondément. Je ne peux pas m’endormir sans avoir lu, je ne peux pas ne pas avoir un livre en cours. Et certains livres ont été un tournant dans ma vie, comme les cinq que je vais vous présenter aujourd’hui. J’ai décidé de vous les montrer dans l’ordre dans lequel je les ai lus, mais tous sont sur un pied d’égalité dans mon cœur. Ce sont des œuvres fortes, puissantes, sur des thèmes parfois difficiles, et toujours avec une plume qui a su saisir la réalité de l’âme humaine. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous les connaissez, ou bien quels sont vos livres préférés également !

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Douceur : mon mot clé pour 2021

Bonjour à tous !

Cela fait longtemps que je ne suis pas venue sur le blog ou les réseaux sociaux, et je pourrais vous donner tout un tas de fausses bonnes raisons pour cela, la première étant que je n’en ai pas eu le temps. Ce n’est pas complètement faux : depuis début décembre, mes moments seule se sont comptés sur les doigts d’une main, puisque j’ai d’abord été confinée avec les enfants pendant 2 semaines (nous étions cas contacts), puis l’école a repris en ligne pour deux semaines depuis début janvier, me remettant dans le cas de maman maîtresse, ce qui a été toutefois bien plus facile que l’an dernier puisque je n’avais que mes deux enfants à gérer, sans une classe en double-niveaux en plus à côté. Mais la vraie raison est en fait toute autre : j’ai tout simplement été bloquée.

Voici un mois et demi que mon esprit, et mon corps avec lui, ont eu besoin d’une VRAIE pause pour couper avec le flot incessant de questions et de doutes qui m’arrivaient par vagues depuis l’été dernier. Tout s’est bloqué, et pour encore mieux accentuer la situation, une violente sciatique a fini par me clouer sur place juste avant Noël. Avec le confinement en plus, et un temps catastrophique à Lisbonne, mon moral et mes projets en ont pris un sacré coup. Mais je sais maintenant que quand ce genre de situations arrive, il suffit d’observer, d’attendre que l’orage passe et d’accepter. J’ai donc tout mis en pause, et j’ai profité autrement. Comme je ne pouvais plus aller marcher en forêt ou aller à la plage, j’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais pensé faire : je me suis abonnée à Netflix. J’ai donc regardé des séries et lu tous les jolis livres apportés par le Père-Noël, j’ai beaucoup cuisiné, j’ai joué à des jeux de société avec mes enfants, et surtout j’ai oublié tout ce qui touchait de près ou de loin à mes projets de cette fin d’année 2020.

Après cette longue pause fort bénéfique, j’ai eu l’occasion de faire un petit bilan de tout ça, et c’est ce que j’ai envie de vous partager aujourd’hui. Article long en perspective, que j’écris surtout pour en garder une trace, mais que je partage car peut-être que cela résonnera en vous et vous permettra à votre tour de tracer votre propre bilan.





Coucher de soleil sur les bords du Tage pendant que je faisais une petite balade du soir ❤




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Qu’est-ce qu’on attend ?

Nous sommes mercredi 26 août, il est 7h48, et allez savoir pourquoi, ce matin, j’en ai marre.

Nous sommes en France depuis presque 6 semaines maintenant, et nous avons passé un été le plus sérieux possible, en faisant attention à ce que nous faisions et qui nous voyions. Ce fut malgré tout un bon moment et je mesure notre chance par rapport à tous les expatriés qui n’ont pas pu rentrer voir leurs proches cet été.

Alors, pourquoi est-ce que j’en ai marre si tout va plutôt bien ?

J’en ai marre de lire que la planète va mal, que la forêt brûle, que des animaux s’éteignent. J’en ai marre de devoir faire attention à tout ce que je mange, en me demandant si je ne suis pas en train de m’empoisonner. J’en ai marre d’être le jouet des grandes entreprises, qui ne visent que le profit et l’argent. J’en ai marre de porter un masque, parce que je ne vois plus le sourire des gens, mais je le porte quand même, parce qu’il le faut. J’en ai marre de cette société malade, de ces gens qui se parlent mal sur les réseaux sociaux, de cette vie qui est parfois si injuste pour certaines personnes, j’en ai marre de tout, parce que ce tout devient un grand n’importe quoi.

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L'école à la maison

Comme certains ici le savent, je suis maîtresse en CP-CE1, dans une école française au Portugal. Enfin, J’ETAIS maîtresse, plutôt, car depuis 10 jours je suis devenue animatrice conférencière spécialisée sur Zoom et sur Seesaw… Vous ne connaissez pas ces deux programmes ? Moi non plus il y a 10 jours, et pourtant ils sont devenus mes deux alliés indispensables pour assurer le suivi pédagogique de mes élèves. Je ne les maîtrise pas encore très bien d’ailleurs, mais je travaille d’arrache-pied pour y arriver, et je me dis que ça va bien finir par rentrer, un jour.

Avant, j’étais à l’école de la vie, avec des élèves pour de vrai, et je passais mes journées debout, passant d’un groupe à l’autre, d’un bobo à un bonheur, d’un incident à un sourire, et le tout sans jamais faire de pause pipi. Avant, j’étais enfermée mais j’étais libre, libre de suivre avec mes élèves le rythme que je voulais, de revenir sur ce qui n’était pas compris, libre de lire une histoire ou d’entonner une chanson. Avant, j’étais maîtresse dans une classe pour de vrai.

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Être parent

Hier, j’étais dans le bus avec mes deux enfants lorsque j’ai vu une jeune maman monter à son tour, une poussette d’un côté et un petit loulou de 4 ans de l’autre.

Tandis qu’elle luttait pour caler sa poussette, sortir ses tickets et s’assurer que son enfant tenait bien debout, une autre maman lui est venue en aide. Elles ont alors commencé à discuter. Le bébé de 6 mois qui se réveille toutes les heures la nuit, le mal de dos de devoir toujours le porter, la fatigue, la lassitude, la course effrénée de la vie avec de jeunes enfants… Et tandis qu’elles parlaient, la jeune maman tentait d’empêcher son petit qui était dans la poussette d’appuyer sur le bouton d’arrêt pour les personnes en fauteuil roulant, pile à sa hauteur. Ces deux mamans paraissaient lasses mais gardaient le sourire pour montrer que malgré tout, tout allait bien.

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Pourquoi partons-nous de Houston ?

En voilà une bonne question !  Pourquoi partons-nous de Houston, après 7 ans passés ici, une carte verte, une maison achetée, deux CDI et des amis précieux que nous n’avons pas du tout envie de quitter ?!

 

J’hésitais à vous raconter notre cheminement, mais un commentaire suite à mon précédent article m’a vraiment permis de comprendre à quel point ce partage d’expérience peut aider tous ceux qui hésitent à s’expatrier. La personne, dans son commentaire, me disait qu’elle aimerait partir, mais qu’il lui manquait LE truc pour oser franchir le pas. Je n’ai pas LE truc, parce que c’est propre à chacun, mais je peux vous donner des pistes de réflexion pour que vous puissiez ensuite décider si c’est une expérience que vous avez envie de vivre ou non.

 

Dans cet article, je ne vais pas vous parler de mon premier départ, celui qui m’a amené à Houston. C’était il y a longtemps, j’étais plus jeune, je venais juste d’avoir un bébé, nous ne vivions pas dans la même ville avec Olivier, et j’avoue que les raisons sont un peu floues pour moi. Je me souviens juste que j’étais suffisamment instable pour que l’idée de déménager et changer de métier encore une fois ne me fasse pas plus peur que ça 😉 Aujourd’hui je vais vous parler de ce nouveau départ, qui compte beaucoup plus à mes yeux, car il est issu d’une longue réflexion, que je vais partager avec vous dans cet article aujourd’hui.

 

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Le poids des mots

S’il y a bien un lieu où on se rend compte du poids que portent les femmes sur leurs épaules, c’est bien à l’école, à travers la bouche de leurs enfants.

Il y a quelques semaines, un de mes élèves n’avait pas de gourde d’eau. Comme c’est plus pratique pour moi qu’ils en aient une, je me suis entendue lui dire : « Ce n’est pas grave, demande à maman ce soir si elle peut t’en mettre une dans ton cartable pour demain ». Mon élève, satisfait, est reparti vaquer à ses occupations, et moi j’ai bloqué.

Pourquoi « maman » ? Pourquoi pas « papa » ? Ou « tes parents » ? Ça m’est sorti tout seul, comme une habitude, comme une évidence. Incroyable.

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Sans armes, et caetera…

Je pourrais vous dire à quel point je souhaite un contrôle des armes aux US. Je pourrais vous dire à quel point mon cœur se serre quand je lis ce genre de news. Je pourrais vous dire que je ne veux plus jamais qu’un tel massacre se reproduise. Mais je ne vais pas vous dire tout ça, car vous le savez déjà. Je le sais, je le sens, j’en suis sûre. J’ai confiance en vous.

Alors je vais vous dire de continuer à tendre la main aux étrangers, aux différents, à ceux qui rient, à ceux qui pleurent, à ceux que vous comprenez, et surtout à ceux que vous ne comprenez pas. Je vais vous dire que, dans ce monde qui évolue à toute vitesse, personne ne devrait rester seul, avec ses peurs, ses doutes, ses vices et son chagrin. Enfin, et surtout, je vais vous dire qu’ouvrir son cœur est certainement ce qu’il y a de plus difficile au monde.

Fermer son cœur, ça on sait tous faire, c’est facile, c’est connu. Ouvrir son cœur, c’est s’exposer à ses propres faiblesses, à ses propres doutes, à ses propres peurs. Ouvrir son cœur, c’est être blessé quand on blesse quelqu’un, c’est se tromper et le réaliser, c’est se museler pour ne pas juger, c’est être parfois maladroit et souvent à contre-courant. Ouvrir son cœur, c’est difficile, car nous avons tous ancré en nous notre culture, nos souvenirs, nos croyances, nos opinions. C’est un long filet fortement emmêlé, qu’il est bien souvent difficile de détricoter.

Pourtant, nous devons tous essayer d’être la bouée de secours de quelqu’un. Parce que ce ne sont pas que les armes qui doivent être contrôlées, mais bien l’isolement, le repli sur soi, la peur, la mauvaise tentation. C’est à la racine du mal que nous devons nous attaquer. Une seule arme est possible, celle du respect, de l’amour et de la tolérance. Ce n’est pas facile, mais c’est indispensable pour qu’aucun enfant, nos adultes de demain, n’en arrive un jour à une issue sans fin.

Love, sans armes, et caetera ❤️

Sophie