Conversion, mon amour

Ce soir, faut qu’on parle d’un sujet sérieux (vous me connaissez) : Les unités de mesure. Vous souvenez-vous du truc horriblement chiant quand il fallait convertir des hectolitres en centilitres en 4ème B avec Mme Dufour ? Vous pensiez ce jour-là que vous aviez atteint vos limites question mathématiques (surtout que bon, j’veux pas critiquer, mais ça nous a jamais vraiment servi des masses les hectolitres depuis la 4ème B avec Mme Dufour…).

Pour être tout à fait honnête, quand je remplissais mes tableaux plein de zéros, jamais je n’aurais imaginé qu’ailleurs dans le monde quelqu’un pouvait avoir eu l’idée saugrenue un jour de se dire que ça serait vachement sympa d’utiliser des gallons au lieu des litres, des Fahrenheit au lieu des Celsius, des miles et des pieds au lieu des kilomètres, ou encore des cups au lieu des grammes.

Ce mec-là a eu le nez creux, moi j’vous dis : il avait sûrement flairé le filon de la vente d’antidépresseurs que tout cela allait engendrer. Il aurait mieux fait d’écouter en 4ème B avec Mme Dufour, ça nous aurait peut être permis à tous de vivre un peu plus sereinement.

Pour illustrer ce que je vous dis, laissez-moi vous raconter une anecdote qui date de quelques années maintenant.  Tout a commencé pendant les fêtes de Noël, où j’ai eu l’idée merveilleuse de vouloir offrir une boîte de gâteaux « home made version Frenchy » aux maîtresses de Salomé (genre madeleines, truffes, cannelés, financiers…). C’était sans compter que les maîtresses ont trouvé ça absolument delicious et m’ont supplié de leur donner les recettes. C’est là que sont rentrées en jeu les unités de mesure et que le cauchemar a commencé.

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Je serai une vraie Texane quand…

Bon, j’avoue… Pour ce premier article post-come back, je vais faire un copiage pur et dur. Mais que voulez-vous, quand ma super copine blogueuse Sandra de l’excellentissime blog Bibliblog a publié cette semaine un article Je serai une vraie japonaise quand…, bah mon sang de Miss Texas n’a fait qu’un tour. Il FALLAIT que je fasse pareil (enfin, avec le Texas, parce que bon, le Japon, je maîtrise pas des masses…)

Bref, je suis pas une vraie Texane, ça se voit (ça s’entend surtout…) mais après 7 ans je continue à me perfectionner chaque jour. Enfin, je crois.

Je serai donc une vraie Texane quand :

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Harvey, l’écriture, la reconstruction et moi…

Dis donc, on dirait bien que I’m back ! 5 mois sans (presque) rien écrire, ça peut paraître long, mais ça a été bénéfique pour moi pour faire le point. Il faut dire que ce furent des mois intenses, riches en émotions et en bouleversements en tous genres. J’ai eu besoin de ce break pour réfléchir et voir où la vie allait me mener. Et là où elle me mène actuellement, ça me plaît… beaucoup… Pas de grande annonce ce soir, rassurez-vous, mais restez connectés, car ça bouge chez MissTexas 😉

 

J’étais partie pour vous écrire un article sur le fait que je n’achète plus de vêtements (purée, celui là quand il paraîtra vous pourrez rire car ça doit bien faire 3 ans que je le promets, ah ah !), mais en fait, j’ai un mot qui tourne en boucle dans ma tête depuis que j’ai tapé la première lettre de cet article : Harvey.

 

Harvey, ce cyclone qui nous a touché de plein fouet il y a 5 mois, pourquoi penser à lui, là, maintenant ? Peut être que parce que, justement, c’est Harvey qui est à l’origine de tous ces bouleversements. Et aussi parce que, contrairement à ce que je croyais, une catastrophe naturelle n’est pas juste un passage pénible et éphémère. C’est long, très long, et 5 mois plus tard, nombreux sont encore les personnes en plein dedans…

 

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L’écologie aux Etats-Unis : où en est-on vraiment ?

Mes amis, fermez les yeux (enfin, pas trop pour que vous puissiez lire quand même, hein…). Si je vous dis USA, et plus particulièrement le Texas, qu’est-ce que vous me répondez ?

Bon, comme je sais pas encore faire du direct sur un blog, on va faire semblant et dire que vous m’avez répondu et que je vais lire vos réponses (j’aime bien échanger avec vous).

Donc, vous m’avez dit :

  • Fast-foods
  • Pick-ups
  • Surconsommation
  • Malbouffe
  • Déchets

Et bien, vous aviez raison ! (Vous êtes drôlement perspicaces, dis donc !). Et là, vous sentez pas comme un petit air général autour de vous, lorsque vous pensez à tout ça ? Genre un dénominateur commun, comme lorsqu’on faisait des fractions en 4ème C ?

Oui mes amis, les fast-foods, les pick-ups et tous leurs petits copains américains ont un point commun ! Ça commence par PO et ça finit par LLUTION ! Ouais !

Bon, je vais pas y aller par 4 chemins pour vous l’annoncer : j’ai pris conscience ces dernières années de l’énorme problème de l’écologie et je suis devenue celle qui refuse le commerce traditionnel, qui évite les zoos et qui va même jusqu’à mettre son propre déo fait maison tous les matins sous les aisselles. Ouais. Sauf que, j’habite au Texas. The One. The Big One même. Niveau malbouffe, armes et surconsommation, c’est THE place to be aux US. Et moi j’habite là. Damned.

Donc, comme annoncé dans ma grosse remise en question de l’article précédent, je vais réorienter un peu mon blog sur ces sujets qui me tiennent à cœur, parce que je trouve que c’est un vrai problème, et que dans la vie il ne devrait pas y avoir de problèmes (c’est Baloo qui le dit). Je vais donc vous présenter dans cet article un peu long ce que j’ai pu observer ici aux US.

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Sans armes, et caetera…

Je pourrais vous dire à quel point je souhaite un contrôle des armes aux US. Je pourrais vous dire à quel point mon cœur se serre quand je lis ce genre de news. Je pourrais vous dire que je ne veux plus jamais qu’un tel massacre se reproduise. Mais je ne vais pas vous dire tout ça, car vous le savez déjà. Je le sais, je le sens, j’en suis sûre. J’ai confiance en vous.

Alors je vais vous dire de continuer à tendre la main aux étrangers, aux différents, à ceux qui rient, à ceux qui pleurent, à ceux que vous comprenez, et surtout à ceux que vous ne comprenez pas. Je vais vous dire que, dans ce monde qui évolue à toute vitesse, personne ne devrait rester seul, avec ses peurs, ses doutes, ses vices et son chagrin. Enfin, et surtout, je vais vous dire qu’ouvrir son cœur est certainement ce qu’il y a de plus difficile au monde.

Fermer son cœur, ça on sait tous faire, c’est facile, c’est connu. Ouvrir son cœur, c’est s’exposer à ses propres faiblesses, à ses propres doutes, à ses propres peurs. Ouvrir son cœur, c’est être blessé quand on blesse quelqu’un, c’est se tromper et le réaliser, c’est se museler pour ne pas juger, c’est être parfois maladroit et souvent à contre-courant. Ouvrir son cœur, c’est difficile, car nous avons tous ancré en nous notre culture, nos souvenirs, nos croyances, nos opinions. C’est un long filet fortement emmêlé, qu’il est bien souvent difficile de détricoter.

 

Pourtant, nous devons tous essayer d’être la bouée de secours de quelqu’un. Parce que ce ne sont pas que les armes qui doivent être contrôlées, mais bien l’isolement, le repli sur soi, la peur, la mauvaise tentation. C’est à la racine du mal que nous devons nous attaquer. Une seule arme est possible, celle du respect, de l’amour et de la tolérance. Ce n’est pas facile, mais c’est indispensable pour qu’aucun enfant, nos adultes de demain, n’en arrive un jour à une issue sans fin.

Love, sans armes, et caetera ❤️

Sophie

 

L’envers du chaos…

D’ abord, il y a l’annonce, la préparation et l’attente. Puis, le cyclone arrive, et l’inquiétude laisse place à un rouleau compresseur émotionnel. Et après, on comptabilise tant bien que mal les dégâts.

Dans le cas de Harvey, malheureusement, les pluies torrentielles ont tellement rempli les réservoirs que pour éviter que les barrages ne cèdent, la ville de Houston a décidé d’ouvrir les vannes et de nous inonder, délibérément. Cette décision, certainement indispensable, a eu des conséquences désastreuses sur tous les quartiers environnant le Bayou, notre rivière locale à nous (et aux crocos). Nous pouvons donc dire qu’après avoir compté les dégâts de Harvey, nous avons dû attendre de nouveau dans l’angoisse que l’eau cesse de monter de toutes parts, avant de comptabiliser une nouvelle fois les dégâts.

Pour vous décrire les jours suivant le lâcher de l’eau, je ne vois pas d’autres mots que chaos. Au delà des magasins fermés et de la pénurie en essence, nous avons tous eu à reprendre notre quotidien dans une ville littéralement coupée en deux. Les ponts du Bayou, impraticables, ont obligé tous les automobilistes à emprunter des détours de plusieurs heures pour rejoindre l’école ou le travail. Ces deux semaines ont été éprouvantes pour tout le monde, autant physiquement que moralement.

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Coup de Calgon en buvant mon thé…

Les amis, faut que je vous raconte mon coup de Calgon que je me suis faite toute seule ce matin en préparant mon thé !

Petit retour en arrière : avec le passage de Harvey et nos deux semaines hors de la maison, c’était un peu la débandade dans mon frigo et mes placards, faut bien l’avouer. Samedi, à court de thé, je suis donc allée faire quelques courses, parce que moi, sans thé, le matin, je vais pas vraiment bien loin.

Arrivée au supermarché, impossible de trouver du thé en vrac et je me suis donc rabattue sur des sachets. Dimanche matin, j’ouvre la boîte et là, stupeur et tremblements, je me retrouve face à 20 petits sachets, chacun emballé individuellement dans un petite pochette en plastique qui, je présume, est là pour conserver le goût, tout en faisant un peu classe. Vous auriez dû me voir toute seule dans ma cuisine, j’ai râlé tout le temps d’installer le petit-déjeuner ! 😠

Alors voilà, la vie moderne, c’est ça ? Pour des raisons commerciales, Homo Pollutionnus emballe des feuilles de thé (produit au bout du monde) dans des petits sachets, eux-mêmes mis dans des pochettes en plastique, le tout dans une boîte ? Sainte déculpabilisation heureusement n’est jamais bien loin, et nous susurre à l’oreille que tout va bien, puisque c’est recyclable et que le thé est bio.

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Harvey : la reconstruction

Voici une semaine que le cyclone Harvey a décidé de faire un petit passage dont on se serait bien passé dans nos vies. Après quelques jours de stress pour tout le monde, c’est l’heure de la reconstruction.

Quand je parle de reconstruction, je pense bien sûr tout d’abord à la reconstruction matérielle. 136 000 structures ont été inondées, beaucoup par plus d’un mètre d’eau. A l’heure actuelle, il est encore très difficile de se déplacer dans la ville, et de nombreuses routes et autoroutes sont fermées. Les magasins s’approvisionnent petit à petit (par contre, ne cherchez pas de lait, du pain de mie, des œufs ou du bacon, les américains sont passés avant ! Visez les poireaux, ça, y’en a ^^). Certaines écoles sont entièrement inondées, et même si la rentrée des écoles publiques a été repoussée au 11 septembre, il va falloir beaucoup de temps pour redispatcher les enfants dans les écoles épargnées. La reprise va être très dure pour tout le monde, et la ville de Houston risque de devenir un bouchon géant dans les prochaines semaines. Mais cela passera avec le temps et la baisse du niveau de l’eau.

En revanche, quand je parle de reconstruction, je pense aussi à une reconstruction qui va prendre beaucoup plus de temps et qui va être beaucoup plus difficile à accepter : la reconstruction psychologique.

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