Lisbonne, here I come !

Le 22 août, quelle date spéciale pour moi !

Il y a 7 ans jour pour jour, je débarquais au Texas, les valises pleines et l’esprit perdu, épatée par ce que j’étais en train de réaliser, effrayée par ce que j’allais trouver. Impossible pour moi de décrire ces 7 années en quelques lignes, avec ses petits malheurs et ses grands bonheurs, ses découvertes et ses épreuves, mais si je devais résumer en 1 mot ce que j’ai vécu, ce mot serait RÉALISATION. Réalisation que le monde est vaste, réalisation que nous fonctionnons tous de manière différente, réalisation de qui je suis vraiment. Cette aventure humaine hors du commun aura fait de moi la personne qui a pu dire, 7 ans plus tard, qu’elle était assez stable et sûre d’elle pour tenter une nouvelle aventure au bout du monde.

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Le syndrome Jean-Claude Van Damme

Un jour, le grand Jean-Claude Van Damme a dit : « Un replicant quand il naît, il est physically formé comme un gars de 40 ans, mais son brain… comment on dit ? son computer brain ? son cerveau, il faut qu’il absorbe tout ce qu’il y a autour, qu’il voit les couleurs, qu’il touche comment sont les choses, il est aware…  »

Vous n’avez rien compris et c’est normal, je ne pense pas que lui non plus se soit vraiment compris en philosophant. Mais allez, avouez, ne nous sommes pas tous légèrement moqués un jour ou l’autre de ce Bruxellois émigré aux États-Unis qui cherchait un mot sur deux dans sa langue maternelle ? Ne le faisait-il pas un peu exprès ? N’était-ce pas pour se faire remarquer ?

Enfin moi, j’avoue, je me suis moquée, et puis un jour, à mon tour, je suis partie comme lui en expatriation.

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Mes 10 questions existentielles sur la vie au Texas…

Attention, sujet hautement philosophique du soir, bonsoir !

Après 7 ans ici, je n’ai pas encore répondu à toutes mes interrogations concernant les petits détails de la vie quotidienne au Texas. Je sais pas, moi, y’a vraiment des trucs qui m’échappent… Je vous fais donc la liste, pour voir si je suis la seule à ne pas toujours comprendre mon environnement !

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6 ans au Texas !

Les amis, je suis émue. Le 21 août est un jour un peu spécial pour moi : il y a 6 ans jour pour jour, je disais un dernier au revoir à la France.
Nous sommes partis le 22 août 2011 vivre aux US, mais je ne compte pas ce jour là, où j’étais déjà en mode pilotage automatique (un vol de 10h avec un enfant d’un an, faut le vivre – en faisant un million d’aller-retour dans les allées, à moitié courbé – pour le croire).

Ce 21 août, donc, j’ai appelé une dernière fois toute ma famille et mes amis. J’étais heureuse, j’étais terrifiée, j’étais excitée, j’étais perdue, mais surtout, j’étais épatée. Épatée de me dire que je partais au bout du monde, avec mon mari, ma fille, et quelques valises (et un siège auto, et une poussette, et un sac à langer…). Épatée de me dire que si j’en étais là, c’était grâce à moi. Épatée de me dire que je ne savais pas où j’allais dormir le lendemain soir, ni ce que j’allais manger, ni à quoi allait ressembler la ville. Épatée de partir sans travail, sans maison, sans voiture, sans Social Security Number (ah, celui-là…), sans téléphone. Sans aucune idée de ce à quoi allait ressembler ma nouvelle vie, tout simplement.
Ce jour-là, entre une boule dans la gorge, un nœud dans l’estomac, et sûrement quelques larmes me connaissant, j’ai ressenti une immense fierté de bousculer toutes mes habitudes de vie pour plonger dans le grand bain américain.

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Le bodyjam et moi, ou quand l’expatrié ne pige rien à son cours de danse…

Bon, j’ai une réclamation.

Le mercredi, c’est bodyjam.
Tu connais pas le bodyjam ? C’est facile, c’est un cours de danse sur de la musique de djeuns, avec des mouvements de djeuns, et toi t’as ton corps de déjà vieille. Tu vois le truc ?

Donc, le mercredi, c’est bodyjam.

Faut que tu saches un truc sur moi, cher lecteur. La danse et moi, c’est comme Bernard Minet et Dorothée, comme Justin Bieber et son despacito-qu’on-sait pas-ce-que-ça-veut-dire-ce-mot, ou encore comme Trump et son coiffeur : c’est du solide, c’est de l’inséparable. Si je poussais le bouchon un peu trop loin, je dirais que sans la danse, pour moi, c’est comme si Roméo n’aimait plus… Virginie (désolée lecteur de moins de 30 ans, tu n’as pas compris la blague, t’étais pas encore là à la grande époque !) Je pense avoir écumé tous les bals musette du fin fond des Alpes pendant ma belle jeunesse, et même encore aujourd’hui j’ai du mal à ne pas finir la dernière sur une piste de danse.

Bref, aujourd’hui, c’était donc bodyjam.

Après 2 mois en France, sans sport, et avec 4 kilos en plus. Tu vois la reprise ?

Alors moi je veux bien avoir galéré comme une dingue, ça sera ma punition pour les repas en trop. Ça, ok, c’est réglé, c’est assumé. Mais je pense qu’il y a quand même un sujet qu’il faut que j’amène sur le tapis, parce que là, ça va plus.

 

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Vivre au Texas… Voilà pourquoi je ne peux plus m’en passer !

« Et dis donc chérie, si on partait vivre au Texas ? »

Dans une vie idéale : « Oh, quelle fabuleuse idée ! Le Texas, j’en rêve depuis toujours ! Tu te rends compte, les cow-boys intrépides, la gastronomie élaborée, l’écologie de pointe, la mode délicate, le climat tempéré ! Et les armes ! Et la religion ! On part quand ???!!! »

Dans la vie réelle : « Ah ?! Ah, ah ! Ah ah ah ah ah ah !!! Euh…? T’es sérieux là ? »

 

Je vous ai déjà raconté qu’avant de venir vivre au Texas j’étais déjà venue en 2007 à Houston, juste pour voir ? Que j’étais repartie en éclatant de rire, parce que jamais Ô grand jamais on ne me ferait mettre un pied ici pour y vivre ?! Que j’avais trouvé la ville horriblement moche et mortellement plate, que j’avais détesté la bouffe et qu’en plus je comprenais pas un mot de ce qu’ils marmonnaient ?!

Comme je vous l’ai expliqué dans mes deux précédents articles sur ce que je n’aime pas dans la vie au Texas (à lire ici et ), il y a des choses qui me rendent dingues ici, comme les armes, la malbouffe, l’écologie, la politique, le système de santé ou encore la course à la réussite… Vous avez été très nombreux à réagir à la lecture de tous ces problèmes et à me demander comment je fais pour rester ici. Parce que oui, j’aime la vie au Texas profondément, peut être même plus que la vie en France, et je crois que nous aurions beaucoup de choses à apprendre de ce pays pour vivre de manière plus harmonieuse dans le notre.

 

Texas, I love you d’amour, et je vais essayer de montrer au monde entier pourquoi maintenant !

 

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