6 ans au Texas !

Les amis, je suis émue. Le 21 août est un jour un peu spécial pour moi : il y a 6 ans jour pour jour, je disais un dernier au revoir à la France.
Nous sommes partis le 22 août 2011 vivre aux US, mais je ne compte pas ce jour là, où j’étais déjà en mode pilotage automatique (un vol de 10h avec un enfant d’un an, faut le vivre – en faisant un million d’aller-retour dans les allées, à moitié courbé – pour le croire).

Ce 21 août, donc, j’ai appelé une dernière fois toute ma famille et mes amis. J’étais heureuse, j’étais terrifiée, j’étais excitée, j’étais perdue, mais surtout, j’étais épatée. Épatée de me dire que je partais au bout du monde, avec mon mari, ma fille, et quelques valises (et un siège auto, et une poussette, et un sac à langer…). Épatée de me dire que si j’en étais là, c’était grâce à moi. Épatée de me dire que je ne savais pas où j’allais dormir le lendemain soir, ni ce que j’allais manger, ni à quoi allait ressembler la ville. Épatée de partir sans travail, sans maison, sans voiture, sans Social Security Number (ah, celui-là…), sans téléphone. Sans aucune idée de ce à quoi allait ressembler ma nouvelle vie, tout simplement.
Ce jour-là, entre une boule dans la gorge, un nœud dans l’estomac, et sûrement quelques larmes me connaissant, j’ai ressenti une immense fierté de bousculer toutes mes habitudes de vie pour plonger dans le grand bain américain.

Lire la suite de « 6 ans au Texas ! »

Le bodyjam et moi, ou quand l’expatrié ne pige rien à son cours de danse…

Bon, j’ai une réclamation.

Le mercredi, c’est bodyjam.
Tu connais pas le bodyjam ? C’est facile, c’est un cours de danse sur de la musique de djeuns, avec des mouvements de djeuns, et toi t’as ton corps de déjà vieille. Tu vois le truc ?

Donc, le mercredi, c’est bodyjam.

Faut que tu saches un truc sur moi, cher lecteur. La danse et moi, c’est comme Bernard Minet et Dorothée, comme Justin Bieber et son despacito-qu’on-sait pas-ce-que-ça-veut-dire-ce-mot, ou encore comme Trump et son coiffeur : c’est du solide, c’est de l’inséparable. Si je poussais le bouchon un peu trop loin, je dirais que sans la danse, pour moi, c’est comme si Roméo n’aimait plus… Virginie (désolée lecteur de moins de 30 ans, tu n’as pas compris la blague, t’étais pas encore là à la grande époque !) Je pense avoir écumé tous les bals musette du fin fond des Alpes pendant ma belle jeunesse, et même encore aujourd’hui j’ai du mal à ne pas finir la dernière sur une piste de danse.

Bref, aujourd’hui, c’était donc bodyjam.

Après 2 mois en France, sans sport, et avec 4 kilos en plus. Tu vois la reprise ?

Alors moi je veux bien avoir galéré comme une dingue, ça sera ma punition pour les repas en trop. Ça, ok, c’est réglé, c’est assumé. Mais je pense qu’il y a quand même un sujet qu’il faut que j’amène sur le tapis, parce que là, ça va plus.

 

Lire la suite de « Le bodyjam et moi, ou quand l’expatrié ne pige rien à son cours de danse… »

Vivre au Texas… Voilà pourquoi je ne peux plus m’en passer !

« Et dis donc chérie, si on partait vivre au Texas ? »

Dans une vie idéale : « Oh, quelle fabuleuse idée ! Le Texas, j’en rêve depuis toujours ! Tu te rends compte, les cow-boys intrépides, la gastronomie élaborée, l’écologie de pointe, la mode délicate, le climat tempéré ! Et les armes ! Et la religion ! On part quand ???!!! »

Dans la vie réelle : « Ah ?! Ah, ah ! Ah ah ah ah ah ah !!! Euh…? T’es sérieux là ? »

 

Je vous ai déjà raconté qu’avant de venir vivre au Texas j’étais déjà venue en 2007 à Houston, juste pour voir ? Que j’étais repartie en éclatant de rire, parce que jamais Ô grand jamais on ne me ferait mettre un pied ici pour y vivre ?! Que j’avais trouvé la ville horriblement moche et mortellement plate, que j’avais détesté la bouffe et qu’en plus je comprenais pas un mot de ce qu’ils marmonnaient ?!

Comme je vous l’ai expliqué dans mes deux précédents articles sur ce que je n’aime pas dans la vie au Texas (à lire ici et ), il y a des choses qui me rendent dingues ici, comme les armes, la malbouffe, l’écologie, la politique, le système de santé ou encore la course à la réussite… Vous avez été très nombreux à réagir à la lecture de tous ces problèmes et à me demander comment je fais pour rester ici. Parce que oui, j’aime la vie au Texas profondément, peut être même plus que la vie en France, et je crois que nous aurions beaucoup de choses à apprendre de ce pays pour vivre de manière plus harmonieuse dans le notre.

 

Texas, I love you d’amour, et je vais essayer de montrer au monde entier pourquoi maintenant !

 

Lire la suite de « Vivre au Texas… Voilà pourquoi je ne peux plus m’en passer ! »