Bref, j’ai encore pleuré…

Mon esprit est depuis 5 ans le lieu idéal de grands débats intérieurs et sans fin :

La vie d’expat’? Ouais, c’est super ! Découvrir une nouvelle culture, sortir de sa zone de confort, tester ses limites, c’est la plus belle expérience qui me soit arrivée !

La vie d’expat ? Ouais, c’est pas trop mal… Découvrir une nouvelle culture, sortir de sa zone de confort, tester ses limites, c’est l’expérience la plus difficile qui me soit arrivée…

Non mais attends, tu rigoles ! Tu te rends compte de la richesse de ce que tu vis ! Chaque jour est un véritable challenge !

Ah oui, ça c’est bien vrai, chaque jour est un véritable challenge…

Franchement, tu te verrais retourner en France ?! Les gens qui râlent en voiture, l’hiver interminable, les magasins fermés entre midi et deux !

Franchement, tu te vois rester aux US ? Les gens qui polluent en voiture, l’été interminable, les magasins qui vendent du jambon sans goût et de la crème de marshmallows qu’on sait même pas à quoi ça sert…?!

Et ton travail que tu adores ? Et tes amis du bout du monde ? Et ta vie quotidienne version ClubMed ?!

Et ta famille…

Exceptionnelle vie d’expat’!

Putain de vie d’expat…

Bref, hier j’ai dit au revoir à ma famille pour un an et j’ai encore pleuré…

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My country is not safe anymore…

Mon pays n’est plus sûr… C’est par cette phrase que ce matin j’ai répondu à mes amis du bout du monde qui s’inquiétaient des conséquences de l’horrible attentat du 14 juillet à Nice.

De nombreuses pensées me sont passées par la tête ces 2 derniers jours :

– tout d’abord, l’horrible, l’insoutenable, l’inacceptable : Encore ?! Putain…

– ensuite, l’angoissant : Qui je connais qui aurait pu être à Nice ?

– après, le terrible : Combien ? Y avait-il des enfants ? Mon Dieu…

– sont venus ensuite les Mais pourquoi ?!, très très nombreux…

Et puis, sont arrivés les messages du bout du monde, de mes amis américains et européens s’inquiétant pour nous, auxquels j’ai répondu, le cœur brisé, que nous allions bien, mais que tant d’autres n’ont pas eu cette chance. Et j’ai dû me résoudre à écrire ce que je n’avais pu accepter après Charlie Hebdo, le Bataclan et toutes ces dernières attaques stupides : My country is not safe anymore.

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Lettre à France

Chère France,

Ça fait longtemps que je ne t’ai pas écrit (depuis les attentats de Charlie Hebdo je crois), mais là, ce n’est plus possible. Il FAUT qu’on parle, toi et moi.

Je ne sais pas si tu te souviens vraiment de moi – ça fait déjà longtemps que je suis partie – mais sache que depuis 5 ans, je te défends de tout mon corps et de tout mon cœur depuis le bout du monde face à toutes les idées reçues que j’entends sur toi. J’ai pleuré avec toi lors des attentats. Beaucoup. J’ai regardé Roland-Garros. J’ai dit à tout le monde à quel point tu es belle. J’ai même partagé ma joie d’avoir trouvé des Pitch sur Facebook, c’est dire si tu me manques.

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Le coup de blues du mois d’avril

Quand je suis arrivée à Houston il y a bientôt 5 ans, j’ai eu une période toute guillerette, pleine de découvertes, d’expériences nouvelles, parfois de déconvenues, mais toujours avec des petites pâquerettes dans les yeux. On m’avait dit « Fais attention, là tu es dans le haut de la vague, tu verras il y a un creux qui t’attend… » Hophophop, que vous croyez les gens, y’en faut plus que ça pour m’abattre ! Sauf que j’allais, sans le savoir, droit devant ma 1ère rencontre avec le blues de l’expat’. Celui-là, le tout premier, c’est quand tu réalises qu’en fait tu n’es pas en vacances. Ici, c’est chez toi…

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