L’écologie aux Etats-Unis : où en est-on vraiment ?

Mes amis, fermez les yeux (enfin, pas trop pour que vous puissiez lire quand même, hein…). Si je vous dis USA, et plus particulièrement le Texas, qu’est-ce que vous me répondez ?

Bon, comme je sais pas encore faire du direct sur un blog, on va faire semblant et dire que vous m’avez répondu et que je vais lire vos réponses (j’aime bien échanger avec vous).

Donc, vous m’avez dit :

  • Fast-foods
  • Pick-ups
  • Surconsommation
  • Malbouffe
  • Déchets

Et bien, vous aviez raison ! (Vous êtes drôlement perspicaces, dis donc !). Et là, vous sentez pas comme un petit air général autour de vous, lorsque vous pensez à tout ça ? Genre un dénominateur commun, comme lorsqu’on faisait des fractions en 4ème C ?

Oui mes amis, les fast-foods, les pick-ups et tous leurs petits copains américains ont un point commun ! Ça commence par PO et ça finit par LLUTION ! Ouais !

Bon, je vais pas y aller par 4 chemins pour vous l’annoncer : j’ai pris conscience ces dernières années de l’énorme problème de l’écologie et je suis devenue celle qui refuse le commerce traditionnel, qui évite les zoos et qui va même jusqu’à mettre son propre déo fait maison tous les matins sous les aisselles. Ouais. Sauf que, j’habite au Texas. The One. The Big One même. Niveau malbouffe, armes et surconsommation, c’est THE place to be aux US. Et moi j’habite là. Damned.

Donc, comme annoncé dans ma grosse remise en question de l’article précédent, je vais réorienter un peu mon blog sur ces sujets qui me tiennent à cœur, parce que je trouve que c’est un vrai problème, et que dans la vie il ne devrait pas y avoir de problèmes (c’est Baloo qui le dit). Je vais donc vous présenter dans cet article un peu long ce que j’ai pu observer ici aux US.

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Sans armes, et caetera…

Je pourrais vous dire à quel point je souhaite un contrôle des armes aux US. Je pourrais vous dire à quel point mon cœur se serre quand je lis ce genre de news. Je pourrais vous dire que je ne veux plus jamais qu’un tel massacre se reproduise. Mais je ne vais pas vous dire tout ça, car vous le savez déjà. Je le sais, je le sens, j’en suis sûre. J’ai confiance en vous.

Alors je vais vous dire de continuer à tendre la main aux étrangers, aux différents, à ceux qui rient, à ceux qui pleurent, à ceux que vous comprenez, et surtout à ceux que vous ne comprenez pas. Je vais vous dire que, dans ce monde qui évolue à toute vitesse, personne ne devrait rester seul, avec ses peurs, ses doutes, ses vices et son chagrin. Enfin, et surtout, je vais vous dire qu’ouvrir son cœur est certainement ce qu’il y a de plus difficile au monde.

Fermer son cœur, ça on sait tous faire, c’est facile, c’est connu. Ouvrir son cœur, c’est s’exposer à ses propres faiblesses, à ses propres doutes, à ses propres peurs. Ouvrir son cœur, c’est être blessé quand on blesse quelqu’un, c’est se tromper et le réaliser, c’est se museler pour ne pas juger, c’est être parfois maladroit et souvent à contre-courant. Ouvrir son cœur, c’est difficile, car nous avons tous ancré en nous notre culture, nos souvenirs, nos croyances, nos opinions. C’est un long filet fortement emmêlé, qu’il est bien souvent difficile de détricoter.

 

Pourtant, nous devons tous essayer d’être la bouée de secours de quelqu’un. Parce que ce ne sont pas que les armes qui doivent être contrôlées, mais bien l’isolement, le repli sur soi, la peur, la mauvaise tentation. C’est à la racine du mal que nous devons nous attaquer. Une seule arme est possible, celle du respect, de l’amour et de la tolérance. Ce n’est pas facile, mais c’est indispensable pour qu’aucun enfant, nos adultes de demain, n’en arrive un jour à une issue sans fin.

Love, sans armes, et caetera ❤️

Sophie

 

La fin de Miss Texas… ou pas ?

Hi there !

Je sais, je ne suis plus ici, ni là d’ailleurs. J’ai fait un break dans ma vie virtuelle, et notamment sur le blog comme vous avez pu le voir ces derniers temps. Déjà, ça m’a laissé un peu de temps pour remettre ma vie à jour, et m’apercevoir par exemple que j’avais pas rangé mes papiers administratifs depuis un an, date à l’appui. Damned.

La raison en vrai (non parce que les papiers qui s’entassent je m’en fous, en fait), c’est que pendant tout ce temps des tas d’articles se sont empilés dans ma tête, sans que je parvienne à les écrire. J’ai commencé 10 000 brouillons, mais je n’ai pas réussi à en mener un seul au bout (comme au tarot).

La raison de ce bouillonnement intérieur que je n’ai pas réussi à exprimer ici, c’est que je viens de découvrir un truc : entre l’adolescence et la crise de la quarantaine, il y a une autre crise dans la vie à l’âge de 34 ans et demi. Ouais. J’ai cherché un peu sur internet et j’avoue que j’ai pas trouvé grand chose. Pourtant cette crise majeure existe bel et bien, la preuve, je suis en PLEIN dedans. J’ai donc décidé de nommer moi même cette crise (puisque personne n’a pensé à le faire avant moi j’ai l’impression), et elle s’appellera désormais « la crise de la prise de conscience que y’a quand même un truc qui tourne pas rond ».

Ma fameuse « crise de la prise de conscience que y’a quand même un truc qui tourne pas rond » me fait mettre le doigt sur plein de situations qui me posent problème dans la vie de tous les jours et qui, si vraiment Maurice pousse le bouchon un peu plus loin,  doivent vous aussi vous poser quelques problèmes dans vos vies de tous les jours.

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Et si notre vie avait été différente ?

J’aurais pu fuir un pays en guerre, mais j’ai juste voulu découvrir le monde.

J’aurais pu douter de revoir un jour ma famille, mais je peux les contacter dès que j’en ai envie.

J’aurais pu voir mourir tous mes amis, mais ils sont toujours là pour moi.

J’aurais pu trembler pour la vie de mes enfants, mais je n’ai qu’à trembler pour leurs petits tracas.

J’aurais pu ne plus me souvenir de l’odeur de mon pays, mais je peux rentrer me réconforter dans ses bras tous les ans.

J’aurais pu être blessée, j’aurais pu souffrir, j’aurais pu me noyer, mais je suis en parfaite santé.

Je suis expatriée, j’aurais pu être réfugiée. Un mot peut-il tout changer ? Oui, un mot peut tout changer.

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Cette drogue dure dont je ne peux pas me passer…

Ah bah voilà, je parle de drogue dans le titre et vous avez déjà tous cliqué pour venir lire ce qui me rend complètement accro ! Bravo, tiens !

Alors tout d’abord, faut que je vous dise que je vais pas parler du Texas aujourd’hui, ni des expatriés. C’est con, je viens juste de me faire tout plein de nouveaux lecteurs avides de savoir comment on vit au pays des cow-boys, et je vais parler de drogue. Ça s’appelle saborder son propre blog, ça, ou je m’appelle pas Miss Texas. Mais bon, tant pis, j’assume, et j’en profite pour faire des bisous à mes nouveaux lecteurs ! Partez pas déjà les amis !

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Ces petites choses que je n’aime pas dans la vie au Texas (suite)…

What ?! Vous avez raté mon article de la semaine dernière sur ce que je n’aime pas dans la vie au Texas, article plébiscité dans le monde entier par mes 10 lecteurs quotidiens, et vous revenez l’air de rien lire la suite ?! Alors, petit 1, je vais vous dénoncer à l’équipe de sécurité de Trumpounet pour qu’ils vous renvoient immédiatement à la frontière de ce blog, c’est inadmissible. Petit 2, vous allez tout de suite vous mettre à la page en allant lire mon précédent article, sinon vous n’allez pas réussir à suivre. Petit 3, euh… Oui bon voilà, hein !

Bon, mes lecteurs d’amour, il faut quand même que je vous dise un truc gentil. Déjà d’une, je vais pas vous balancer à Trumpounet, il a assez à faire à apprendre à lacer ses chaussures. De deux, vous m’avez laissé un nombre incalculable de commentaires ici et ailleurs la semaine dernière, et du fond du cœur je vous en remercie car c’est un vrai bonheur d’avoir vos retours d’expérience, c’est très constructif pour moi. De trois, vous êtes désormais plus de 300 à aimer ma page Facebook et ça c’est vraiment chouette (par contre, quand vous vous mettez à liker ma page, évitez de le faire pendant que je dors, siouplait. Ça faisait des mois que je l’attendais ce beau chiffre tout rond, et paf, à peine j’avais le dos endormi que je suis passée de 299 à 301, sans prévenir… J’vous dit pas le choc au réveil ! Pensez à ménager mes nerfs pour le passage à 400 !)

Vous m’avez posé beaucoup de questions sur les supermarchés aux US à la suite de mon article de la semaine dernière. Je me rends compte du coup qu’il y a beaucoup à dire encore, et je pense qu’il faudra que je fasse un nouvel article sur ça. Pour répondre rapidement, on peut trouver ici des produits bios, de qualité, mais hors de prix pour la majorité des américains. En tant qu’expatriés, nous avons un pouvoir d’achat fort ici aux US, donc nous pouvons nous nourrir correctement (surtout qu’Olivier et moi cuisinons tous les deux beaucoup). Mais aller dans un fast-food est nettement moins cher, et les américains y mangent très régulièrement, malheureusement… J’y reviendrai ! En attendant, voici la suite de ce qui ne me plaît pas au Texas, yee-haw !

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Ces petites choses que je n’aime pas dans la vie au Texas…

Il paraît que si je regarde dans le rétroviseur de ma vie, je viens de passer 1/6 de mes quelques années d’existence ici, au Texas. Si j’enlève l’époque où j’étais trop petite pour analyser les choses, et l’adolescence où j’étais bien trop bête, il se trouve que cette tranche de vie de 5 ans et demi représente une part non négligeable de tout ce qui a contribué à ouvrir mes yeux d’adulte. La semaine dernière, je vous ai présenté un petit bilan personnel de l’année 2016 en même temps que mes vœux (à lire ici), et ce petit exercice m’a donné envie de faire également un bilan de toutes ces années passées ici, aux US.

 

Je ne sais pas comment vous mangez votre jardinière de légumes (attendez, vous allez voir le lien !), mais moi je mange toujours les carottes en premier, parce que c’est ce que j’aime le moins, comme ça après c’est fait et on n’en parle plus ! Bon et bien je vais faire pareil pour ce bilan : je vais analyser d’abord ce qui me déplaît ici dans deux articles (j’ai essayé de le faire en un seul article, mais j’avais trop de choses à dire!), pour pouvoir me concentrer dans un prochain article sur ce que j’aime vraiment et qui me fait rester ici malgré toutes ces années !

 

Je ne vais pas vous parler aujourd’hui de ce qui me déplaît dans ma vie d’expatriée. Ma famille, le fromage et les balades au grand air me manquent (à mettre dans l’ordre que vous voulez), mais c’est un choix personnel que j’ai fait et qui n’a rien à voir avec le Texas en lui-même. Je vais essayer d’analyser ce que je vis plus finement pour vous montrer le fonctionnement de la société américaine, et non juste en fonction de mon propre cas. Évidemment, je vais être obligée de faire des généralités. C’est d’ailleurs pour ça que je ne vais parler que du Texas, car ce que je vais écrire n’a par exemple pas lieu d’être à New-York ou en Californie. On est des cow-boys, nous !

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Dans l’ombre de Houston

6h30 ce matin, je me lève (dans le pâté), prête à reprendre une vie normale après 2 jours hors du temps, enfermés à la maison à cause des récents orages. Je descends les escaliers, regarde par ma porte d’entrée vitrée, et vois que je ne suis pas la seule à reprendre le cours de ma vie aujourd’hui.

6h30, comme tous les mercredis matins à cette heure-là, 2 jardiniers attendent une heure un peu plus raisonnable pour commencer le travail harassant qui les attend : l’entretien de l’immense majorité des jardins de Houston.

 

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