Le STAAR Test, ou comment mettre la pression à des millions d’enfants pour rien…

Attention les amis, ça va râler sec ce soir !

A l’heure où vous lirez ces lignes, des millions de petits Texans seront en train de dormir, ou en train d’essayer de dormir, à quelques heures d’un des grands moments de la vie au Texas, le fameux STAAR Test.

Le State of Texas Assessments of Academic Readiness, appelé communément le STAAR Test, est une série de tests standardisés, mandatés par l’état du Texas, afin de vérifier le niveau des élèves du primaire et du secondaire (c’est mon ami Wiki qui le dit).

Bon, vous allez me dire, y’a de l’idée. C’est plutôt intéressant pour un pays ou un État de connaître le niveau de son système scolaire. Ce test est effectué une fois par an, dans des domaines variés. Par exemple, pour l’année du CM1, les élèves sont évalués en lecture, en écriture et en maths, tandis que pour leurs petits camarades adolescents on rajoute des sciences, de l’histoire ou encore des sciences sociales.

Jusque là, on va dire que ça va, d’autant plus que, si j’ai bien compris, les résultats au STAAR Test n’influent pas la scolarité des élèves, c’est plus un référentiel pour savoir où chacun se place (des expats au Texas pour me confirmer ça ?).

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Par contre, là où je n’adhère plus du tout du tout, ce sont les conditions de ce test. Si je reprends l’exemple de nos petits CM1, accrochez-vous bien, les élèves doivent passer un test de…

4h…

par matière !

Oui, vous avez bien lu ! 4h de test en lecture, 4h de test en écriture, 4h de test en maths ! En CM1 !

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Mes 10 questions existentielles sur la vie au Texas…

Attention, sujet hautement philosophique du soir, bonsoir !

Après 7 ans ici, je n’ai pas encore répondu à toutes mes interrogations concernant les petits détails de la vie quotidienne au Texas. Je sais pas, moi, y’a vraiment des trucs qui m’échappent… Je vous fais donc la liste, pour voir si je suis la seule à ne pas toujours comprendre mon environnement !

1. Les emballages cadeaux

Au Texas, point de papier cadeau, ça fait un peu cheap. Heureusement, quand on offre un cadeau, il existe une multitude de petits sacs qu’on remplit de papiers froufrous (je parie que vous voyez de quoi je veux parler si vous vivez aux US!).

Ma question existentielle number one : sachant qu’on fait tous la même chose, à savoir récupérer les sacs lors de l’anniversaire de nos propres enfants pour ensuite les distiller tout au long de l’année, ils sortent d’où ces sacs en fait ??? Vous voyez l’œuf et la poule ? Si personne n’en achète, il est où le point de départ ?!

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Je serai une vraie Texane quand…

Bon, j’avoue… Pour ce premier article post-come back, je vais faire un copiage pur et dur. Mais que voulez-vous, quand ma super copine blogueuse Sandra de l’excellentissime blog Bibliblog a publié cette semaine un article Je serai une vraie japonaise quand…, bah mon sang de Miss Texas n’a fait qu’un tour. Il FALLAIT que je fasse pareil (enfin, avec le Texas, parce que bon, le Japon, je maîtrise pas des masses…)

Bref, je suis pas une vraie Texane, ça se voit (ça s’entend surtout…) mais après 7 ans je continue à me perfectionner chaque jour. Enfin, je crois.

Je serai donc une vraie Texane quand :

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Harvey, l’écriture, la reconstruction et moi…

Dis donc, on dirait bien que I’m back ! 5 mois sans (presque) rien écrire, ça peut paraître long, mais ça a été bénéfique pour moi pour faire le point. Il faut dire que ce furent des mois intenses, riches en émotions et en bouleversements en tous genres. J’ai eu besoin de ce break pour réfléchir et voir où la vie allait me mener. Et là où elle me mène actuellement, ça me plaît… beaucoup… Pas de grande annonce ce soir, rassurez-vous, mais restez connectés, car ça bouge chez MissTexas 😉

 

J’étais partie pour vous écrire un article sur le fait que je n’achète plus de vêtements (purée, celui là quand il paraîtra vous pourrez rire car ça doit bien faire 3 ans que je le promets, ah ah !), mais en fait, j’ai un mot qui tourne en boucle dans ma tête depuis que j’ai tapé la première lettre de cet article : Harvey.

 

Harvey, ce cyclone qui nous a touché de plein fouet il y a 5 mois, pourquoi penser à lui, là, maintenant ? Peut être que parce que, justement, c’est Harvey qui est à l’origine de tous ces bouleversements. Et aussi parce que, contrairement à ce que je croyais, une catastrophe naturelle n’est pas juste un passage pénible et éphémère. C’est long, très long, et 5 mois plus tard, nombreux sont encore les personnes en plein dedans…

 

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Harvey, Jour 5 : UPDATE

Tout d’abord, un GRAND merci pour tous vos messages de soutien, vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien ! Ce que nous vivons tous est vraiment pénible, entre l’enfermement qui se prolonge, la peur pour nos maisons et surtout le stress de savoir nos amis évacués les uns après les autres.

La pluie a plus ou moins cessé, et contrairement à ce qu’annoncent certains médias, Harvey n’est pas en train de se reformer. Encore une fois, je vous conseille d’aller voir le site de spacecityweather, qui donne de vraies infos sans le drama Ce qui est plus inquiétant, ce sont les barrages. L’eau est relâchée petit à petit dans les bayous (nos rivières made in Texas – tu sais, le truc marronâtre avec plein de crocos) afin de les désengorger. Ceci inonde inévitablement les quartiers alentours. Pour l’instant, les barrages sont sous contrôle, et la pluie qui s’est arrêtée est une immense chance afin de drainer le plus vite possible.

 

Flood

La rue derrière chez moi ce midi…

Harvey : récit d’ une semaine hors du temps

Lundi dernier, mon mari, surfeur et donc toujours au point sur les prévisions météo, remarque quelque chose d’anormal dans le golfe du Mexique. Il en parle à ses collègues qui en rigolent. Le soir, plutôt inquiet, il me dit qu’un cyclone est peut être en train de se former et qu’il faut faire attention. C’est la première fois que j’entends parler de Harvey.

Mardi soir, je rentre de l’école avec mes enfants. Je suis fatiguée mais, voyant qu’il me reste un quart d’essence, je décide quand même d’aller faire le plein, au cas où. Une collègue nous envoie un message le soir, nous disant de commencer à nous préparer.

Mercredi matin, je vois en effet sur l’autoroute des panneaux lumineux qui indiquent qu’un cyclone se forme dans le golfe et qu’il faut tout de suite aller s’approvisionner en eau, en vivres et en essence. 6 ans à Houston, première fois que je vois cet affichage. Nous avons déjà de grosses réserves d’eau à la maison, mais aussi des lampes, des piles et des vivres. On va faire des courses le soir même, pour le frais.

Jeudi, le cyclone est dans toutes les discussions à l’école. On se demande si on va pouvoir venir travailler le lendemain. Le soir, la décision tombe : l’école sera fermée vendredi et lundi, au moins. Les magasins commencent à saturer et il est très difficile de trouver de l’eau désormais.

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6 ans au Texas !

Les amis, je suis émue. Le 21 août est un jour un peu spécial pour moi : il y a 6 ans jour pour jour, je disais un dernier au revoir à la France.
Nous sommes partis le 22 août 2011 vivre aux US, mais je ne compte pas ce jour là, où j’étais déjà en mode pilotage automatique (un vol de 10h avec un enfant d’un an, faut le vivre – en faisant un million d’aller-retour dans les allées, à moitié courbé – pour le croire).

Ce 21 août, donc, j’ai appelé une dernière fois toute ma famille et mes amis. J’étais heureuse, j’étais terrifiée, j’étais excitée, j’étais perdue, mais surtout, j’étais épatée. Épatée de me dire que je partais au bout du monde, avec mon mari, ma fille, et quelques valises (et un siège auto, et une poussette, et un sac à langer…). Épatée de me dire que si j’en étais là, c’était grâce à moi. Épatée de me dire que je ne savais pas où j’allais dormir le lendemain soir, ni ce que j’allais manger, ni à quoi allait ressembler la ville. Épatée de partir sans travail, sans maison, sans voiture, sans Social Security Number (ah, celui-là…), sans téléphone. Sans aucune idée de ce à quoi allait ressembler ma nouvelle vie, tout simplement.
Ce jour-là, entre une boule dans la gorge, un nœud dans l’estomac, et sûrement quelques larmes me connaissant, j’ai ressenti une immense fierté de bousculer toutes mes habitudes de vie pour plonger dans le grand bain américain.

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Le championnat du monde de Rodéo (yee-haw!) – Partie 1

9h30 un dimanche matin, un Robin sous le bras, une Salomé sous l’autre, un mari et un groupe de potes prêts à rigoler, une voiture garée à perpet’, des billets d’entrée en poche… Rodéo de Houston, nous voilà, yee-haw !

 

Le Rodéo de Houston, c’est un peu comme ma 2ème maison. D’ailleurs, la première fois que j’y suis allée, c’était en 2007, à une époque oubliée où je n’avais pas encore d’enfants, un ventre plat et des yeux sans cernes. C’est aussi l’époque où on avait visité Houston « pour voir », que j’avais vu, et que je m’étais dit que « jamais Ô grand jamais » je ne viendrais vivre dans cette ville horrible ! Ça, c’est ce qui s’appelle être visionnaire ou je m’y connais pas !

 

Le Rodéo, c’est pas compliqué : dans un immense stade, des cow-boys venus du monde entier (= du Texas) combattent pour saucissonner le plus vite possible de pauvres veaux qui pour le coup n’ont vraiment rien demandé, ou pour essayer de tenir le plus longtemps possible sur un cheval ou un taureau en furie. Autour du stade, c’est le salon de l’Agriculture version Far West : on admire la faune locale (des Longhorns et autres zébus) et on déguste des produits du coin (ah ça…). Et puis, si on a encore de l’énergie, on peut même aller braver la foule pour faire un tour de grand 8 dans l’immense fête foraine qui s’étend autour du stade (moi j’appelle ça une vogue… Y a t-il des Lyonnais dans la salle ?!)

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